Alors on a pensé aux apéricubes, on a pensé aux tourtel, on a pensé à tout ça, mais on a oublié le papier et les stylos. Et comme on n’a plus rien à se dire, on se dit qu’on aimerait faire un jeu, mais c’est pas fastoche, cette histoire, sans papier et sans stylo. Heureusement, on est là pour vous.

1. Je n'ai jamais

« Je n’ai jamais violé un chien ». Par exemple. Par exemple j’ai dit. Parce que moi j’ai jamais violé un chien. Mais s’il y en a parmi vous qui ont déjà pratiqué le viol canin, ils sont obligés de boire. Et de se mettre en relation aussi vite que possible avec un psychiatre remboursé par la Sécurité sociale. Et de nous prévenir de manière à ce que l’on puisse rapidement saisir les autorités compétentes.

2. Le 21

Le but est simple : faire un tour de table en comptant jusqu’à 21. Sauf que l’on peut dire un, deux ou trois chiffres. Si l’on en dit un, c’est au voisin de droite de gauche de continuer la série. Si on en dit deux, c’est à celui de droite. Si l’on en dit trois, ça saute le voisin de gauche pour aller directement au tour de son voisin de gauche à lui. A chaque fois que quelqu’un se plante, il boit et on recommence. Si l’on arrive à 21, on remplace un chiffre par un mot, une phrase ou une expression nulle, comme « Tutti quanti ». Celui qui a oublié ce mot boit. Et on recommence. Il paraît qu’aucune partie de 21 n’a jamais été terminée.

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3. Le jeu du portrait

Je pense à quelqu’un et tu dois deviner qui. Je ne répondrai que par oui ou par non. Voilà. C’est nul, on est d’accord. Mon conseil : pensez à Sandra Bullock, personne ne pense jamais à Sandra Bullock.

4. Action ou vérité ?

Est-il vraiment nécessaire de présenter ce jeu qui a permis à plein d’adolescents de révéler leurs fantasmes intimes, de choper Aude Vidal et de faire des roulades arrière ? Probablement pas.

5. Le gros lapin

Exactement le même jeu que le 21 sauf que les chiffres sont remplacés par des mouvements et qu’au terme de ces mouvements, il faut dire Gros lapin et non 21. Autant vous le dire tout de suite, l’amusement réside essentiellement dans la capacité d’abstraction de chacun à imaginer un gros lapin.

6. Le jeu des trois noms

Chaque joueur confie trois noms à un maître du jeu, lequel a une bonne mémoire ou peut éventuellement les noter. Ces trois noms doivent être choisis en fonction d’un thème qui les réunit, par exemple, si on est moyen drôle « moustache » – on mettra alors Dali, Brassens et Cabrel, par exemple ; ou encore Allah, Julien Clerc et Brigitte Fontaine, pour un thème « A la claire fontaine ». Bref, le but est ensuite de deviner qui a mis quel nom et surtout le thème global de chacun.

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7. Le contrario

Il suffit d’inventer des phrases à l’envers pour les faire deviner, par exemple, « Il est nécessaire d’acheter les entrailles du rat après qu’il soit occis… » Je vous laisse trouver l’original.

8. Les franglaises

Le jeu consiste tout simplement à traduire en direct les paroles originellement en anglais de chansons connues. Les joueurs doivent alors trouver de quelle chanson il s’agit. Si vous chantez, ça vous le jeu en l’air ; le mieux est donc de simplement déclamer.

9. Contact

Un genre de Pyramide sans support. Un joueur doit faire deviner un mot, disons « Masque », par exemple. Il donne la première lettre, en l’occurrence le M. Pour obtenir davantage de lettre, les candidats doivent alors créer des contacts, c’est-à-dire qu’ils doivent penser simultanément à des mots correspondant à cette lettre. Par exemple, grâce à la lettre M, un candidat pense à « Mousse ». Il donnera alors un synonyme de mousse et, aussitôt que quelqu’un pense savoir à quelle mot il fait référence, il pourra crier « contact ». Les deux joueurs devront alors dire le même mot à l’unisson. Pour chaque contact réussi, le maître du jeu donne une lettre supplémentaire, jusqu’à ce que quelqu’un ait trouvé le mot. Mais il ne faut pas que les synonymes soient trop clairs, sinon le maître du jeu peut les trouver avant les joueurs et ainsi annuler le contact prévu.

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10. Pyramide

On fait deviner des mots en deux, trois ou quatre coups de synonymes. Deux équipes s’affrontent. Les mots ont simplement à être prévus en amont par les deux personnes qui font deviner. Pas besoin de Patrice Laffont ou de Pépita.

On peut s’amuser même quand on n’a rien. C’est chouetti-chouette.