La Grosse Pomme est l’une des villes les plus filmées au monde. Tous les jours se déroulent dans les rues et les parcs de New York des tournages de films, de séries et de clips. Et c’est justement aux meilleurs clips musicaux tournés à Manhattan et ses environs que nous nous intéressons. Les meilleurs. Le haut du panier. Ceux qui définissent à eux-seuls une certaine idée de la ville. Tous styles confondus bien sûr…

1. Bad (Michael Jackson, 1987)

Michael Jackson savait s’entourer des meilleurs. Pour Bad, le second single de l’album du même nom, le cadet de la famille Jackson fit ainsi carrément appel à Martin Scorsese. S’il n’avait pas encore réalisé Les Affranchis, Scorsese avait déjà inscrit à son C.V. un paquet de chefs-d’œuvre dont Taxi Driver, Mean Streets et La Valse des Pantins. Du coup, sans surprise, Bad marqua son époque. Le court-métrage, inspiré de l’histoire vraie d’un jeune garçon de Harlem tué par un policier, fut notamment tourné dans les couloirs du métro new-yorkais.

2. The Hardest Button To Button (The White Stripes, 2003)

Ce clip marque la troisième collaboration de Michel Gondry avec Jack et Meg White. Filmée aux alentours de Riverside Drive, sur la 15ème rue, dans l’Upper West Side ou encore à la Columbia University, cette vidéo fut notamment (brillamment) parodiée dans les Simpson.

3. Fight The Power (Public Enemy, 1989)

Pour ce tube, classé parmi les 100 meilleures chansons du rap américain, le groupe Public Enemy s’installa à Brooklyn afin de tourner son clip sous la direction de Spike Lee. Le réalisateur tourna deux versions dont une contient des extraits de son film Do The Right Thing, un classique du cinéma new-yorkais. Dans les deux cas, son travail souligna la force évocatrice et politique de la chanson.

4. New York City (Joey Ramone, 2012)

New-yorkais de pure souche, Joey Ramone officia en tant que chanteur dans les Ramones. Joey Ramone qui, avant de mourir d’un lymphome le 15 avril 2001 à 49 ans, eut le temps d’enregistrer assez de morceaux pour remplir deux albums. Le premier, dont il supervisa la production, sortit peu de temps après. Mickey Leigh, son frère, parvint à publier le second, … Ya Know ?, en 2012. Le morceau New York City, ode à la ville dans laquelle il passa le plus clair de son temps (et qui possède une place à son nom, non loin de l’ancien CGBG), donna l’occasion à Leigh de jouer dans cet excellent clip. On peut aussi y apercevoir Tommy Ramone, le premier batteur et producteur du gang, Andy Shernoff, Kristen Schaal ou encore Kurt Braunohler.

5. Feel The Pain (Dinosaur Jr, 1994)

Spike Jonze a lui aussi largement donné dans le clip vidéo. Celui qu’il mit en scène pour Dinosaur Jr. étant sans conteste l’un de ses plus réussis. On peut y voir des gens jouer au golf au beau milieu de la ville et ainsi se balader en voiturette parmi la circulation.

6. An Open Letter To NYC (Beastie Boys, 2006)

Troisième single de l’album To The 5 Boroughs, An Open Letter to NYC est la déclaration d’amour des Beastie Boys à New York. Il y est fait allusion au 11 septembre et on peut entendre un sample du morceau Sonic Reducer des Dead Boys. Le clip est au diapason et s’impose comme une sorte de carte postale en mouvement de la ville selon le groupe.

7. Sleep Now in the Fire (Rage Against The Machine, 1999)

C’est Michael Moore qui fut embauché pour tourner ce clip à haut risque. Pourquoi à haut risque ? Car RATM choisit comme cadre le Federal Hall de New York. De quoi rassembler plusieurs centaines de fans du groupe, qui mirent un joyeux merdier, malgré le fait que RATM ait reçu toutes les autorisations nécessaires. Le problème, c’est que rapidement, la situation dégénéra quand une partie de l’équipe de tournage chercha à pénétrer dans la bourse. Un peu à cran depuis les attentats de Wall Street en 1993, les responsables de la sécurité préférèrent fermer carrément les lieux. Ce qui n’était jamais arrivé depuis 1929. Fait amusant : on peut apercevoir dans le clip un type brandissant une pancarte sur laquelle est inscrit « Donald Trump for president 2000 ». Bon, il s’est loupé de quelques années, mais sa prédiction a fini par se réaliser, même si Trump avait en effet commencé à faire campagne en 2000 avant de se raviser pour mieux revenir 16 ans plus tard le bougre.

8. Empire State of Mind (Jaz Z feat. Alicia Keys, 2009)

Tourné par Hype Williams à Harlem, Tribeca, Times Square et autour du site de Ground Zero, le clip de cette chanson devenue emblématique, s’est imposé parmi les multiples hommages ayant suivi la catastrophe du 11 septembre.

9. Big Time Sensuality (Björk, 1993)

Pour tourner ce clip, la chanteuse islandaise s’est rapprochée de Stéphane Sednaoui, un habitué de la discipline ayant déjà bossé avec les Red Hot Chili Peppers et Madonna. C’est après avoir vu des clichés de Kurt Cobain réalisés par Sednaoui que Björk se décida à l’embaucher. Tournée en noir et blanc, cette vidéo fit beaucoup pour la popularité de l’artiste outre-Atlantique.

10. Fairytale Of New York (The Pogues & Kirsty MacColl, 1988)

Une réalisation de Peter Dougherty dans laquelle apparaît, en plus des musiciens, un certain Matt Dillon. Ce dernier interprétant un policier. Et c’est d’ailleurs Dillon qui apaisa la situation quand Shane MacGowan et ses potes se mirent à sérieusement picoler entre les prises, dans le véritable commissariat utilisé comme décor. Les authentiques policiers commençant à se montrer un peu inquiets quant à la tournure chaotique que prenait le tournage.

On est d’accord, il en manque !