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La Bible, ce (très) gros bouquin plein de poussière qui traîne sur une étagère chez votre grand-mère maternelle. Vous visualisez ? À l'intérieur, vous y trouverez beaucoup de choses : une morale potentielle, une passion possible, des farces à faire à vos amis, des histoires aussi ludiques que tragiques...et puis les origines de pas mal d'expressions de la langue française. Lisez l'intégralité dudit bouquin pour les retrouver. Ou parcourez ce top. C'est vous qui voyez :

  1. Pleurer comme une Madeleine (Jean 20:11-13)
    Rien à voir avec la tristesse de la Madeleine de Proust, ou bien avec le prix au mètre carré de la place de la Madeleine, dans le VIIIe. Ni avec le gâteau, par ailleurs, que personne n'a encore à ce jour jamais vu pleurer. Madeleine, la groupie/connaissance/nana/plan cul de Jésus, verse énormément de larmes après la crucifixion du Christ. Quand on est sensible, il ne faut pas regarder ce genre de scènes, en même temps. Bref. Après sa résurrection, Jésus se relévera et lancera à Madeleine le fameux "Ne pleure pas !" Et Madeleine s'est arrêté de pleurer. Le charisme, ça ne s'improvise pas.
  2. S'en laver les mains (Matthieu 27:23-24)
    Pilate, le procurateur romain de Judée, tente de sauver la vie de Jésus après bien des mésaventures, après la condamnation du prophète par le tribunal religieux. Mais devant l'insistance des Juifs il ne peut se résoudre que se résoudre à appliquer la sentence de mort... après s'être lavé les mains consciencieusement. Comme quoi, y'a pas que le métro qui salit méchamment les mains.
  3. Être pris la main dans le plat (Marc 14:17)
    L'origine de cette expression oscillant entre "les pieds dans le plat" et "la main dans le sac" date du dernier repas, quand Jésus annonce que l'heure de la trahison a sonné. Suspense, tout naturellement. Ses disciples, choqués et interloqués, "What the Fuck?", demandent à leur boss qui donc est ce traître qu'il évoque ainsi : "celui qui a la main dans le plat en même temps que moi, c'est lui qui me livre", s'exclame Jésus...Cramé, Judas. Depuis, on évite d'être 13 à table.
  4. Être pauvre comme Job (Matthieu 5:45)
    À la base, Job est un homme très riche et très pieux, ce qui énerve considérablement le vilain Satan. Alors, le proprio des Enfers lance un pari à son voisin du haut, Dieu : "Eh ! God ! Je te parie que si je lui retire toutes ses richesses, que je bute toute sa famille et que je lui donne une maladie horrible, il te reniera !" Dieu accepte le pari. Job, du coup se trouve accablé de tous les maux. Mais n'en reniera pas Dieu pour autant, qui le félicitera en lui rendant toutes ses richesses, au final. Dieu 1, Satan 0.
  5. Être le benjamin de la famille (Genèse 42:4)
    Jacob est un amant vigoureux et régulier, et un père comblé et surbooké. Le bougre à en effet 12 gamins, tout de même. Et que des mecs, avec ça (j'vous raconte pas l'odeur à la maison). Le dernier de la bande, qui s'en prend automatiquement plein la figure via la tendresse de ses frangins, c'est Benjamin. BenJ et ses frangins fileront tout de même un bon coton et réussiront bien dans la vie, puisqu'ils termineront tous les 12 à la tête d'une tribu d'Israël. Papa peut être fier de sa progéniture.
  6. Qui va à la chasse perd sa place (Genèse 27:1 à 40)
    En plus de ses 12 gamins, Jacob a un frère jumeau, Essaü (à ne pas confondre avec la chaîne de station essence Esso). Papa Isaac, le créateur des deux frangins, alors qu'il sent la mort venir en lui, souhaite donner sa bénédiction à Essaü. Alors, dans l'optique des célébrités à venir, ce dernier part à la chasse, histoire de nourrir tout le petit monde qui sera invité à la sauterie de l'année. Sauf que Jacob, qui n'a franchement pas le bon rôle jusque -là, estime que c'est à lui que revient la place de papa Isaac. Il profite alors de la balade champêtre d'Essaü et de la cécité de papa Issac pour se faire passer pour son frangin, recevant ainsi la bénédiction paternelle à sa place. Et bim !
  7. Être changé en statue de sel (Genèse 19:26)
    La ville de Sodome est une honte pour Dieu, parce qu'il s'y pratique des choses bien peu catholiques... (dont la pratique de la sodomie, dont le terme provient également de la Bible). Dieu décide donc de la détruire. Lot, neveu d'Abraham, sa femme et ses deux filles sont prévenues et quittent la ville sans perdre de temps. Mais ils sont avertis : si jamais ils se retournent dans leur fuite, ils seront transformés en statue de sel... Bien sûr, la seule gourdasse qui se retourne malgré tout, c'est la femme de Lot...En fait, la Bible est également à l'origine de la misogynie.
  8. Être vieux comme Mathusalem (Genèse 5:27)
    Dans l'Ancien Testament, la longévité des hommes (notamment avant le fameux Déluge) est tout simplement hallucinante... Le record est détenu par Mathusalem, qui meurt à l'âge de... 969 ans (il n'y a pas de faute de frappe dans ce dernier chiffre).
  9. Rendons à César ce qui appartient à César (Marc 12:17)
    Non, ce n'est pas Abraracourcix ou Panoramix qui a déclaré ceci, mais bien Jésus lui-même, carrément. Cette phrase était suivie de cette précision "... et à Dieu ce qui appartient à Dieu". Jésus ne défendait pas les droits d'auteur mais bien la séparation de l’Église et de l’État, bien avant 1905. Un visionnaire ce Jésus. Et un laïque, un vrai.
  10. Onanisme
    Pas exactement une expression. Mais on s'en fout, ça parle de cul, alors ça intéresse les gens. Bon, donc l'onanisme, c'est se masturber, en gros. Le mot vient d'Onan, un mec qui a refusé de faire un enfant à Tamar, la femme de son défunt frère. Il lui fait quand même l'amour, mais se retire avant de jouir et "souille la terre de sa semence". Du retrait à la masturbation, il n'y a qu'un pas que la langue français a franchi !

Et vous, vous en avez trouvé des bonnes vannes dans la Bible ?

Source : Expressions Bibliques