Nous ne sommes malheureusement pas tous égaux devant la sieste. Certains pays sont devenus dans le domaine des précurseurs, établissant le petit roupillon d’après déjeuner comme un art de vivre à part entière.

1. Le xiu-xiu en Chine

Les Chinois ont la sieste dans la peau et surtout dans leur constitution. En 1948, ce gros flemmard de Mao décide en effet d’instaurer le droit des travailleurs au repos dans l’article 43 de la constitution chinoise. Et comme en Chine on ne plaisante pas avec la loi, tous les travailleurs sont tenus depuis de piquer un petit roupillon d’une trentaine de minutes après avoir déjeuné. Un phénomène qui transforme régulièrement les magasins IKEA chinois en gigantesques dortoirs improvisés !

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Nap time at IKEA

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2. L’Inemuri au Japon

Inemuri signifie en japonais « dormir alors qu’on est présent ». En clair, si un Japonais fait la sieste, il faut que ce soit aux yeux de tous. Surtout au bureau où il est bien vu de voir les patrons et employés s’endormir en réunion car c’est la preuve qu’ils travaillent beaucoup… Certains feraient même semblant de piquer du nez histoire de faire bonne figure. Ils sont décidément très bizarres ces Japonais !

3. Le napping aux États-Unis

52 % des Américains feraient régulièrement la sieste, dont 33 % sur leur lieu de travail. Une pratique favorisée par certaines entreprises car elle permettrait d’améliorer l’ambiance de travail (hors ronflements), de booster la productivité, et surtout… de limiter la consommation de café !

4. La siesta en Espagne

La pause déjeuner en Espagne dure entre 2 et 3 heures contre 45 minutes en moyenne dans les autres pays européens. Suffisant pour piquer un petit roupillon histoire de tenir jusqu’à 20h et la fin de la journée de travail. Sauf que la sacro-sainte sieste espagnole est aujourd’hui en sursis. Le gouvernement actuel souhaiterait en effet imposer aux entreprises de fermer leurs portes à 18h pétantes, quitte à renier sur la traditionnelle sieste de mi-journée.

5. La sieste crapuleuse au Québec

Le mot sieste fait partie des petites excentricités linguistiques québécoises. Dans la langue de K-Maro, « sieste » peut signifier une partie de jambes en l’air ! Il y a même des hôtels qui proposent des tarifs spécial sieste… des fois qu’une envie subite vous traverserait l’échine.

6. Le Bhat Ghum au Bangladesh

Également surnommée le « rice sleep », cette sieste permettait à l’origine aux paysans de se reposer les lombaires après de longues heures de labeur. Aujourd’hui, le terme s’applique à tous les travailleurs qui ont besoin de recharger les batteries après la pause déjeuner, que ce soit à l’arrière d’un tuk-tuk, ou d’une pirogue de pêcheur rafistelée.

7. Le Laos et son rythme de vie à la cool

Un vieux dicton colonial raconte que : « Les Vietnamiens plantent le riz, Les Khmers le regardent pousser, les Laotiens l’écoutent pousser et les Chinois le vendent. » En gros, les Laotiens sont de gros flemmards et ils ont bien raison puisque tout appartient à l’état. Qu’ils bossent beaucoup ou non, ils ne voient jamais le fruit de leur labeur. Aussi passent-ils une partie de leur temps à roupiller. Ne vous étonnez pas par exemple si dans une boutique, au moment de payer, un mot à la caisse vous invite à y laisser la somme correspondante à votre achat… généralement, la vendeuse est juste derrière en train de piquer un somme.

8. L’Allemagne parce qu’ils se lèvent tôt

Les Allemands sont des lèves tôt (6h23 en moyenne) mais aussi des couches tôt (22h47 en moyenne). Entre les deux, ils sont 22 % à s’autoriser au moins 3 fois par semaine une petite sieste. Un syndicat a même tenté il y a quelques années de faire voter une loi qui aurait autorisé les employés de faire la sieste sur leur lieu de travail. Visiblement sans grand succès. Mais les Allemands s’en fichent ; ils font déjà partie des Européens qui passent le moins de temps au travail (1356 heures par an contre par exemple 1526 en France) !

9. La Norvège et la Suède adeptes de la sieste en plein air

Cette pratique est plutôt réservée aux marmots. Dès leurs premiers mois, ils se retrouvent en effet à faire la sieste dehors, même lorsque les températures descendent flirtent avec le zéro pointé. Il n’est pas rare de voir des rangées de landaus à l’extérieur des bâtiments. Une pratique qui éviterait entre-autre aux bébés de souffrir de la pollution à l’intérieur des habitations.

10. La France et son Assemblée Nationale

Sans doute le meilleur endroit au monde pour faire la sieste. Fonctionne aussi en se collant devant la chaîne Public-Sénat.

Crédits photo : Capture d'écran d'un tweet du député EELV Denis Baupin (@Denis_Baupin)

Et vous, quel genre de siesteur êtes-vous ?