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En CE2, on avait pas encore inventé la pause clope histoire de passer le temps entre deux heures de cours. Et comme on était obligé de rester en plein air quelque soit la météo, fallait bien trouver un truc pour ne pas trop se geler les miches.

  1. Je fais de la bouillie pour mes petits cochons
    Marche aussi avec Amstragram et Plouf plouf, ce genre de trucs. Le jeu préliminaire à tous les autres, histoire de désigner à l'amiable celui qui fera le loup. On comprend pas trop pourquoi à l'âge adulte on a opté pour la démocratie et tout le bordel, ça fonctionnait bien mieux comme ça.
  2. La balle au prisonnier
    Deux équipes, deux prisons, d'où tu te retrouves comme un con à regarder la partie continuer sans toi après t'être mangé le ballon dans la face. Le jeu où t'avais pas intérêt à être mauvais, de un parce que déjà personne ne voulait de toi dans son équipe, de deux parce qu'on te laissait crever en prison sans aucun état d'âme. Les enfants sont pragmatiques.
  3. L'épervier
    Un terrain, un épervier, et toi qui dois courir comme un dératé d'un bout à l'autre sans te faire chopper. Jusqu'au moment où il y a plus d'éperviers que de victimes, que tu sais que tu vas bientôt y passer. Mais t'as pas le choix, il faudra quand même parcourir ce putain de terrain, alors que tu n'as qu'une envie, partir en courant dans l'autre sens, loin, très loin de la menace.
  4. Le loup glacé
    Le concept de celui-ci est déjà moins malsain, tu ne te transformes pas en méchant quand tu es touché, tu es juste glacé et il suffit qu'un copain te passe entre les jambes pour que tu reprennes vie. Un petit jeu qu'entre nous je trouve très corporate, très team building, et qui trouverait tout à fait sa place en séminaire d'entreprise.
  5. 123 soleil
    Un mur, un mec qui chantonne, et toi qui dois courir le plus vite possible avant de te stopper brutalement, en équilibre instable sur une jambe et le sourire bloqué sur ta face pendant 5 minutes. Jeu qui perd tout son sens faute d'arbitre, la moindre élimination faisant débat, solidement argumenté à base de "mais si mais trop t'as bougé" "mais arrête n'importe quoi j'ai pas bougé".
  6. Le chat perché
    Comme un loup normal sauf que dès que tu grimpais sur un banc t'étais hors de danger. Pourquoi alors est-ce qu'on se risquait à en sortir, aucune idée, aucune logique. Les enfants ont le goût du risque.
  7. Action, Chiche ou Vérité
    L'option Vérité se limitait à te poser des questions sur les personnes de l'autre sexe. Hyper pratique pour t'arranger un coup. A l'époque il suffisait d'admettre que tu préférais Lorenzo à Kevin, et l'affaire était pliée. L'option Action était plus risquée, tu ne savais pas qui on allait te forcer à embrasser, et tu pouvais surtout te retrouver à bouffer de la terre ou lécher la lunette des toilettes. Et le Chiche ne servait à rien, à rien du tout.
  8. Trois petits chats
    Il n'y a aucune règle, aucune faute éliminatoire, aucun intérêt donc. Mais ça reste quand même le top du top des voyages scolaires. Tu pouvais passer 8h dans le bus à te le répéter en boucle, ça avait toujours l'air aussi cool. Surtout le moment jouissif où tu te pissais dessus de rire pour avoir dit "Vache de ferme, ferme ta GUEULE".
  9. On dit que moi je serais...
    Rien à foutre du papa et de la maman, généralement les jeux de rôles qui remportaient tous les suffrages étaient celui où vous étiez tous dresseurs de Pokémon, ou les Power Rangers, ou la ligue des Justiciers. Les gosses sont bien plus badass que l'on ne se l'imagine. Sinon tu pouvais aussi faire le cheval, celui qu'on étranglait à moitié avec la corde à sauter en faisant "Uuh Uuuh" pendant deux heures.
