Les enfants sont formidables, les enfants sont merveilleux, les enfants sont des adorables du coup torturons-les et faisons leur des misères et ouille ouille ouille dur dur dur dur pauvre enfant appelons Brigitte Bardot.

1. L'expérience de la poupée Bobo

Albert Bandura a presque le même nom qu’Antonio Banderas et à peu près la même folie que lui dans La piel que habito. Bandura voulait savoir dans quelle mesure les enfants étaient prêts à imitet des comportements d’adultes. Donc Bandura a enregistré deux vidéos d’adultes interagissant avec une poupée, Bobo de son petit nom : dans l’une, les adultes lui faisaient des câlins, dans l’autre ils la tabassaient avec une masse. Et ces vidéos, Bandura les a montrées à trois groupes d’enfants. Le premier voyait le moment câlin, le deuxième le moment castagne et le troisième rien du tout. Ensuite, il laissait les gosses avec la poupée dans une pièce où il y avait tout le matos nécessaire à un bon cassage de gueule des familles.

Les gosses qui avaient vu la vidéo castagne déglinguaient la poupée recdi. Les autres ne se montraient absolument pas violents avec cette pauvre petite Bobo.

En conclusion : ne violentez pas les gosses où ils deviendront violents.

Crédits photo (creative commons) : Sémhur

2. Quand un chimpanzé est élevé avec ton gosse, comme si c'était sa soeur

Dans les années 30, on maîtrisait pas très très bien la génétique encore. Il y avait une pensée positiviste et magique selon laquelle élever un singe comme un humain le rendrait fatalement humain. Et c’est là qu’un psychologue qui s’appelait Kellogg et ne faisait pas de cornflakes a décidé d’adopter une femelle chimpanzé de 7 mois au moment de la naissance de son fils en faisant comme si de un c’était normal, de deux ils étaient frères et soeurs.

Sauf que le gosse a commencé à développer des comportements de singe assez rapidement. A un an et demi, il maîtrisait trois mots en tout et pour tout et mordait tout le monde.

Epic fail.

Crédits photo (creative commons) : Clément Bardot

3. Comment générer de la culpabilité chez les gosses

La culpabilité, c’est un enfer. Raison pour laquelle des psychologues de l’Université de l’Iowa ont décidé de prendre des gosses et de leur créer de la culpabilité pour rigoler. Voilà le bouzin : un adulte donnait une poupée à un gosse en insistant sur l’importance de cette poupée, ce qu’elle signifiait à ses yeux et à quel point il fallait faire attention lalalalalala. Sauf qu’à peine la poupée confiée à l’enfant, elle se brisait automatiquement. Ensuite, l’adulte regardait l’enfant en silence pendant une longue (très longue) minute. Avant d’aller le voir en lui expliquant que c’était pas de sa faute.

Le but de l’expérience était de savoir si la compensation orale mettait fin à la culpabilité. Apparemmment pas.

4. Les chatouilles avec un masque sur la tête

Pourquoi est-ce qu’on se marre quand on est chatouillé ? Bonne question Clarence Leuba a voulu y répondre en 1933 en mettant sur pied une expérience. Il s’est assuré qu’il était le seul maître des chatouilles chez lui et s’est mis à faire des sessions de chatouilles sur son gosse sans rigoler du tout. Avec une expression absolument neutre. Totalement flippante. Plus que flippante, d’ailleurs, puisqu’il portait un sac en papier sur la gueule.

Mais le gosse riait quand même. A voir si ç’aurait été la même limonade avec un tueur en série.

5. Filer la variole à son gosse pour prouver l'efficacité du vaccin

Pionnier des vaccins, Edward Jenner a essayé dès le XVIII° siècle de prouver que les organismes exposés à une maladie pouvaient être immunisés contre elle (à condition de guérir). Il a donc décidé (on n’est jamais mieux servi que par soi-même) d’injecter une variante bovine de la variole à son fils. Une fois celui-ci guéri, il lui a injecté la vraie variole. Celle qui tue des gens.

Et il a eu raison, parce que le gosse n’a rien eu. Il venait d’inventer un vaccin.

6. Le petit Albert

En plus de suivre partout son pote Sherlock Holmes, John Watson était aussi un scientifique quui s’intéressait à la naissance des peurs chez l’enfant. Il a donc élevé, Albert, son fils de 9 mois en lui expliquant que les trucs blancs, ça faisait super peur. Résultat : il avait peur de tout tout tout tout tout ce qui était blanc, quand bien même il avait eu par le passé une expérience positive avec des trucs blancs. Bref, à un moment, la mère est intervenue pour mettre fin à cette comédie parce que le gosse ne bénéficiait d’aucun suivi.

7. Forcer le bégaiement : la Monster Study

1939, belle année. C’est d’ailleurs celle choisir par deux chercheurs en linguistique et en psychologie pour étudier les raisons du bégaiement. Ils ont choisi 22 enfants, les ont divisés en deux groupes, et se sont démerdé pour faire bégayer l’un des groupes. Dans le premier groupe, les enfants étaient valorisés ; dans le second, on expliquait aux gosses qu’ils parlaient mal et qu’ils allaient bégayer toute leur vie à coup sûr. Rapidement, les enfants brimés ont arrêté de parler. Et ont commencé, quand ils le faisaient, à bégayer sévère. Et à développer de graves troubles de la personnalité.

Quel intérêt ? On se le demande.

8. L'expérience de Pavlov

Pavlov n’a pas seulement mené des expériences sur les chiens. Il a aussi fait ses petites affaires avec des orphelins de moins de 15 ans. Les gosses des rues avaient droit à un bon petit repas en échange. Ca les vaut. Pavlov a donc pu prouver que le behaviorisme s’appliquait aussi aux humains.

9. MK-ULTRA version enfants

En 1951, la CIA décide de mener des expériences avec des drogues type LSD pour voir à quel point ces trucs pourraient être utilisés par l’armée pour transformer les humains en robots militaires. Dans le lot, quatre projets sont tournés vers les enfants et bénéficient de la complicité d’un organisme de colos de vacances. Le but était de les dissocier au maximum en leur faisant subir, entre autres, des actes pédophiles. Une horreur absolue que la CIA n’a jamais reconnue.

C’était très méchant.

Sources : Brightside,