Pour obtenir un classement d'envergure concernant les films de gangsters, il nous fallait l'avis d'un maître du genre. Et c'est Martin Scorsese, en personne, qui a accepté de jouer le jeu, et de nous offrir sa hiérarchie concernant le sujet (ce que nous avions déjà fait concernant ses films). Nous vous écoutons monsieur l'expert.

  1. The Public Enemy (1931) : le film qui a ouvert la voie selon maître Scorsese. La brutalité, l'énergie de Cagney, l'acteur principal et l'utilisation pleine de justesse de la musique populaire en ont fait une référence pour Scorcese.

  2. Scarface (1932) : rapide, fluide, drôle et audacieux. Martin Scorsese ne tarit pas d'éloges à l'égard de ce film, censuré, a priori, en 1930.

  3. Blood Money (1933) : Rowland Brown a réalisé trois films dans les années 30 avec pour thème commun la corruption. Scorsese a choisi Blood Money pour plusieurs raisons, dont la fin, manifestement inoubliable.

    http://www.youtube.com/watch?v=uykX5PCEZlk

  4. The Roaring Twenties (1939) : véritable journal de la vie d'un gangster de l'époque, The Roaring Twenties a été une source d'inspiration de premier choix pour Martin Scorsese, notamment dans Les Affranchis ou encore Casino.

  5. Force of Evil (1948) : le conflit argent vs famille et les interactions entres les frères, vedettes du film, sont effroyables. Martin Scorsese va jusqu'à comparer l'impact de ce film à celui de Citizen Kane ou On th Waterfront.

  6. White Heat (1949) : l'histoire d'un chef de gang psychopathe dont le niveau de férocité et d' énergie est à couper le souffle.

  7. Night and the City (1950) : un film mettant en avant l'image ébouriffante d'un Londres post-guerre où le désespoir est traité sans tabou.

  8. Touchez pas au Grisbi (1954) : l'histoire d'un truand vieillissant, forcé de sortir de sa retraite pour sauver son ancien partenaire. Le style est élégant et sobre selon Scorsese.

  9. The Phenix City Story (1955) : la corruption, l'intimidation, le racisme et la brutalité terrifiante dans la ville autrefois célèbre de Phenix City (Alabama) où il a d'ailleurs été tourné en 10 jours ! Rapide, furieux et sans faille.

  10. Pete Kelly’s Blues (1955) : Jack Webb est un joueur de cornet des années 20 dont la vie professionnelle est infiltrée et dévastée par un gangster de Kansas City. L'image est d'excellente facture.

Merci Martin !

Source : thedailybeast

Crédits photo (creative commons) : Nehrams2020

Et sinon, rien à voir, mais parce que toi aussi tu détestes courir (sauf des fois), découvre notre dernière vidéo (et abonne-toi à notre page Youtube)