Tortues ninja tortues ninja tortues ninja tortues ninja : kowabonga, le cri des ninjas. Mais, en l’absence de traduction officielle du terme « kowabonga », nous décidons unilatéralement de passer outre toute forme de linguistique pour affirmer que ledit mot ne signifie rien d’autre que « imite moi, toi, le petit homme de la rue qui n’était pas destiné à ce qu’un film soit réalisé à partir de sa vie et deviens à ton tour un super-héros ». Ou une tortue. Et un ninja. C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

1. Mamoudou Gassama

Un enfant sur un balcon. Prêt à tomber. Un homme qui n’a pas ses papiers et qui passe dans le coin. Deux minutes plus tard, il est en haut de l’immeuble en train de sauver le gamin. Des types moins courageux mais très avisés filment la scène. Ensuite, c’est l’engrenage : les télés, la régularisation des papiers du mec, les théories du complot. En vrai c’était quand même un sacré truc qu’il a fait Gassama.

2. Tony Kirwan, la croisade anti-pédophiles

C’était en 2001 : Tony Kirwan, un simple électricien, apprend qu’un de ses compatriotes américains a lancé en Thaïlande un juteux business consistant à vendre le corps de mineures à des touristes façon « fais-en ce que tu veux du moment que tu me files 400 dollars. » Ca vous dégoûte ? Kirwan aussi. Et il s’est dit qu’il était prêt à tout pour que ça s’arrête.

Et comme Batman assumant la mort de Harvey Dent pour préserver la statue du héros, il décide, après avoir quitté son taf, de partir pour la Thaïlande en se faisant passer pour un pédophile. Le tout pour ferrer les proxénètes pédophiles et, une fois les filles remises à lui, leur permettre de recouvrer leur liberté. Kirwan s’est également entendu avec les autorités locales pour permettre des arrestations massives, tout en coordonnant l’action sociale locale pour permettre aux filles sauvées de se réinsérer. Au total, 2000 enfants ont été sauvés par le travail de Kirwan en 7 ans d’activité.

3. Carl Koppelman, le comptable au chômage devenu auxiliaire de police

Pour occuper son chômage, Carl Koppelman s’est trouvé un genre de passion : aider la police à identifier des victimes assassinées. En gros, il traînait sur des sites spécialisés recensant les portraits-robots de personnes en attente d’être identifiées, et il s’est rendu compte d’un truc assez évident : les portraits-robots réalisés par les flics étaient vraiment vraiment à chier. Il s’est donc mis en tête de réaliser lui-même des portraits dessinés à partir des photos de cadavres non identifiés pour améliorer le résultat final. Et en 2015, il est parvenu à faire le lien entre un de ses portraits et la description d’une personne disparue en 1979 : un lien confirmé rapidement par une analyse ADN. Par la suite, Koppelman a réitéré l’opération avec 6 autres cadavres, dont un totalement défiguré.

4. Greta Thunberg, 15 ans, la fille qui d'un coup devient la voix de l'écologie mondiale

A la tête d’une grève scolaire qu’elle reconduit tous les vendredis au nom du changement climatique et de l’impuissance des politiques publiques à le prendre en compte, Greta Thunberg a livré un discours absolument sensationnel lors de la Cop24, bien plus inspiré et enlevé que l’ensemble des prises de parole politiques.

5. Malala Yousafszai

Cette jeune pakistanaise devient une véritable héroïne à l’âge de 11 ans lorsqu’elle témoigne sur un blog des violences perpétrées par les Talibans à l’encontre des écoles de filles. Expliquant vouloir devenir médecin, une aspiration qui semble impossible dans une région aux mains des extrémistes religieux ; son témoignage encourage l’armée pakistanaise à reprendre le contrôle de sa région. Par la suite, Malala est nommée à l’ONU conseillère pour l’Education et essuie une tentative d’assassinat. Elle en réchappe et devient un interlocuteur privilégié des puissants pour la condition des femmes et la situation au Pakistan. Elle reçoit de nombreuses distinctions, dont le prix Simone de Beauvoir pour son action en faveur des conditions de vie des femmes.

6. Le vétéran unijambiste qui aide une femme à terminer le marathon de Boston

Lors du marathon de Boston 2017, un vétéran de guerre a fait fi de sa jambe de bois pour aider une concurrente à terminer le marathon de Boston alors qu’elle était limite en malaise. Un geste d’un niveau de solidarité assez dingue, y compris quand on a une jambe bionique.

7. Le gringalet qui est intervenu pour éviter un viol dans son immeuble

Le 29 mai 2012, Nicolas Gazzano, 1 mètre 73 pour 55 kilos, entend des appels à l’aide sous son porche d’immeuble. Sa voisine est en train de se faire agresser par un homme armé d’un cutter qui cherche à la violer. Gazzano intervient, se prend trois coups de cutter, saisit le violeur, se bastonne avec lui. Le cutter se brise et Gazzano parvient à maîtriser l’agresseur avant que d’autres voisins n’interviennent. Courageux.

8. L'anonyme qui a ceinturé l'agresseur du Thalys

Si on a fait beaucoup de foin autour des trois Marines qui sont parvenus à neutraliser le djihadiste qui voulait faire un carton dans le Thalys, on oublie souvent de parler de ce Français anonyme qui a été le premier à intervenir en ceinturant l’agresseur et en réussissant à le désarmer. Damien A. a tenu à préserver son anonymat, et on ne peut pas vraiment lui en vouloir tellement c’est la classe.

9. Les deux femmes qui se sont associées pour identifier d'autres cadavres non identifiés

Colleen Fitzpatrick, une scientifique, s’est associée à Margaret Press, une romancière de polars portée sur le développement de logiciels, afin de mettre en place une structure d’ADN publique permettant d’identifier les corps de victimes non reconnues. Chacun peut en effet y partager son ADN et, dès lors, par recoupement, il est possible de se rapprocher rapidement de l’identité de la victime. Elles sont parvenu ainsi à guider la police pour identifier trois victimes dont les corps reposaient sans identité depuis plus de 40 ans.

10. Paul Morantz, a real hero

Aspirant écrivain sans le sou, Paul Morantz a tout de même bien réussi sa vie en la dédiant aux autres. Choqué de voir le traitement réservé aux SDF au Golden State Manor, un abri dans lequel les SDF étaient tout simplement séquestrés, il a commencé par monter un dossier judiciaire tout seul contre l’institution avant d’obtenir une victoire écrasante deux ans plus tard. Mais ce n’était que le début pour Morantz. Il existait dans les années 70, à Los Angeles, un groupe sectaire, Synanon, qui kidnappait, droguait et violait ses adeptes tout en se montrant d’une extrême violence envers ses opposants. Après avoir extirpé une femme des griffes de la secte, il s’est mis en tête de la foutre en l’air, quitte à recevoir des menaces de mort façon cobra dans ta boîte aux lettres. Ce fut d’ailleurs une erreur, de la part du fondateur de Synanon, parce que cette petite attaque lui valut une condamnation pour tentative de meurtre qui mit fin aux activités de son organisation. Morantz, lui, a continué à mener divers combats contre des institutions méchantes et à améliorer un peu le monde dans lequel il vivait.

Pizza 4 hommages.

Sources : Cracked,