Dans l’inconscient collectif, un médecin, c’est un mec qui sauve des vies, qui écrit comme un goret et qui fait rentrer un max de maille. Ou qui refait des nichons et qui fait rentrer un max de maille. Bref, un brave type plutôt gentil et inoffensif. Pourtant, il arrive parfois que le serment d’Hippocrate soit pris avec une certaine légèreté et qu'on se retrouve à se faire tripoter les amygdales par le président du fan club d’Hannibal Lecter. Voire Hannibal Lecter lui-même. Voire son père. Eh ouais.

  1. Josef Mengele – 1911-1979, Allemagne
    Pour ouvrir le top comme il se doit, on va commencer par le tôlier. Officier dans la SS, l’Histoire se souvient surtout de Mengele en tant que médecin dans le camp d’extermination d'Auschwitz. Là-bas, il se servait des prisonniers pour mener des expériences dont la pertinence scientifique pouvait laisser perplexe, du genre « qu’est-ce que ça fait si je coupe là ? », « et si je refilais le typhus à ce mec ? » ou « j’ai bien envie de remplacer son sang par de l’essence... T'en penses quoi, Otto ?». La recherche, ce monde merveilleux...…
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  2. Marcel Petiot – 1897-1946, France
    Un bon gros tordu bien de chez nous. Tout petit déjà, notre Marcel manifestait les signes d’une intelligence particulièrement vive même si un brin sadique (sa grande passion était de torturer les chats). S'il a commencé à exercer dans les années 20, c’est surtout sous l’occupation allemande qu’il montra toute l'étendue de son talent. Dans son cabinet parisien, « Docteur Satan » a détroussé et assassiné une trentaine de personnes, femmes et enfants compris, avant de les incinérer dans son sous-sol. Autant dire que son bilan carbone n'était pas fameux.
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    Source photo : les-sanglots-longs-des-violons.eklablog.com
  3. Harold Shipman – 1946-2004, Angleterre
    Quand il était môme, Harold avait deux vocations : soigner les gens et tuer. Tout le monde lui disait qu’il était fou, que c’était impossible, mais lui croyait en ses rêves et ne manquait pas d’ambition. Et à force de courage, il a réussi à faire les deux : médecin généraliste et serial killer. Mais attention, pas n’importe lequel, puisqu’il est à ce jour le tueur en série le plus prolifique de l’Histoire de l’Angleterre, avec plus de deux cent cinquante victimes à son actif. Et moi, je dis, une success story comme celle-là, c’est presque émouvant.
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  4. Robert Knox – 1791-1862, Écosse
    Ce brave médecin et anatomiste originaire d'Édimbourg était plutôt pointu dans son domaine. Il est même considéré comme le père du polygénisme, c’est-à-dire la théorie selon laquelle l’espèce humaine descendrait de plusieurs couples et non d’un seul comme le prétend la Bible (ne rigolez pas, Adam et Eve faisaient autorité sur la biologie de l’époque). Pourtant, si Robert Knox est un nom qui ne vous dit rien, c’est dû à deux choses. La première, c’est que ses travaux étaient considérés comme franchement racistes, même selon les critères de l'époque. La seconde, c’est qu’il achetait des cadavres aux tueurs en série William Burke et William Hare. C’est dingue, ça, comme un rien peut flinguer une carrière.
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  5. Dieter Krombach – Allemagne
    Vous faites partie de ces gens qui ne veulent pas qu’on les endorme sur la table d’opération parce qu’il peut vous arriver n’importe quoi ? Eh bien, vous avez (un peu) raison ! Le docteur Krombach aimait bien jouer à touche-pipi avec ses patientes anesthésiées et il a d'ailleurs été condamné dans son pays d'origine pour ça. Il est cependant plus connu en France pour avoir tué sa belle-fille, Kalinka Bamberski. Le père de cette dernière avait par la suite organisé l'enlèvement de Krombach en Allemagne afin de le livrer à la justice française.
