Pourquoi s’embêter à trimer pendant cinq années en études supérieures (soyons optimiste) alors qu’on pourrait tout simplement se la toucher au Brésil en essayant de devenir mannequin dans un programme de télé-réalité bien à chier ? HEIN ? DITES-MOI ? Bref, tout étudiant qui se respecte a eu envie de se barrer très loin de son université au moins une fois pendant son cursus (ndlr : et certains l’ont fait mdr). Surtout dans ces moments…

1. Quand tu dois rédiger ton mémoire après avoir retardé l'échéance éternellement

Ton plan vaguement ébauché vient d’être validé par ton directeur de mémoire et tu dois désormais te lancer dans la rédaction de ce qui représente l’aboutissement de plusieurs mois de recherches intenses. Sauf que, de toute évidence, tu n’es pas prêt(e) psychologiquement. Alors, tu ne cesses de différer le moment douloureux où tu devras t’atteler à cette tâche difficile. Et plus les jours passent, plus le nombre de pages à rédiger quotidiennement augmente considérablement. Si bien que les quinze jours précédant le rendu, tu es en grosse PLS.

2. Quand tes professeurs sans race foutent leurs rattrapages de cours le samedi matin

Ou bien le vendredi soir. Quel genre d’ordure peut faire endurer un tel supplice à de pauvres petits étudiants à bout de nerfs ? Sachez qu’il existe également un certain type d’enseignant qui ajoute gratuitement des heures de cours afin de « boucler le programme ». Tu pouvais pas anticiper mon gars au lieu de nous pourrir nos seuls moments de « repos » ????? (Oui, j’ai des comptes à régler. Oh que oui.)

3. Quand tu côtoies plus la bibliothèque que tes potes

Pourquoi faire la grasse matinée le dimanche quand on peut aller faire la queue pendant deux heures à la BPI lorsque l’on est un parisien estudiantin ? La relation qu’entretient l’étudiant avec cet endroit propice aux révisions est pour le moins paradoxale puisqu’il la hait autant qu’il aime. Le pour : sans elle, il ne bosserait pas. Le contre : sans elle, il ne bosserait pas.

4. Quand tu te coltines 120 pages de cours à apprendre par cœur dans une matière dont tu te contrefous

Oui c’est important d’approfondir. Oui, c’est nécessaire de s’ouvrir à de nouveaux horizons. Mais franchement, qu’est-ce qu’on s’en cogne de la différence entre un amortissement linéaire ou dégressif, faut pas déconner non plus.

5. Quand tu te prends des grosses tôles injustifiées et que tu retiens tes larmes fort

Toi, tu pensais avoir brillé. Forcément, tu viens de passer des semaines à bouffer des pages et des pages de cours, à ficher à outrance, à saigner les annales existant depuis 2001. Alors quand tu te viandes lamentablement au galop d’essai et que ton chargé de TD te rend ton vieux 7/20 (coucou les étudiants en droit) avec un regard mi-inquiet mi-dédaigneux, tu te demandes clairement si on est pas en train de te dissuader de continuer tes études.

6. Quand tu frôles la scoliose à cause des vieux strapontins en bois sur lesquels tu t'assois en amphi

Faut l’dire, après trois heures d’amphi, ton petit popotin est en bouillie. Après avoir gesticulé pendant tout le cours à la recherche d’une position viable qui te permettrait de ne pas finir bossu(e) et de prendre des notes correctement, tu es épuisé(e). Mais ça, le monde s’en fout.

7. Quand tu ne recroises jamais cet(te) étudiant(e) qui t'a fait rêver pendant deux heures en amphi tant vous êtes nombreux

Bah oui, faut bien s’occuper pendant le cours. Et tu peux tout à fait tapoter avec agilité sur le clavier de ton ordinateur et mater du coin de l’œil ton/ta voisin(e) de droite qui est une vraie bombasse. Ce qu’il est nécessaire d’accepter pendant ce processus de reluquage intense, c’est d’une part l’absence de réciprocité (en même temps tu t’habilles avec des sacs poubelles depuis quatre ans et tu ne sais même plus ce que signifie le mot « maquillage » pour la gent féminine) et d’autre part, le caractère éphémère de cette rencontre à sens unique puisque de toute évidence tu ne croiseras plus JAMAIS cette personne…

8. Quand ton prof est infoutu de terminer ses phrases et que ton plan de cours ne veut rien dire

Il est au courant, lui, qu’on est en train de noter mot pour mot ce qu’il dit et qu’à chaque pause aléatoire de sa part, à chaque blague passablement drôle faite, à chaque petite anecdote racontée, on perd le fil de sa pensée, hein ? Je ne crois pas. Non parce que la proportion d’étudiants capables de synthétiser et de structurer leur prise de note pendant le déroulement du cours est MINIME. Aucune considération. Aucune.

9. Quand tu dois te taper huit étages en escalier pour rejoindre ta salle de cours et que tu débutes une crise de tachycardie

Puis déjà que t’es pas beau à voir depuis que tu as commencé la fac mais alors si tu dois en plus arriver en sueur, le faciès rouge écarlate avec une absence de swag palpable, ça commence à être vraiment la grosse lose des familles. Et oui, j’ai employé beaucoup trop de termes gênants dans un seul même paragraphe. Et je m’en excuse.

10. Quand tu as réalisé que tu n'avais pas du tout envie de continuer dans ton domaine d'étude en fin de master 1

La boulette. La grosse grosse boulette. Toi tu vas te retrouver en L1 à 22 ans… Héhéhéhééééééé.

Bref, t’as bien pris cher pendant toutes ces années et faut l’dire, tu mérites clairement ton diplôme. Donc profites-en au lieu de regretter ! Sacré loustic ! Retrouvez-moi en enfer pour « emploi de lexique extrêmement gênant et ringard ». La bonne soiréeee.