Le sommeil, c’est important. C’est même le truc le plus agréable qui puisse arriver dans une journée, avec une cuisse de confit de canard et une baise de qualité. Top 3, disons. Il est donc de toute première instance de pouvoir en profiter. Las ! Quand ce ne sont pas des moustiques qui viennent te pourrir la vie, il existe des troubles autogénérés du sommeil qui viennent en amoindrir les effets bénéfiques. Déjà qu’on les subit, encore faudrait-il les comprendre.

1. La paralysie du sommeil

La paralysie du sommeil est un truc de l’enfer. Le corps est encore endormi quand l’esprit est réveillé : résultat, on ne peut pas bouger, et on a le sentiment – qui s’étend en ressenti sur de longues minutes, quand bien même l’expérience ne durerait que quelques secondes – que l’on est paralysé. On ne peut pas même crier à l’aide. Horreur, malheur.

En gros, ce qu’il se passe, c’est, qu’au réveil, le cerveau se réactive un peu trop rapidement et que le corps ne suit pas. Le décalage n’excède pas 5 ou 6 secondes, mais ces secondes peuvent sembler des heures. Une expérience qui survient souvent quand on dort dans des conditions particulières, par exemple dans les transports. 7% de la population aurait déjà connu ce trouble dans sa vie. Dur dur.

2. Les hallucinations hypnagogiques

Les hallucinations hypnagogiques surviennent pendant l’état hypnagogique, une phase d’endormissement dans laquelle l’état de conscience est atténué, mais l’accès aux fonctionnalités des 5 sens toujours possible. Dès lors, on peut y subir des troubles sensoriels donnant lieu à des hallucinations. Il s’agit d’hallucinations d’ordre visuel ou auditif qui surviennent au moment de l’endormissement. Très proches de la réalité, ces hallucinations peuvent provoquer d’intenses angoisses. Ce qui est pas terrible quand on voulait juste se reposer un peu.

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3. La somniloquie (parler pendant son sommeil)

75% des gens ont déjà parlé dans leur sommeil. Il s’agit là d’un sujet d’étude assez peu prisé des scientifiques, car la somniloquie n’engendre pas de problèmes particuliers à part éventuellement de réveiller la personne avec qui l’on dort. Apparentée à un somnambulisme vocal, elle consiste en une phase de réveil, au cours de laquelle on parle, sans que la mémoire n’imprime de souvenir de cet instant. La fatigue et le stress peuvent favoriser les épisodes de somniloquie, qui interviennent très rarement, généralement, chez les individus.

4. Les faux réveils et les rêves imbriqués

On n’est pas non plus dans Inception, mais l’idée est que l’on fait un rêve dans un rêve, ce qui implique qu’à un moment, on se réveille du rêve imbriqué tout en étant encore endormi. Ce réveil dans le rêve se nomme logiquement faux-réveil. Mais en réalité, l’idée de rêve dans le rêve est une logique que nous reconstruisons a posteriori. Ce qu’il se passe, c’est que l’on passe soudainement d’un rêve à un autre, changeant totalement d’environnement, d’ambiance et d’émotion, ce que notre raison comprend comme un passage du rêve à la réalité. Un rêve trop plein d’émotions sort du registre du rêve normal et, pour se stabiliser, l’esprit se réfugie dans un environnement plus normé et plus normal, ce qui donne une impression de réel. Et ces imbrications peuvent être multiples.

5. Le somnambulisme

Le somnambulisme intervient en phase de sommeil profond. Un somnambule régule de manière anormale ses ondes courtes et ne bénéficie donc pas de la paralysie normalement induite par le sommeil. Dès lors, il va déclencher des cheminements moteurs inconscients et tout simplement bouger, voire marcher. 3% de la population serait touchée par de tels troubles, dont l’origine est discutée. Des études ont mis en avant l’existence de prédispositions génétiques dans l’irruption du somnambulisme. Souvent, les somnambules ont au moins un parent somnambule.

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6. Le syndrome de la tête qui explose

Ce syndrome a été décrit pour la première fois en 1920. Il consiste en l’apparition d’hallucinations, voire en un épisode épileptique pendant le sommeil. On entendra une explosion très puissante, à même de réveiller le dormeur et de lui faire très peur. Le syndrome se pose comme un état de conscience intermédiaire entre la veille et le sommeil qui fait irruption au tout début du sommeil. Aucun profil génétique n’a été établi concernant les personnes touchées par le syndrome.

7. L'apnée du sommeil

L’apnée du sommeil est une vraie apnée : on arrête de respirer pendant un rêve. Ce syndrome peut être dangereux et conduire à des asphyxies, mais la plupart des temps, il ne dure que quelques secondes. Il peut également provoquer des crises cardiaques par augmentation de la pression artérielle. En réalité, le pharynx se relâche pendant le sommeil, ce qui peut parfois conduire à boucher les canaux par lesquels l’air passe. Le syndrome est plus courant chez les personnes atteintes d’obésité et les fumeurs.

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8. La secousse hypnique

Cette secousse correspond à un sentiment de chute au moment de l’endormissement. Plus de 70% de la population l’a déjà expérimentée, et elle est bien sûr bénigne. Une explication à ce syndrome serait que le dormeur passe immédiatement après son endormissement en sommeil paradoxal, sans préalablement s’enfoncer dans les premières phases du sommeil. Dès lors, le cerveau prendrait l’événement comme un signe de mort imminente et enverrait une impulsion au corps pour provoquer le réveil.

9. Les spasmes musculaires

On voit très bien les petits chiens et petits chats donner des coups de pattes quand ils s’allongent pour s’endormir. Mais les spasmes peuvent aussi toucher les humains, et tous les mammifères en général. Le bon sens colporte que les animaux s’imaginent en train de gambader, mais en réalité les spasmes participent du même principe que l’impression de tomber. Ils sont qui plus est une répétition, chez les jeunes enfants, des mouvements qu’ils sont en passe d’apprendre. Les spasmes sont bénins mais peuvent être pénibles pour les personnes avec qui l’on dort.

10. Les terreurs nocturnes

Une terreur nocturne est un trouble du sommeil qui survient souvent en début de nuit. Le sujet se réveille en hurlant et semble paralysé, assis. La panique ne désenfle pas malgré le réveil apparent : le sujet refuse d’être touché, se débat, peut faire mal à son entourage, enregistre une augmentation de son rythme cardiaque et hurle. Par la suite, le sujet se rendort et oublie absolument tout de cet épisode qui peut durer près d’une demi-heure.

Les terreurs nocturnes sont, d’après les spécialistes, le symptôme d’un éveil dissocié avec activation motrice, comme peut l’être le somnambulisme. Le cortex, lui, demeure en sommeil lent profond, et n’enregistre donc pas les informations.

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Do l’enfant do, do l’enfant do, l’enfant dormira bien mal.

Sources : Brightside, Wikipédia