  10. La cocotte en papier
    Après avoir exclu d'office les relous qui te répondaient mille quand tu leur demandais de choisir un nombre, tu pouvais passer des heures, hilare, à dire aux autres mioches "Tu aimes Kevin" ou "Tu es bête comme tes chaussettes". C'est pas moi qui le dis c'est le papier, mdr.
  11. Cache-cache
    Alors autant ce jeu fonctionnait parfaitement en intérieur, autant son intérêt dans la cour de récré restait très limité. Les seules planques éventuelles étant un mur et trois pauvres arbres où s'agglutinaient dix pélos. Mais comme c'est hyper relou a final de passer trois plombes à chercher tes camarades, ça nous arrangeait bien.
  12. Un éléphant qui se balançait
    L'activité de grosses feignasses, pour ceux qui à 8 ans ne voyaient déjà plus l'intérêt de courir. Tu t’assoies en rond et tu tapes dans la main de ton voisin en chantonnant. Jusqu'à ce qu'on te tape dans la main à la fin de la chansonnette et que tu sois exclu du cercle. Mais tu resteras quand même assis à côté à regarder.
  13. La corde à sauter
    Si t'as de la chance, tu es au milieu et tu sautilles gaiement. Si ta meilleure copine est un tyran, tu te retrouves à faire tourner interminablement la corde à sauter pendant qu'elle s'éclate. Ou avec la corde à sauter autour du cou pendant qu'elle crie "Huuue mon poney". Ou attaché(e) à un arbre. Faut savoir choisir ses amis.
  14. L'élastique
    Un rythme à tenir, des paroles insensées à mémoriser et des chorégraphies hyper compliquées à effectuer. Ce jeu est une torture. Et encore, on vous parle du stade où l’élastique est encore aux chevilles.
  15. Le Hoola-Hoop
    A 10 ans on était encore en mode easy baby, je te prend 6 cerceaux à la fois, dont un autour du cou et un aux chevilles, je te fais swinger tout ça, et je marche en même temps. Notre sens du boogie-woogie s'est lamentablement perdu quelque part entre la primaire et l'entrée dans la vie active, on aurait jamais pensé qu'on trouverait ça aussi chiant en cours de fitness, ni que ça faisait aussi mal aux abdos, en fait.
  16. Choisis trois garçons !
    "Qui tu mets dans ta poubelle ? Qui tu mets dans ton armoire ? AHAH ça veut dire que tu mets Kevin dans ton lit d'amour ! Eh les amis, Machine elle met Kevin dans son lit d'amour ! Elle veut faire hanhan avec Kevin ! PTDR !"
  17. La marelle
    La Terre, le Paradis, et huit cases entre les deux. Et un caillou par personne, par dessus lequel il faut sauter. Et surtout récupérer au retour, en équilibre sur une jambe avec une main dans le dos, soit au péril de notre vie.
  18. La bataille d'eau
    Formellement interdite bien sûr mais que voulez vous, à neuf ans on emmerde le système. Et on demande à aller aux toilettes toutes les cinq minutes pour stocker 25cl d'eau dans les bajoues, que l'on recrachera sur un copain dès que la maîtresse aura le dos tourné. Thug Life.
  19. N'importe quoi de chelou qui implique de la terre, de l'herbe, et des insectes
    L'enfant n'a aucune notion d'hygiène, c'est bien connu. Et n'essayez pas de nous la faire à nous, on sait très bien que vous aussi vous avez bouffé des fleurs, fait des pâtés de boue et élevé des escargots. Et plus c'était crassou, plus vous kiffiez ça.
  20. Le facteur n'est pas passé
    Tout le monde s'assoit en cercle, ferme les petits pois (comprendre : ferme les yeux) et tire la langue. Si ça s'arrêtait là ce serait bizarre. Mais pendant ce temps un gus tourne autour du cercle avec un foulard à la main, qu'il dépose derrière un petit pote avant de gueuler "Le facteur est passé !" Il faut alors se retourner hyper vite, et si le foulard est derrière toi se lever d'un coup et courir après l'autre con.

Alors, ça vous manque ?