Bon ça suffit maintenant. On a résisté longtemps, on a tenté de calmer nos ardeurs, on s’est dit qu’il fallait qu’on laisse mûrir notre amour, qu’on lui accorde le temps nécessaire pour se développer… Mais là c’est plus possible. On ne peut plus lutter. On ne peut plus réprimer nos sentiments. On est totalement in love de Blanche Gardin (je parle en mon nom et au moins au nom d’une autre personne que je connais donc du coup ça marche).

1. Son spectacle est à peu près ce qui se fait actuellement de meilleur en termes d'humour sale (mais parfois d'humour propre aussi, ça dépend si tu as lavé récemment tes vêtements ou pas)

Je parle toute seule qui sera à nouveau à l’affiche de l’Européen en novembre prochain mais qui est actuellement disponible pour les abonnés My Canal, est tout simplement un des meilleurs spectacles de stand-up qu’il soit donné de voir en France. Drôle oui, ça on en doutait pas. Mais ce qui fait la saveur de son humour c’est surtout sa violence et sa crudité. Parler d’astuces d’enfant pour tuer les chatons d’une nouvelle portée ou du choc de sa première sodomie, c’est violent mais c’est pour ça aussi que c’est drôle. Salement drôle. Tellement salement drôle qu’elle a imposé elle-même une censure aux spectateurs de moins de 17 ans. Pauvres mineurs…

2. Elle relève joliment le niveau d'ennui général de la cérémonie des Molières

C’est pas pour rien que tous les médias se réveillent pour parler d’elle depuis quelques jours. Elle avait déjà fait sensation à la cérémonie des Molières 2017 avec sa saillie sur Roman Polanski. Cette fois-ci elle effraie la chronique en se remettant elle-même son propre prix de l’humour « et de la discrimination positive » comme elle dit, avec face à elle, seule femme représentée, un noir, un arabe, un réunionnais et un « normal » (Fabrice Eboué, Jamel Debbouze, Manu Payet et Jérôme Commandeur dont elle espère qu’il soit « PD » pour booster ses chances d’obtenir le prix). Encore une fois, son discours de remerciement n’est pas passé inaperçu. Le jury des Molières post-Weinstein était selon elle obligé de récompenser une femme « C’est l’histoire de ma vie, quand je reçois un prix, il n’a aucune valeur. »

3. C'est d'ailleur la première meuf à remporter le Molière de l'humour, YOUHOU

Oui n’oublions pas de le préciser tout de même. Parce que les meufs dans l’humour sont moins courantes et que le plus souvent quand on parle d’une humoriste femme, c’est justement parce qu’elle est un femme qui fait de l’humour et non parce qu’elle est humoriste point final. Bref, il y a encore du chemin à faire pour que les zoulettes soient reconnues aussi comiques que leurs homologues masculins.

4. "Blanche Gardin" est un anagramme de "déchagrina"

Et plus étonnant encore c’est même l’anagramme de « putain de sa mère bordel à cul je suis tombée en syncope de rire ». Hasard, coïncidence ?

5. Elle était déjà géniale dans la série Inside Jamel Comedy Club

Série qui était logiquement excellente à la base puisqu’elle en était la co-scénariste avec Fabrice Éboué et Thomas N’Gijol. Au bout d’un moment y’a pas de fumée sans feu.

6. Elle est fan de Louie C.K. <3

Et nous aussi. Balek.

7. Elle a co-écrit le dernier film d'Eric Judor "Problemos" avec Noé Degré

OK c’était pas foufou mais niveau comédie française on avait tout de même atteint un niveau supérieur de qualité. Sans compter qu’elle y campe un personnage génial modestement dénommé Gaïa qui sauve de loin le film.

8. Elle joue dans l'adaptation de la BD "Zaï zaï zaï zaï" de Fabcaro

C’est comme si Han Solo rencontrait Harry Potter dans un crossover Disney. Sauf que c’est pas un blockbuster de merde avec des personnages à la con mais bien la meilleure bande-dessinée de la décennie adaptée avec dans le casting une des comédiennes les plus drôles de la décennie. Or comme le dit le théorème mathématique : drôle + drôle = méga drôle.

Source photo : Giphy

9. Elle est née deux jours après le 1er avril

Ça montre bien qu’elle possède un humour particulièrement enveloppé et développé selon le positionnement de ton diaphragme.

10. Elle a fait des pranks golri à ses darons

A 17 ans elle s’est barrée de chez elle avec une copine pour qu’elles aillent se suicider au Danemark (petit road trip girly sympa qui fait plaisir) mais leur périple s’arrête à Naples (qui n’était clairement pas la bonne destination pour se diriger vers le Danemark, ceci explique peut-être cela). Elle devient alors punk à chien pendant 6 mois jusqu’à ce que son père vienne la ramener dans le droit chemin par la peau du sarouel.

11. J'ai fait une descente d'organe de rire en découvrant son émission Ligne Blanche

Je ne connaissais pas ce programme avant d’écrire ce top, maintenant je l’aime encore plus du cœur et de toutes mes muqueuses, mêmes nasales.

12. Parce que son prénom rend hommage aux pertes blanches et franchement on est content qu'elle pousse aussi loin son engagement féministe

… je suis allée… trop loin ?

13. BONUS IMPROBABILITÉ : pour finir ses études elle a fait un stage chez les flics

A la fin de ses études de socio, alors qu’elle abordait la thématique de la culture policière, elle s’acoquine trois mois chez les keufs dans le rôle d’un agent de sécurité, ce qui lui a notamment donné l’occasion de faire la circulation en face du Sénat. Respect.

Pluie d’amour et de sang de règles.