Bon, l’alarme est là. Non seulement les chercheurs s’unissent pour dire qu’il est vraiment temps temps d’arrêter avec les émissions de gaz à effet de serre, mais en plus les études se multiplient qui nous font visualiser très clairement ce qu’il se passera avec une montée des eaux de deux mètres correspondant plus ou moins à une température globale élevée de 3 degrés simplement et sans que ça dégénère au cours des 2000 prochaines années. Et c’est bien 20% du patrimoine mondial de l’UNESCO qui pourrait en prendre plein la gueule avec un certain nombre de monuments à qui il faudra dire bye-bye.

Ça urge

1. La Statue de la Liberté

La Statue de la Liberté est située dans la baie de l’Hudson. Et la baie de l’Hudson, comme son nom l’indique, est une baie, au bord de l’océan atlantique. Si jamais les eaux de l’océan montent, l’Hudson montera aussi et la Statue de la Liberté sera gloub gloub. Ciao Bartholdi.

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2. Stonehenge

Qui dit changement climatique dit précipitations. Qui dit précipitations dit montée des eaux. Qui dit montée des eaux dit inondations. Qui dit inondations dit eau partout sur les surfaces planes. Qui dit eau partout sur les surfaces planes dit destruction de Sonehenge, entièrement englouti, et pas trop rattrapable dans la mesure où ce sont déjà des ruines.

3. A peu près tous les monuments de Carthagène, en Colombie

Située sur la côte caraïbe en Colombie, Carthagène est un joyau architectural façon restes coloniaux et une destination touristique majeure en Colombie. Sauf que ses jolies maisons, ses jolies murailles, ses jolies églises et son joli centre pourraient être entièrement recouverts de flotte et pourrir pour les siècles des siècles si la mer venait à monter.

4. Venise

C’est probablement le cas le plus connu. Venise est un monument en soi et un monument menacé. La ville, construite sur des canaux et plus basse que le niveau de la mer, serait l’un des premiers sites touristiques entièrement ravagés par une montée des eaux, avec Amsterdam et Bruges. Ou comment rayer de la carte 2000 ans d’histoire tranquille.

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5. Les ruines de Kilwa, en Tanzanie

L’île de Kilwa Kisiwani, située au large de la Tanzanie, abrite des monuments dont l’origine remonte au XIV° siècle : la première est une grande mosquée, autrefois la plus grande de toute l’Afrique sub-Saharienne, et la seconde le palais de Husuni Kubwa. Peu à peu érodés par la crue des eaux, les deux monuments pourraient se voir totalement engloutis en cas de montée effective du niveau de la mer.

6. La Nouvelle Orléans

Vous vous souvenez de ce qu’a fait Katrina ? Bah imaginez la même chose en pire et vous aurez une idée à peu près juste de ce à quoi La Nouvelle Orléans pourrait ressembler d’ici une centaine d’années si on ne fait rien du tout.

A un peu plus long terme

7. L'Acropole

Ce n’est pas tant la montée des eaux, mais les pluies acides qui y seraient associées qui pourraient foutre en l’air l’Acropole. Celles-ci attaqueraient la structure de ses constructions avec le risque de transformer les sites conservés en ruines inexploitables.

8. L'Opéra de Sydney

Sydney pourrait être en partie engloutie par la mer en cas de montée significative du niveau des eaux. Et son opéra, l’un des joyaux architecturaux du XX° siècle, n’abriterait plus de cantatrices, mais plutôt des poissons. D’autant que le site pourrait aussi être menacé, de l’autre côté, par l’avancée du désert.

9. La Tour de Londres

Londres aussi pourrait être menacé par les eaux à terme. Toutes les histoires d’inondation subies par la capitale anglais au XIX° siècle pourraient recommencer de plus belle à l’avenir avec 2 petits mètres de mer en plus. Ce serait emmerdant, vu qu’il y a une dizaine de millions de personnes qui y vivent. Et dans ce cadre, la disparition de la Tour de Londres ne serait pas forcément le truc le plus grave, remarquez.

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10. Le Mont Saint-Michel

Autrefois menacé par la sécheresse, le Mont Saint-Michel est désormais sur la liste des monuments qui pourraient se voir détruire par les flots. Son accès devrait être recouvert d’ici à quelques centaines d’années, quand les marées ne permettront plus de libérer le passage. Quant à la structure du monastère elle-même, elle ne devrait pas voir l’an 4000 (moi non plus, cela dit).

Rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme.

Sources : Unesco, Bati Actu, World Monument Funds, Le Monde