Tous les jours nous utilisons des dizaines de produits parapharmaceutiques pour nous laver, nous démaquiller, éviter de puer et mener une vie sociale plaisante. On les utilise parce qu’on sait qu’ils fonctionnent (c’est prouvé) et parce qu’on ne se pose pas la question, je vous en pose, moi, d’ailleurs, des questions ? Mais c’est toujours mieux de comprendre, ce que permet le livre Pourquoi elle monte, ma mayonnaise, d’Anthony Duncan.

1. Le dentifrice

Comment se fait-il que certains dentifrices puissent blanchir les dents ? Non, ce n’est pas de la peinture. C’est du sable, les gars. Les dentifrices blanchissants contiennent des tous petits éclats de sable, d’une taille équivalente à un grain éclaté en mille. Ces minuscules grains décapent ainsi les dents des trucs qui s’y collent et ne veulent pas en partir. Et ensuite c’est parti pour une ambiance Email diamant.

2. L'après-shampooing

Quand on se lave les cheveux, on utilise généralement un shampoing et plus rarement un oeuf cru. Quand on opte pour le shampoing, en gros on dépose un détergent sur nos cheveux, lequel ne se mêle pas à l’eau et dépose une charge négative sur le cuir chevelu. Comme avec l’électricité statique, les charges négatives présentes sur les cheveux se repoussent les unes les autres : les cheveux sont électrisés et tendent à se dresser sur la tête. C’est là que l’après-shampoing entre dans la danse : sa particularité est d’être chargé positivement, contrairement au shampoing, permettant ainsi de rééquilibrer la charge électrique des cheveux et de leur éviter de se dire merde les uns aux autres.

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3. Le savon

Les molécules de savon sont constituées d’un corps hydrophile et d’une tête hydrophobe : entendez par là que le corps est soluble dans l’eau et que la tête cherche à tout pris à ne pas s’y dissoudre. La tête tend donc à se mêler à la saleté grasse, quand l’eau permet par la suite d’évacuer les molécules de savon, saleté comprise. A noter que la présence de sel dans l’eau annule le pouvoir nettoyant du savon, les têtes hydrophobes se retrouvant associées aux ions salins et ne réalisant pas, de ce fait, leur mission première.

4. La crème solaire

Comment la crème solaire peut-elle agir comme bouclier anti-UVA et B ? Parce qu’elle contient de l’oxyde de titane. Ce dérivé du titane, présent en quantité infinitésimale dans la crème, éparpille façon puzzle les rayons UV. Certaines crèmes, souvent moins denses, ne contiennent pas d’oxyde de titane mais d’autres particules qui ont la capacité d’absorber les rayons UV avant qu’ils n’atteignent la peau. Elles sont généralement plus chères.

5. Le déodorant

Les aisselles sont une sorte de mini-ZAD autogérée par les bactéries. Celles-ci profitent de la chaleur et de l’humidité pour proliférer et laisser des déchets partout. Puis l’on transpire un liquide acide et HOP, ça devient une infection. Le déodorant n’empêche pas la prolifération des déchets, mais contrebalance l’acidité de la sueur. Le déo est un alcalin qui désacidifie le milieu et évite ainsi la production de mauvaises odeurs. D’autres déos agissent directement sur la production de sueur en obligeant les pores à rester étanches : c’est moins bon pour la santé.

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6. Le thé

La théine contenue dans le thé est exactement la même molécule que la caféine. C’est un excitant, très mobile, qui se diffuse très rapidement aussitôt l’infusion démarrée. Mais le thé contient en plus un autre type de molécule, le tanin, lequel est moins mobile et ne commence à se diffuser dans l’eau qu’au terme d’une longue infusion. Or, le tanin, contrairement à la théine, est un opiacé qui endort. On le retrouve aussi dans le vin rouge, notamment les Bordeaux. Un thé trop infusé aura donc l’effet inverse de celui escompté : il mènera doucement vers un gros dodo.

7. Les sprays désodorisants

Contrairement aux déos, les pschiit de toilettes n’agissent pas sur le milieu acide, mais directement sur les molécules odorifères. Les sprays contiennent en effet des cyclodextrines, des molécules qui ont la particularité de pouvoir s’associer avec les molécules à l’origine des odeurs nauséabondes pour les transformer et ainsi éviter qu’elle ne libère la moindre odeur. Ces cyclodextrines sont biodégradables.

8. Le vinaigre

La propriété détartrante du vinaigre tient à son acidité. En gros, voilà le bousin : le calcaire est une base. Quand une base rencontre un acide, elle tend à recevoir de ce dernier un proton, façon échange de bons procédés. Quand le tartre reçoit ce proton, il est adouci et peut être éliminé par une simple eau de lavage. Or, le vinaigre contient de l’eau.

Il est pas né celui qui m’expliquera comment marche l’alcool.

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