On est en 2018 et le monde a changé. On aurait pu dire la même chose en 2008 ou en 1998, mais on a décidé de le dire maintenant. Le monde a changé, donc. Et le monde du travail aussi. Il a pas changé partout, hein, il y a toujours des boulangers, des facteurs et des professeurs d’Histoire-Géo, mais de nouveaux métiers sont apparus ces dernières années. Des métiers qui sont la conséquence directe ou indirecte de ce qu’il y a de nouveau dans notre société. Des métiers étonnants.

1. Acheter des vidéos susceptibles de devenir virales

Des mecs gagnent leur vie en fouillant le net à la recherche de vidéos pas encore virales mais qui risquent de le devenir. Quand ils ont trouvé ce qui les intéresse, ils rachètent les droits de la vidéo à son propriétaire. Une fois qu’ils ont une bonne banque de vidéos qui tournent souvent sur le net, ils peuvent commencer à se faire ce qu’on appelle vulgairement « des couilles en or ».

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2. Donner des conseils pour que les armes des jeux vidéo soient réalistes

Certains types de jeux ont tendance à être de plus en plus réalistes, à commencer par les simulations de guerre. Du coup, les armes ont intérêt, elles aussi, à bien ressembler à de vraies armes pour plus de réalisme. POUR CE FAIRE, on peut payer des petits gars qui s’y connaissent bien, des experts en armement, des vendeurs d’armes, des négociateurs, pour aider les équipes à concevoir des répliques les plus fidèles possibles à la réalité.

3. Encadrer le tournage des scènes de violences sexuelles au cinéma

Sur certains tournages, quelqu’un est chargé d’être présent quand on tourne une scène de violences sexuelles, type viol ou autre. Son rôle est de s’assurer que tous les acteurs et membres de l’équipe vont bien physiquement et surtout psychologiquement. Un métier bizarre mais sûrement pas inutile.

4. Filmer des joueurs en train de dire : "I'm going to Disney World" à la fin du Super Bowl

Vous ne comprenez rien ? C’est normal. Reprenons. A la fin du Super Bowl, ce gros match de football (américain), il y a une pub pour Disney World qui doit toujours se conclure sur l’image d’un joueur criant « I’m going to Disney World » (« Je vais à Disney World »). Sauf que le caméraman chargé de choper cette image doit se battre avec tous les journalistes qui veulent interviewer les joueurs juste après le coup de sifflet final, et que ça a l’air d’être une bonne grosse galère. Depuis quelques années, c’est le même mec qui s’en charge. C’est son métier.

5. Aider les travailleurs à partir bosser à l'étranger

On appelle ça des consultants en mobilité. Maintenant que tout le monde part bosser à l’autre bout du monde, ils sont là pour conseiller celui qui s’en va : comment il va se déplacer, comment il va se loger, comment il va vivre sur place, etc. C’est un métier où on voit les gens partir et où on reste dans un bureau.

6. Recharger des trottinettes électriques

A Paris, les trottinettes électriques en libre service se sont multipliées à une vitesse indécente. Le hic, c’est que comme elles sont électriques, leur batterie se décharge. Et comme il n’y a pas de bornes pour les recharger dans la ville, des particuliers sont payés pour récupérer les engins dans les rues et les recharger à leur domicile, la nuit. Dit comme ça, ça paraît pas trop mal, mais en réalité c’est très mal payé. Pour réaliser un chiffre honnête il faut récupérer un maximum de trottinettes et se tuer à la tâche.

7. Etre un expert en apesanteur

Aujourd’hui, on fait de plus en plus de vols paraboliques pour simuler l’absence de gravité dans des gros avions. Dans ces avions, il y a toujours des mecs dont le métier est de former les autres à évoluer dans l’apesanteur. On les appelle les « experts paraboliques ». Ne cherchez pas, l’option « apesanteur » n’existe pas au bac.

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8. Entraîner des intelligences artificielles

L’Intelligence Artificielle dont on parle tout le temps a besoin d’engranger un maximum d’informations pour devenir performante, parce que son « intelligence » repose essentiellement sur des comparaisons qui entraînent des prises de décision. Et pour mieux comparer, il faut à l’IA une immense base de données. Il y a donc des gens payés pour répondre à des questions, réagir à des situations ou encore modérer des contenus afin de donner de bons exemples à la machine, qui va « apprendre » à partir de toutes ces informations. Ce genre de métier marche par micro-tâches payées quelques centimes, sur des plateformes comme Amazon Mechanical Turk ou Seolius, pour ne citer qu’elles.

Et toi, tu vas faire quoi plus tard ?

Sources : Cracked, entre autres