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    Source photo : La Depeche
  6. Jean-Claude Romand – France
    Cas plutôt extrême de mythomanie, Jean-Claude a fait croire à tout son entourage qu'il était médecin à l'OMS, et ce pendant dix-huit ans. Malheureusement, à force de ne pas avoir de revenu, sa famille a commencé à se poser des questions. Qu'à cela ne tienne, il a résolu le problème en butant tout le monde. Un petit conseil pour l'avenir : si vous avez des doutes sur la compétence de votre toubib, ne lui demandez pas son diplôme. Il risque de le prendre plutôt mal.
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  7. John Hagmann – États-Unis d’Amérique
    Dans le corps enseignant, il y a les mecs cools comme le professeur Keating ou le professeur Xavier. Mais il y a aussi les mecs moins cools, comme le professeur Hagmann. Lui, son dada, c’était de faire des « expériences » sur ses élèves, du genre prise de drogue et attouchements sexuels, ainsi que de torturer les animaux. Ce manège a duré 26 ans avant qu'on ne lui retire sa licence de médecin. Vous avez bien lu, cet être humain merveilleux est toujours en liberté. Elle est pas belle, la vie ?
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    Crédits photo (creative commons) : crimefeed
  8. Catherine Deshayes dite la Voisin – 1640-1680, France
    Elle, c’est un peu la branche rebouteux/pharmacie de la liste. A l'époque, on allait la voir pour à peu près tout et n’importe quoi : potions, philtres d’amour, avortements, empoisonnements, messes noire... Et elle savait bosser, la bougresse : elle était à la tête d'un réseau d'une centaine d'empoisonneurs tandis qu'on a retrouvé le cadavre d'à peu près 2500 nouveau-nés dans son jardin. Ses talents étaient connus et utilisés jusqu'au sommet de l'État, et pourtant, ça ne l'a pas empêchée de finir sur le bûcher pour sorcellerie et satanisme. S'il y a bien une leçon à tirer de tout ça, c’est que le piston ne fait pas tout.
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  9. Shiro Ishii – 1892-1959, Japon
    S'il y a bien un souci, quand on veut se faire une bonne guerre, c’est tous ces accords internationaux qu'on a signé parce qu'on est sympa mais un peu con. Ce fut le cas pendant l'invasion de la Chine par l'armée japonaise en 1937. Ici, le problème, c’est que le Japon est signataire du protocole de Genève de 1925 qui interdit l'usage des armes chimiques. Du coup, le docteur Ishii, à la tête de l'unité 731, s'est concentré sur le développement d'un armement bactériologique qui lui n’était interdit par aucune convention. C'est bien beau tout ça, mais ces armes, il faut les tester. Résultat : entre trois mille et douze mille cobayes humains y ont laissé leur peau.
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  10. Linda Hazzard – 1897-1938, États-Unis d'Amérique
    Les gros, c'est nul. Miss Hazzard en bonne chrétienne a voulu sauver l'humanité de ce fléau grâce à l'invention d'un régime strict à partir d’un postulat très simple : si tu ne manges pas, tu ne grossis pas (pour ceux qui se poseraient la question : non, elle n'a jamais fait d'études de médecine). Sa clinique dédiée à la perte de poids a eu son petit succès à l'époque. Un succès qui s'exprime notamment en chiffre avec près de 40 morts au bout du compte...
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    Source photo : blogs.sos.wa.gov
  11. Daniela Poggiali – Italie
    Quand on y pense, il n'y a pas 36 raisons de tuer quelqu'un : l'amour, l'argent, la vengeance, et des fils qui se touchent. Avec ces mobiles-là, on a à peu près fait le tour des assassinats. Pourtant, Daniela, qui s'y connaissait en pensée « outside the box », a réussi à trouver un motif en plus. "Lui casser les couilles". L'infirmière de l'hôpital de Flori a en effet empoisonné trente-huit patients qui avaient le malheur de lui taper sur le système. Elle faisait également des selfies avec leurs cadavres, parce que l'Italie, c'est avant tout une affaire de street cred.
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Maintenant, ouvrez la bouche, et dîtes AHHH !

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