Pour ouvrir un magasin, il faut un fonds de commerce, du capital, des prêts bancaires, des fournisseurs, des vendeurs, du bordel. La fourmi n’est pas prêteuse, c’est là son moindre défaut, et les banques ne sont pas tout à fait cigales en la matière. Mieux vaut avoir un business plan de l’enfer (et pas mal de fric d’avance) pour réussir à décrocher la timbale. Dès lors, comment expliquer l’existence de commerces entièrement dédiés à la vente d’objets en rapport avec la race canine ? Où est le défaut dans la matrice ? Et comment enlever une écharde dans le dos ? Autant de questions que nous ne traiterons pas toutes.

1. Le vendeur de cigarettes électroniques lounge

A la limite, le mec vend des cigarettes électroniques. C’est plutôt sympa et ça peut se comprendre. Mais quel intérêt de vendre ses cigarettes plus chères tout ça parce qu’on a des étagères en noyer et qu’on passe de la musique buddha bar ? Et cette manie d’avoir des goûts vanille bourbon et yuzu pour les recharges… Il faudrait vendre 900.000.000 liquides pour compenser les coûts de revient.

2. Le fleuriste qui fait aussi café

Qui, en achetant des fleurs, se dit : tiens ! Je me prendrais un petit café ! QUI ?

Source photo : Giphy

3. Ce magasin d'aspirateurs

Passion aspirateur. Pas d’électroménager, pas de variété dans les ventes : juste de l’aspirateur, de l’aspirateur, de l’aspirateur, de l’aspirateur, de l’aspirateur, de toutes formes, de tous types, de l’aspi, quoi.

4. Les magasins de tracteurs à Paris

« Viens, la Fanchon, on va sur la capitale samedi pour s’acheter un tracteur de derrière les fagots. Ah ! Y’a qu’à la capitale qu’on en trouve des comme ça, la Fanchon. Dis à la Marie qu’elle oublie pas de traire les vaches. »

Je vous invite à rouler les r en lisant le précédent monologue complètement cliché.

Source photo : Giphy

5. Les bazars

A la limite, quand on a besoin d’une pile le dimanche… Mais qui a le réflexe d’acheter des cadeaux ou des outils au bazar ? Ca se casse tout de suite. Ils n’ont pas même une marque de super glue connue, les mecs.

6. Le café où il n'y a jamais personne et qui doit faire du blanchiment d'argent

A raison d’un café vendu tous les 6 mois, on estime à 250 kilos la quantité de cocaïne qui transite tous les mois dans l’arrière-boutique du Balto pour que le commerce puisse se maintenir à flot.

Source photo : Giphy

7. Les magasins qui vendent de la déco autour du chien

Idée cadeau ? Un coussin chien. Ou une porcelaine berger allemand. Ou même une laisse BDSM avec un coeur et le nom de Fifou écrit dessus.

8. Les cinq tabacs situés dans un périmètre de 100 mètres et dont aucun n'est ouvert le dimanche

Soit on fait face à une manifestation d’entente commerciale illégale, soit on fait face à une mafia, soit on fait face à une décision d’implantation désastreuse qui n’est pas sans rappeler les vendettas corses. Dans le quartier, il y a ceux qui vont au River plutôt qu’au Celtic. Guerre urbaine.

9. Les Troifoiriens et autres magasins discount où on ne trouve rien trois fois

Tout à un euro !

Mais même pour un euro, je veux pas acheter un lot d’assiettes creuses avec des maximes de grand-mère inscrites au fond. Non, même pour cinquante centimes.

Source photo : Giphy

10. Les banques

Des trucs qui nous prennent de l’argent pour garder notre argent avec lequel ils font de l’argent. Qui a un jour décrété que les banques servaient à quelque chose ?

Vous ne viendrez plus chez eux par hasard.