La popularité, c’est une image. On se construit une image de mec bien, de militant pour la paix ou pour l’égalité, de type engagé pour l’amélioration de la vie et du monde, pour l’élévation de l’humanité, pour la réconciliation entre les peuples ou pour la défense d’un pays contre la barbarie. On se construit une image comme ça, et puis ça reste ; mais en réalité, les saints en sont rarement et pas mal de statues de cire ont eu leur lot de déclarations antisémites, racistes ou scandaleuses. Et pas forcément il y a deux siècles.

1. David Bowie a eu sa période fasciste

Dans les années 70, Bowie ne faisait pas que prendre de la drogue et coucher avec tout ce qui bougeait. Il militait aussi pour l’avènement d’un fascisme en Grande-Bretagne. Ses déclarations étaient légions : « Je crois très fort au fascisme » ou encore, dans Playboy « Adolf Hitler a été l’une des premières rock stars. Quand on le regarde bouger, on se dit qu’il est presque aussi bon que Jagger ». Ou encore : « Il faut lever un front d’extrême-droite pour tout nettoyer et tout renverser. »

 

A. LA. COOL.

2. Martin Luther King, machisme, vues courtes et bêtises en tout genre

Entre 1957 et 1958, Ebony magazine a demandé à Martin Luther King de répondre aux courriers des lecteurs. Et ses réponses étaient terrifiantes. A une femme qui lui demandait conseil après avoir nourri des soupçons sur une possible liaison de son mari avec une femme de son quartier, King répond un truc comme ça : « Etudiez donc comment se comporte cette femme pour pouvoir offrir à votre mari ce qu’elle lui offre. Est-ce que vous ne passeriez pas trop de temps avec les gosses ou à nettoyer la maison et pas assez de temps à prêter attention à votre mari ? Est-ce que vous le faites se sentir important ? Est-ce que vous êtes bonne ménagère ? Ce processus d’introspection devrait vous permettre de comprendre pourquoi votre mari vous trompe. »

A une autre femme qui lui écrivait suite à un accident de voiture dans lequel son mari avait été gravement blessé et son enfant tué, King a adressé la réponse suivante : « Si vous vous sentez seule et que vous avez peur, c’est parce que vous n’êtes pas passé à autre chose. La solitude et la peur émanent presque toujours d’une trop grande attention portée à soi. Quand quelqu’un ne pense qu’à ses problèmes et à ses malheurs, il vit dans l’inquiétude et la peur. (…) Engagez vous dans une cause qui vous dépasse ! »

Allez Micheline, ton gosse est mort ? Reprends-toi, merde !

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3. Churchill, ou une certaine idée des Juifs

Dans Zionism VS Bolchevism, paru en 1920, voilà ce que Churchill écrivait sur les Juifs : « Ce mouvement chez les juifs n’est pas nouveau. De l’époque de Spartacus-Weishaupt à celle de Karl Marx, jusqu’à Trotski (Russie), Bela Kun (Hongrie), Rosa Luxembourg (Allemagne) et Emma Goldman (États-Unis), cette conspiration mondiale destinée à détruire la civilisation pour reconstituer une société fondée sur la stagnation, sur la malveillance et l’envie et sur une impossible égalité n’a fait que croître. Elle a été derrière tous les mouvements subversifs du XIXe siècle ; et à présent, pour finir, cette bande de personnages extraordinaires issus de la pègre des grandes villes d’Europe et d’Amérique a empoigné le peuple russe par les cheveux pour devenir pratiquement les maîtres incontestés de cet énorme empire. »

Heureusement qu’ils étaient pas AUSSI francs-maçons, sinon ça aurait pu faire une Une de Valeurs Actuelles.

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4. Gandhi le mec le plus raciste du monde

