La pornographie, ce sont des zizis très gros qui rentrent dans des vagins épilés, le tout filmé par des caméras de plus en plus performantes, au moins aussi performantes que les acteurs qui leur font face. Le cinéma, ce sont des images animées qui bout à bout racontent une histoire. Et parfois cette histoire, c’est celle du porno, sans les gros plans mais avec les vagins épilés.

1. Boogie Nights, Paul Thomas Anderson, 1997

Dès ses tous premiers films, Hard Eight et Boogie Nights Paul Thomas Anderson a montré qu’il était le digne héritier d’Altman et un des tous meilleurs réalisateurs hollywoodiens. Boogie Nights raconte l’ascension et la chute d’un acteur porno extrêmement doté dans l’Hollywood très poilu des années 70-80, entre drogues, orgies, fêtes pas possibles et cols pelle à tarte. Le meilleur film de Mark Whalberg et un véritable document, puisque Ron Jeremy a été consultant sur le film.

Pourquoi c’est bien : Parce que c’est à la fois complètement démesuré et super documenté.

2. Le Pornographe (Introduction à l'anthropologie), Shohei Imamura, 1966

Sous forme de satire sur l’essor économique du Japon dans l’après-guerre, Le pornographe raconte l’ascension d’un réalisateur de films porno dans un Japon rongé par la pègre. Autant le dire, hein : ça a fait scandale.

Pourquoi c’est bien : Parce que c’est assez drôle et que l’on a rarement l’occasion d’avoir une vision immergée dans la société japonaise et son rapport à la sexualité.

3. Hardcore, Paul Schrader, 1979

Paul Schrader, scénariste de Taxi Driver, explore avec Hardcore les mêmes thèmes que d’habitude. Un père de famille respectable et conservateur engage un détective privé pour retrouver sa fille disparue et se rend compte que celle-ci est devenue actrice dans le milieu de la pornographie à petit budget.

Pourquoi c’est bien : Parce que l’intrigue se tient et que le film correspond bien à cette veine seventies du ciné noir revisité. L’industrie du porno est aussi montrée dans sa version la plus cheapos, ce qui correspond bien à ce qui s’est développé par la suite.

4. Inside Deep Throat, Fenton Bailey and Randy Barbato, 2004

Deep Throat est le Emmanuelle américain, le porno en plus : un phénomène de société qui a touché toutes les classes de la société américaine. Inside Deep Throat raconte l’émergence de ce phénomène sous la forme d’un documentaire sociétal raconté par Dennis Hopper, en soulignant le grand écart entre l’énorme succès du film et son budget tout riquiqui.

Pourquoi c’est bien : Parce que revoir l’Amérique 70ies divisée entre les tenants de la contreculture et les ultra conservateurs, c’est toujours assez cool.

5. Humpday, Lynn Shelton, 2009

Deux potes hétérosexuels décident de faire un porno ensemble pour récupérer du pognon. Le film a gagné plusieurs prix et interroge de manière assez marrante notre rapport au voyeurisme, à l’exhibitionnisme, et au porno gratos.

Pourquoi c’est bien : Essentiellement parce que c’est drôle.

6. Zack et Miri font un porno, de Kevin Smith, 2008

Même topo que pour Humpday, l’homosexualité en moins.

Pourquoi c’est bien : Essentiellement pour Seth Rogen.

7. Porn Star : The Legend of Ron Jeremy, Scott J. Gill, 2001

Documentaire sur la vie et l’oeuvre de la star absolue du porno américain, Ron Jeremy, qui a joué dans Gorge profonde et dans les adaptations porno de Mario. Absolument seventies, on y voit la vie normale d’un mec dont le métier consiste à mettre sa bite partout et qui, rentré chez lui, s’occupe comme tout le monde de sa femme et de sa fille. Rocco a essayé de faire la même chose avec son film.

Pourquoi c’est bien : Parce que ça désacralise totalement la vie d’acteur X.

8. Capitaine Orgazmo de Trey Parker, 1997

D’après Wikipédia : « Un mormon en tournée d’évangélisation en Californie, expert en arts martiaux, est engagé sur le tournage d’un film pornographique pour y incarner le Capitaine Orgazmo, un super-héros qui lutte contre le crime. Pour l’aider, il dispose de deux atouts : Choda Boy, son adjoint, et l’orgazmo-rayon, une arme qui provoque des orgasmes fulgurants chez ceux qu’elle atteint. »

Pourquoi c’est bien : Je ne vais pas prétendre l’avoir vu, mais ça a l’air extrêmement débile.

9. Larry Flynt, de Milos Forman, 1996

Mortel. La vie de Larry Flynt, fondateur de Hustler et propriétaire de strip-clubs, immoral, dégueulasse, rien à foutre, et paralysé.

Pourquoi c’est bien : Déjà parce que c’est Milos Forman. Ensuite, parce que Woody Harrelson est exceptionnel.

10. Inserts de John Byrum, 1974

Richard Dreyfuss joue un réalisateur hollywoodien placardisé, tenu de tourner des petits pornos pour survivre, dans un monde inondé par l’héroïne. L’histoire se déroule au début des années 1930.

Pourquoi c’est bien : Parce que cela donne un éclairage sur les premières heures de l’industrie pornographique.

Le porno a toujours existé ; à l’époque du ciné muet, les techniciens mettaient des fausses moustaches entre les prises et HOP réalisaient leurs propres films.

Source : Complex