Crédits photo (creative commons) : kirainet

La popularité croissante des mangas a contribué à créer de l’intérêt pour cette culture complexe et si différente de la nôtre. N’allez cependant pas vous imaginer que quelques familiarités avec le Japon vous préservent des surprises. Sans parler du choc culturel auquel s’expose un occidental non-averti. Bien que longuement placé sous la coupe des Etats-Unis, le Japon possède une identité unique et incomparable. Mélange détonnant de tradition et d’ultramodernité, la capitale nippone est aussi celle de la démesure et des excentricités. On vous conseille d’embarquer avec vous un bon pécule, car Tokyo est l’une des villes les plus chères du monde, et ce serait dommage de passer à côté des nombreuses attractions qu’elle offre :

  1. Le palais impérial : Il n’est possible de visiter le palais que deux jours par an : à l’anniversaire de l’Empereur (23 décembre), et au Jour de l’An (2 janvier). En revanche, l’accès aux jardins de l’Est et au jardin Kitanomaru est libre et gratuit. On vous conseille de visiter le coin en mars-avril, lorsque les cerisiers sont en fleurs, plutôt que d’attendre la fin de l’année pour infiltrer les pénates d’un dirigeant dont personne ne sait très bien à quoi il sert. Mais faites comme si, à moins de vouloir froisser vos hôtes.
  2. Le siège du gouvernement métropolitain : Il comporte deux tours jumelles de 48 étages, ce qui en faisait le plus grand bâtiment de la ville avant l’érection de la tour de Tokyo. Censé ressembler à une puce électronique (?), il comporte un observatoire à 202 mètres, qui offre une superbe vue (gratuite !) sur la ville. Voire sur le Mont Fuji, si l’air est dénué de pollution. L’espoir fait vivre.
  3. Le marché de Tsukiji : C’est le plus grand marché de poissons du monde, très prisé des visiteurs du monde entier. D’après les guides touristiques, il vaut mieux le parcourir entre 5 et 9 heures du matin. Ce qui est optimal d’un point de vue décalage horaire, beaucoup moins d’après votre estomac.
  4. Shinjuku Gyoen : C’est un des plus grands et des plus beaux parcs de Tokyo. En mars-avril, lorsque les cerisiers sont en fleurs (si vous avez bien suivi), les japonais y pratiquent le « hanami », un mot bigrement plus sexy que pique-nique.
  5. Le sanctuaire Meiji dans le parc Yoyogi : Ce sanctuaire est le plus grand lieu de culte shintoïste du pays, dédié à l’Empereur Meiji et sa femme Sh?ken. On peut y apercevoir les moines et de somptueux mariages traditionnels en kimono. Il est entouré d’une forêt de 130 000 arbres. Artificielle.
  6. La tour de Tokyo : Guest star de nombreuses séries et films, la tour de Tokyo est la fierté des habitants de la ville. Inspirée de la Tour Eiffel, elle est toutefois plus grande que celle-ci et peinte en rouge et blanc. Elle joue le rôle de relai de télévision et de radio. Elle comporte de nombreux restaurants et salons de thé, ainsi qu’un aquarium de 50 000 poissons, un musée de cire, une galerie d’art... Au cas où une tour de 333 mètres offrant une superbe vue sur Tokyo ne suffirait pas à attirer les visiteurs.
  7. Le quartier de Shibuya : C’est LE quartier du shopping à Tokyo, où les jeunes branchés viennent manger et faire leurs emplettes. De jour comme de nuit, l’animation mérite un coup d’œil. Le statue du chien Hachiko, le fameux carrefour de Shibuya, les love hôtels… il y a des milliers de choses à faire à Shibuya, et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si chaque soir on a l’impression que tout le Japon s’y est donné rendez-vous.
  8. Harajuku : Il fait partie de Shibuya, mais le secteur mérite sa propre place dans le top. Fans de cosplay, du style lolita et de visual kei (une branche japonaise du rock où l’esthétique est aussi importante que la musique) s’y rendent pour voir et être vu. Popularisée dans le monde entier par des revues comme Fruits, la mode à Harajuku est un déballage où toutes les excentricités sont permises. Au milieu de tout ça, Omotesando (« les Champs-Elysées tokyoïtes ») déballe ses boutiques de luxe : Prada, Louis Vuitton, Dior, Armani. Non, pas à la mode cosplay.
  9. Le quartier d’Akihabara ou la « ville électrique » : Surnommé ainsi parce qu’on y vend beaucoup d’accessoires électroniques, le quartier constitue un observatoire intéressant des geeks dans leur habitat naturel. Autre visite intéressante, les fameux « maid café », dont la seule différence avec un salon de thé ordinaire est que vous êtes servis par des jeunes filles physiquement intelligentes et habillées en femme de chambre old school, qui vous appellent maître.
  10. L’île artificielle d’Odaiba : Elle fut achevée de construire en 1853 comme une série de six forteresses censées protéger la ville de Tokyo des envahisseurs. Avec le succès que l’on sait. Résultat des courses, cette étonnante construction est devenue récemment un lieu de shopping et d’amusement. Les attractions ne manquent pas : on y trouve le siège social de la Fuji TV, une grande roue, des plages (baignade pas franchement conseillée), le Rainbow Bridge, le musée de la pub… Bref, comme on manquait de place, on a choisi de construire utile. Ou presque.

Ne manquez pas non plus le Kabukiza (théâtre de kabuki), le stade Olympique, le musée national de Tokyo, le temple Sensô-Ji, le Sanctuaire Yasukuni, le parc Ueno, le musée Edo Tokyo…

Sources : Time.com, Japanese Lifestyle, Cityzeum