Imaginez un peu : vous passez des années à bosser sur un film, vous faites en sorte qu’il soit assez fin, vous cachez plus ou moins quelques messages, et à la fin personne ne le comprend. Tout le monde se plante et prend votre film totalement à contre-pied. Tout le monde manque la vraie signification que vous vouliez lui donner. Ça arrive très souvent, même pour des monuments du cinéma, des long-métrages cultes, qui pendant des années restent mal interprétés. Ça doit quand même être bien rageant.

1. American Psycho

Critiqué à sa sortie, et encore aujourd’hui, comme un film misogyne prônant la violence envers les femmes, American Psycho est en fait tout le contraire. Et il faudrait être un peu teubé pour croire qu’on va faire l’apologie d’un mec qui tue des femmes et les démembre. On sait bien que le monde est parfois étrange, mais là il faut quand même arrêter de déconner.

Source photo : Giphy

2. (500) jours ensemble

Quand on regarde le film sans aucune explication, on voit le personnage interprété par Joseph Gordon-Levitt comme un mec sympa et charmant, assez sûr de lui, et du coup on a envie de l’aimer. Mais l’acteur a révélé un autre sens du film qu’on avait totalement loupé : en fait, son personnage est un loser qui projette ses obsessions sur une fille. Il voudrait qu’elle soit la fille parfaite qu’il imagine alors qu’elle ne l’est pas. Du coup, on passe tout le film à prendre le personnage joué par Zooey Deschanel pour une connasse alors que ce n’est pas forcément le cas.

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3. The Shining

On a tendance à croire que The Shining est une « simple » histoire de fantômes et de folie, mais en réalité le film traite plutôt de l’alcoolisme de Jack Torrance et de la violence domestique. Stephen King avait d’ailleurs écrit le livre original pendant une période où il combattait son propre alcoolisme. Mais pour être un peu plus juste quand même, il faut avouer que le film ne traite pas assez bien cette question de l’addiction à l’alcool, et c’est une des raisons qui font que Stephen King n’a pas aimé l’adaptation de son livre par Kubrick. Un petit raté, donc.

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4. Fahrenheit 451

L’adaptation de l’excellent bouquin du très excellent Ray Bradbury (oui je l’aime beaucoup) peut facilement passer pour une critique de la censure. Et c’est tout à fait normal vu que les mecs viennent brûler des livres, exactement comme on ferait si on voulait censurer. Pourtant, ce bon vieux Bradbury a révélé que son histoire ne traitait pas tellement de censure, mais plutôt de la télévision qui abreuve les gens d’informations sans intérêt et les détourne des livres. C’est un peu comme si la télé venait brûler nos bouquins. C’est une image, quoi. Je vais pas vous faire un dessin. En plus je sais pas dessiner.

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5. Inception

Et surtout la fin de Inception. Absolument TOUT LE MONDE s’est demandé si la toupie allait ou non s’arrêter et si Cobb, interprété par Dicaprio, était dans la réalité ou dans un rêve. Mais en fait on s’en fout totalement. Le truc c’est qu’au moment où la caméra se concentre sur la toupie, Cobb se rapproche de ses enfants : il n’en a plus rien à faire de savoir s’il est dans le vrai monde ou non. Ce qui importe c’est sa propre subjectivité. D’ailleurs, est-ce qu’il y a un « vrai » monde ? Non, le monde implique toujours une subjectivité. Allez on arrête la philo pour aujourd’hui, mais le plus important c’est de rappeler qu’il faut arrêter de se préoccuper de cette putain de toupie.

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6. Le tombeau des lucioles

Un des films d’animation les plus tristes du monde. Une gamine et son frère qui survivent comme ils peuvent en période de guerre, à Kobé. Une oeuvre anti-guerre, clairement. Ben non, en fait, pas tant que ça. Isao Takahata, le réalisateur, a révélé que le film ne portait pas un message contre la guerre, mais qu’il voulait plutôt montrer que la jeunesse devait apprendre à vivre en supportant les périodes difficiles. Ah, d’accord. Très chaleureux tout ça.

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7. Le Parrain

Même si on reconnait le chef d’oeuvre qu’est Le Parrain, on peut rester limité à une interprétation assez simple du film qui serait juste une histoire de gangsters avec un scénario génial (et c’est déjà beaucoup). Mais pour vraiment comprendre les intentions de Coppola, il ne faut pas passer à côté d’une autre dimension du film : c’est une histoire sur le déterminisme des personnages qui héritent leur vie de leurs parents et son obligés de reproduire leur parcours. Pas très joyeux, tout ça, mais en même temps c’est pas Bienvenue Chez les Ch’tis non plus.

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8. Scarface

Ah, Scarface, le film préféré de tous les rappeurs qui voient en Tony Montana un vrai symbole de force et d’ambition, une figure de réussite. Alors qu’en fait non, Tony Montana est un tocard doublé d’un camé et sa chute est tout le contraire de l’héroïsme. C’est le summum du pathétique. Mais ça n’empêche pas les gens d’arborer fièrement des t-shirt avec le visage de Scarface.

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9. Starship Troopers

Des jeunes Américains qui combattent des arachnides venues d’ailleurs avec courage, ça a tout de suite fait croire à tout le monde que le film était une propagande à la limite du fascisme. Comme si Paul Verhoeven avait voulu mettre en avant tout son patriotisme à travers son long métrage. Vous vous en doutez bien maintenant, le vrai sens du film c’est tout le contraire. C’est une satire anti-militariste qui veut tourner en dérision un patriotisme presque fasciste. Il fallait réfléchir un tout petit peu.

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10. Le film de ma vie (la mienne, vraiment)

Les gens croient que je suis un peu con, que je manque de charisme et que je ne suis pas drôle, alors que dans ma tête c’est pas du tout le cas. Peut-être qu’il faut que je leur donne la vraie explication du film de ma vie, comme ça ils se rendront compte qu’ils étaient dans l’erreur. Ils sont cons, quand même, les gens.

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C’était quand même pas si compliqué ?

Sources : Cracked, Screenrant, entre autres.