Niveau libération pacifique du peuple indien, Gandhi va être difficile à battre. Niveau racisme maximal envers les Noirs, Gandhi va AUSSI être difficile à battre. Quelques petites citations issues de ses discours ou des ouvrages qu’il a écrits : « L’idée générale qui semble prévaloir dans la colonie est que les Indiens valent un peu mieux, voire pas du tout, que des sauvages ou les indigènes d’Afrique. Même les enfants ont appris à croire à cette idée, avec le résultat que l’Indien est rabaissé au niveau d’un simple nègre. » Ou encore, lors d’un discours à Bombay en 1896 : « Notre combat est une lutte continuelle contre la ségrégation que nous inflige les européens en tentant de rabaisser les indiens au niveau du simple Noir dont l’occupation est de chasser et dont la seule ambition est de rassembler du bétail pour acheter une femme et passer le reste de sa vie dans la paresse et dans la nudité. » Ou, plus tard encore : « Quelles que soient les charges qui sont contre les Indiens britanniques, personne n’a jamais murmuré que les Indiens se comportent autrement que comme des hommes décents. Mais, comme c’est la coutume dans cette partie du monde, ils ont été rabaissés au niveau des nègres sans la moindre justification. »

Voilà voilà.

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5. L'Abbé Pierre et le révisionisme

En 1996, Roger Garaudy, un ancien marxiste proche de l’Abbé Pierre et de l’antisémitisme de gauche, sort un bouquin intitulé : « Les mythes fondateurs de la politique israélienne ». Parmi ces mythes figure la Shoah que l’auteur estime montée de toutes pièces, pour faire simple. Garaudy se fait attaquer et l’Abbé Pierre décide de le soutenir. Et pas par amitié, voilà ce qu’il déclare en substance : la réalité de la Shoah « est un sujet sur lequel le débat n’est pas clos. Je suis convaincu que ce débat permet de pousser une espèce de ouf ! Le tabou est levé. » Puis il raconte qu’à l’occasion d’un voyage en Belgique, il a été abordé comme suit : « Dès que je suis sorti de voiture à l’aéroport de Bruxelles, des gens sont venus vers moi (…) pour me dire : merci, parce que vous avez eu le courage de remettre en cause un tabou/ On ne se laissera plus traiter d’antijuif ou d’antisémite si on dit qu’un juif chante faux. »

C’est peut-être parce que les juifs chantaient faux qu’ils ont été foutus dans des camps, qui sait ?

6. De Gaulle, pas tout à fait pour l'égalité entre les peuples

De Gaulle est désormais une sorte de figure tutélaire inattaquable de la droite ET de la gauche. Sauf que niveau antisémitisme et petit racisme, il savait y faire, le Charlie. En 1967, en conférence de presse, voilà ce qu’il déclare : « Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est à dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à chan­ger en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles.«

Ou encore, comme cela est rapporté dans ses mémoires, s’adressant à Foccart : « Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. (…) il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. (…) Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt. »

Crédits photo (creative commons) : CC BY-SA 3.0

7. Jacques-Yves Cousteau ou la nécessité de tuer 35.000 personnes chaque jour

En 1991, interviewé par le Courrier de l’UNESCO, Cousteau explique que la médecine fait du mal à l’humanité. L’élimination des virus et des maladies ne permet pas de maintenir la population à un niveau stable et durable pour la survie de la Terre. Ce en quoi il n’a pas tort. Le problème, c’est que niveau solution, Jacquot a une idée plutôt radicale : « Une terre et une humanité en équilibre, ce serait une population de cent à cinq cent millions de personnes, mais éduquées et capables d’auto-subsistance. Le vieillissement de la population n’est pas le problème. C’est une chose terrible à dire, mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons éliminer 350000 personnes par jour. C’est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l’est encore plus. »

Qui se charge de tuer les 350.000 personnes ? Quelqu’un est dispo et possède un bon réservoir de cartouches ?

Crédits photo (creative commons) : Peters, Hans / Anefo.

8. John Lennon tapait les femmes et disait du mal de son fils en public

John Lennon reconnaissait qu’il tapait les femmes, sans pour autant vraiment le déplorer ni vouloir se faire soigner. En 1980, il déclarait dans Playboy : « Je tape les femmes et les empêche d’accéder à ce qu’elles aiment. Je ne sais pas comment m’exprimer alors je frappe. Je suis un violent. » Et aussi : « Je ne suis pas un mec violent qui a appris à ne plus l’être et le regrette. Il va falloir que je vieillisse pas mal pour pouvoir assumer la manière dont je traite les femmes. » « Si je parle de paix et d’amour, c’est justement par contraste avec ce que je suis au fond. » Ah, et le petit Julian ? « Un accident causé par le whisky ».

Imagine all the people, tout ça tout ça.

Crédits photo (creative commons) : Roy Kerwood

On a hésité, mais on n’a pas mis Hitler dans le top.

Source : Cracked