Pourquoi s’emmerder à vouloir à tout prix explorer l’espace à la recherche de petits hommes verts, alors qu’il suffit de mettre les pieds en Inde pour avoir l’impression de débarquer sur une autre planète ? Voici 10 films de Bollywood et d’ailleurs parfaits pour bien se préparer à cette rencontre du 3ème type.

1. La Cité de la joie

Après avoir dansé salement, puis chevauché des vagues légendaires sur sa planche de surf, l’ami Patrick Swayze s’improvise ici jeune chirurgien parti en Inde oublier ses galères en salles d’op. Ca n’a évidemment rien d’une sinécure et les états d’âme du doc sont vite balayés par les conditions de vie des familles indésirables. L’occasion pour lui de redonner du sens à une vie qui ne tournait jusque là plus très rond, au contact des destinées qui se jouent dans un dispensaire perdu au milieu des bidonvilles. Un film franco-britannique patos mais pas trop qui offre une mise en bouche épicée de l’Inde et de ses nombreux clichés.

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“...tutto ciò che non viene donato va perduto..” City of Joy di Roland Joffe’ (1992) Tratto dall’omonimo libro (meraviglioso) di Dominique Lapierre, racconta la storia di un affermato medico americano (un ottimo Patrick Swayze)che alla ricerca di nuovi stimoli decide affrontare un viaggio di ricerca di se stesso in India. Nelle baraccopoli di Calcutta incontrerà due personaggi che gli cambieranno la vita: un contadino indiano (il fantastico Om Puri)che arriva in città con la famiglia e per sopravvivere diventa un “uomo cavallo”(un pilota di Risciò sottomesso dal racket locale) e una Missionaria (la bravissima Pauline Collins) che dedica la sua vita ad aiutare le persone dello slum. Un bel film, a cui purtroppo manca qualcosa per essere un ottimo film. La sceneggiatura non è proprio fedele al libro e qualche lacuna è presente, la fotografia è ben fatta e rappresenta perfettamente la povertà delle baraccopoli indiane. Molto degli attori del film sono veri abitanti delle baraccopoli di Calcutta. I fatti narrati non sono inventati, ma sono fatti realmente accaduti allo scrittore Lapierre in un periodo della sua vita in cui era alla ricerca di se stesso. La colonna sonora è affidata al maestro Morricone. Voto: 6,5 #lacitedelajoie #lacittadellagioia #cityofjoy #1992 #rolandjoffe #dominiquelapierre #calcutta #india #markmedoff #enniomorricone #patrickswayze #ompuri #paulinecollins #shabanaazmi #ciak #followme #film #films #filmphotography #filmcommunity #movie #movies #moviequotes #moviescenes #mylife #instagram #instalike #instagood #instamovie #instamovies

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2. Gandhi

Gandhi était plus qu’un dico ambulant à citations, du genre à balancer des punchlines à chaque élocution, quitte à les contredire par ses actes ensuite. Il fut surtout l’homme de l’indépendance de l’Inde avec certes quelques petits travers, mais l’histoire ne retendra que sa trajectoire politique mise en lumière par ce film de 1983, avec le magnifique crâne de Ben Kingsley en guise d’incarnation.

3. Rang de Basanti

Parce que Bollywood n’est pas qu’une usine à films longuets avec des chorés à faire transpirer un Yoann Riou dans Danse avec les Stars, cet ovni indien est vraiment à voir. Certes, ça part dans tous les sens, les personnages sont un poil caricaturaux, c’est parfois un peu surjoué selon nos codes occidentaux, mais Rang de Basanti est aussi un joli bordel à découvrir à l’image de la société indienne d’aujourd’hui. L’occasion aussi de faire la connaissance d’une autre figure haute en couleurs de l’histoire révolutionnaire de l’Inde, un certain Bhagat Singh.

4. Amal

Résumer le scénario d’un film indien (même s’il est réalisé par un Canadien d’origine indienne, c’est kif-kif) est souvent aussi long que de mater le film lui-même. Pour faire simple, Amal raconte l’Inde à travers le regard d’un chauffeur de rickshaw de New-Delhi et de la façon dont sa rencontre avec quelques-uns de ses passagers, vont changer sa vie… et la leur. Peut-être le premier film à parler ouvertement de ces forçats du transport, personnages centraux de le société indienne.

6. Salaam Bombay

Comme Slumdog Millionaire, Salaam Bombay suit les turpitudes d’un enfant des rues confronté à la violence, la corruption, la drogue et l’injustice des grandes villes indiennes. Mais à la différence du film de Danny Boyle, celui-ci se prive volontairement des paillettes et d’un happy end salvateur. A voir avec une boîte à kleenex à portée de naseaux.

7. Devdas

Les comédies romantiques bollywoodiennes ne sont pas du genre à s’embarrasser avec les scenarios compliqués. Ici comme souvent, on retrouve la bonne vieille histoire d’amour entre deux mômes qui grandissent avec la certitude de se marier un jour. Les années et la distance n’y feront rien, seules leurs familles et les traditions de la société indienne tenteront de se mettre en travers de leur chemin. Si vous n’avez rien contre les comédies musicales, les chorégraphies à rallonge et les romances vues mille fois, ce film bollywoodien risque de vous plaire. Cerise sur le ladoo (dessert indien), Devdas est porté par Aishwarya Rai et Shah Rukh Khan, deux immenses stars et fantasmes cinématographiques indiens.

8. The Lunchbox

« Un mauvais train peut vous amener à la bonne gare ! » Surtout en Inde d’ailleurs où il est plus facile de se paumer que de rester sur le bon chemin. Cette phrase extraite du film pourrait être le fil conducteur de ces 2 destinées que rien ne devait rapprocher, et qui grâce à une simple erreur d’aiguillage de « gamelle », vont se trouver chamboulées. Presque autant que votre petit coeur en regardant ce gentil mélo made in India.

9. Indian Palace

La première réaction en mettant les pieds pour la première fois en Inde est de vouloir se barrer aussitôt. Un peu comme à Cholet en fait ! Ce petit feel good movie à l’anglaise raconte le périple d’une flopée de retraités bougons et néanmoins sympathiques partis en Inde se dégoter un palais des merveilles, et qui vont se manger la réalité locale en guise de décalage horaire.

10. A Bord du Darjeeling Limited

Pour éviter les bad trip en Inde, mieux vaut se prendre un rail et voyager en train. Un mode de transport pas toujours hyper confort, mais très couleur locale et surtout propice aux rencontres. Le film de Wes Anderson (The Grand Budapest Hotel) avec Adrien Brody en offre un petit avant goût avec son lot d’expériences barrées dans les décors magiques du nord de l’Inde.

Ca part en prod.