Le nazisme n’était pas qu’une histoire d’hommes. Engagées volontaires ou infirmières ayant fait le choix de se livrer à la pire barbarie, de nombreuses femmes ont participé aux crimes contre l’humanité perpétrés par le régime, alors même que leur refus ou leur mise en retrait n’aurait pas constitué un danger pour leur vie. Un bouquin, les Furies d’Hitler (qui n’est pas le titre d’un film porno), de Wendy Lower, revient sur le parcours de nombre de femmes tortionnaires.

1. Irma Grese

On surnommait Irma La hyène d’Auschwitz, et non pas Madame Roudoudou, par exemple, ou Chaton d’amour, et y’a une raison à ça. Irma Grese a été formée à bonne école, par Dorothea Binz au camp de Ravensburk. Mutée à Auschwitz en tant que surveillante-chef, elle donne toute la mesure de son talent en faisant preuve d’un sadisme terrifiant : elle choisit des femmes plus jolies qu’elle et leur fait couper les seins avant de les laisser souffrir d’infection pour pouvoir les avoir sous sa coupe. Grese était excitée sexuellement par leur souffrance. Grese abusait sexuellement certaines détenues et pratiquait des assassinats sommaires.

Elle a été condamnée en 1945 et exécutée par pendaison.

Crédits photo (creative commons) : Domaine public

2. Maria Mandl

Autre gardienne d’Auschwitz, Maria Mandl, la « bête d’Aushwitz », avait elle une préférence pour l’assassinat des enfants. Elle choisissait avec soin ceux qui devaient aller prendre une douche de gaz. Elle torturait également les femmes avec beaucoup de méticulosité et prenait plaisir à les voir agoniser de douleur. Elle avait plaisir à punir des gens qui n’avaient rien fait de mal. Arrêtée à la libération, elle a été pendue en 1948 à Cracovie.

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3. Erna Petri

Petri était une femme d’officier SS et n’exerçait pas à proprement parler de fonction dans l’appareil nazi. Envoyée au Pologne avec son mari, elle tombe un jour sur un groupe de 6 enfants morts de faim en rentrant des courses. Toute gentille, elle leur offre un peu à manger et se rend compte qu’il s’agit d’enfants évadés d’un camp de concentration. Elle les emmène alors dans la forêt sous prétexte de les cacher et les abat un à un d’une balle dans la nuque. Elle a été condamnée en 1962 à une peine de prison à vie.

4. Johanna Altvater, dite "Frau Hanna"

Simple secrétaire, Johanna Altvater a sévi en Ukraine avec beaucoup de sérieux. Deux anecdotes la définissent particulièrement bien : tandis que les nazis mettaient les ghettos à sac, Johanna Altvater s’est rendu dans un dispensaire médical qui accueillait des enfants. Là, elle a pris soin de bien choisir son gamin de prédilection pour l’emmener au troisième étage et le jeter par la fenêtre. A un autre moment, elle a attiré un tout petit enfant à elle en lui promettant des bonbons avant de le saisir par les pieds (devant ses parents) et de lui fracasser le crâne contre un mur à grands coups. Le tout de son propre chef, sans avoir reçu aucun ordre.

5. Liesel Willhaus

Encore une sympathique petite déconneuse. Liesel Willhaus, femme de commandant nazi, asseyait sa petite fille à ses côtés tandis qu’elle organisait des « lâchers de juifs » dans le jardin de sa somptueuse villa et les tirait comme des lapins avec un fusil. Elle invitait les femmes de la meilleure société à la rejoindre dans cette activité on ne peut plus récréative.

6. Ilse Koch

Epouse du commandant en chef de Buchenwald, la « sorcière de Buchenwald » avait une vraie passion pour la torture et les souvenirs. Elle conservait ainsi des coupes anatomiques de prisonniers qu’elle gardait et s’était même construit un presse-papier avec la tête miniaturisée d’un officier russe. Ilse Koch choisissait les prisonniers tatoués qu’elle souhaitait voir mourir pour ensuite pouvoir arracher les morceaux de leur peau abritant des tatouages et compléter sa collec’. Ilse Koch a été condamnée à la prison à vie en Allemagne de l’Ouest, quelques années après la fin de la guerre.

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7. Gertrude Segel

Comme Wiilhaus, Segel, mariée au commandant SS Felix Landau, avait une très jolie villa. Voilà ce que racontent des témoins sur les activités auxquelles elle s’adonnait : en juin 1942, alors que des jardiniers juifs étaient occupés à travailler dans leur jardin, Felix Landau et Gertrude Segel se saisirent d’une carabine et s’installèrent, en tenue de bain, à leur balcon. Ils commencèrent à tirer des pigeons, mais comme ce n’était pas assez drôle, ils se mirent à viser les jardiniers juifs. Ils en abattirent un, en riant. Segel et Landau picolaient pas mal et chacune de leur séance de beuverie se terminait par un petit massacre de juifs. Une activité comme une autre.

8. Pauline Kneissler

Infirmière en Biélorussie, Kneissler était chargée de faire des injections à des enfants juifs pour les tuer. Elle était chargée de choisir les personnes qu’il fallait assassiner et son choix ne se faisait pas uniquement sur des critères médicaux : elle optait parfois pour des personnes tout à fait bien portantes. Kneissler gavait ses proies de morphine avant de les gazer. Mais attention, à son procès, elle a déploré d’avoir fait ça même si, bon, hein, « le gaz, ça fait pas souffrir ».

9. Frau Apfelbaum

Sous l’autorité du Commissaire Hanweg, en Biélorussie, cette frau Apfelbaum organisait des chasses au Juifs dans la forêt de Lida avec lâcher façon lapins et tout et tout. A. LA. COOL.

10. Dorothea Binz

Engagée volontaire dans la SS à 19 ans, Dorothea Binz était l’une des superviseuses du camp pour femmes de Ravensbruck. Véritable âme du camp, Binz a notamment été en charge du département torture et assassinat (ça devait pas s’appeler comme ça), et était connue pour sa propension à choisir les femmes les plus faibles ou les plus effrayées avant de les rouer de coups. C’est également à elle que l’on doit la formation des pires gradées nazies, dont Ruth Neudeck (connue pour avoir tranché la gorge d’une femme avec une pelle, par exemple), ou encore Irma Grese.

Ambiance.

Sources : Slate, Wikipédia, Levif.be, Les Furies d’Hitler