Dans la vie, on fait souvent des trucs sans savoir pourquoi on les fait. Pourquoi est-ce que je vais bosser tous les jours alors que je pourrais rester dans mon lit ? Pourquoi est-ce que je bois de l’alcool alors que je sais que c’est mauvais pour la santé ? Pourquoi est-ce que je mets toujours la chaussette droite, toujours, puis la chaussette gauche ? Pourquoi est-ce que je vais aider ce mec à son déménagement ? Mais surtout pourquoi est-ce que j’éternue ? Pourquoi est-ce que je pleure ? Hein ? POURQUOI ?

1. Le hoquet

Le hoquet consiste en une irritation du diaphragme. Ce réflexe involontaire fait intervenir plein de trucs différents : en gros, il y a un problème transitoire pour expulser l’air, et les causes sont à la fois digestives, respiratoires et psychologiques. Le truc n’a aucune fonction protectrice connue, mais sert de signal pour dire qu’on a assez bouffé. Généralement, le hoquet survient quand on a trop mangé, trop bu, et donc que l’estomac est trop rempli. L’estomac se dilate, provooque une irritation du diaphragme, et hop on a le hoquet.

Source photo : Giphy

2. Les frissons

Les frissons interviennent en cas d’hypothermie. Le corps actionne les muscles sous-cutanés pour provoquer un réchauffement de l’épiderme pour envoyer des litrées de sang chaud vers les organes. On a dès lors des frissons lors de la contraction. Et ce qui est marrant, c’est que si les frissons sont aussi associés à des émotions, comme la peur, le plaisir ou l’extase devant la beauté, c’est parce que ces émotions augmentent la température de notre corps. Et celui-ci y répond comme s’il faisait froid.

3. La chair de poule

La chair de poule est un réflexe involontaire corrélé aux frissons. En gros, les muscles reliant les poils et la eau se contractent pour créer à la surface de la peau une couche d’air isolante qui transmet la chaleur à l’extérieur. En cas de perte de chaleur, le réflexe sert à conserver la température du corps, même si comme les hommes ont peu de poils, ça ne sert à peu près à rien aujourd’hui.

4. Le bâillement

Le bâillement est un objet d’étude scientifique plusieurs fois centenaire et personne n’est parvenu à fournir une explication réelle. En réalité, ses fonctions pourraient être multiples : il pourrait s’agir d’envoyer une bonne grosse bouffée d’air au cerveau fatigué, pour le stimuler. Il pourrait aussi aider à réguler la température du cerveau. En tous les cas, le fait de bâiller quand quelqu’un bâille est un réflexe commun à toutes les espèces qui pratiquent le bâillement. On n’en sait pas plus.

Source photo : Giphy

5. Les clignements d'yeux

On cligne des yeux quand l’oeil s’assèche. Le principe est que la paupière, en s’abaissant, répartit l’humidité au niveau de la surface oculaire pour éviter une sensation désagréable. Sans compter que le mécanisme permet aussi de dégager tout intrus, toute poussière, qui se serait déposée sur la membrane. L’oeil est ainsi enduit de liquide lacrymal. On peut cligner de 7,5 fois par minute (quand on lit, par exemple), à 50 fois (quand on est stressé).

6. Les larmes automatiques

Parfois, on pleure sans être triste. Des larmes coulent. En réalité, il s’agit d’une sécrétion réflexe de la glande lacrymale qui libère son liquide, dont la source est extérieure : une lumière vive, une irritation, de la fatigue… Ces larmes ne servent à rien et ne contiennent quasiment que de l’eau. L’origine des pleurs est méconnue. Leur sécrétion est commandée par les circuits nerveux, et est favorisée par certaines hormones, notamment les oestrogènes, ce qui explique pourquoi les filles pleurent plus que les garçons.

7. Les fourmis dans les jambes

La sensation de fourmillements est due à une mauvaise interprétation temporaire de signaux contradictoires envoyés dans une zone. Quand on est dans une posture qui entrave la bonne circulation du sang et donc de l’oxygène vers une partie de son corps, le cerveau réagit en envoyant un signal nerveux : c’est l’engourdissement. On change alors de position, mais le temps que la circulation se rétablisse, le cerveau reçoit et envoie des messages contradictoires. Engourdissement, plus engourdissement, réengourdissement… Ce sont les fourmillements.

8. Les spasmes musculaires

Que ce soit au quotidien ou quand on s’endort, on peut subir des spasmes, c’est-à-dire des contractions involontaires de muscles que, d’habitude, on a le sentiment de commander. Dans le cas de secousses hypniques, c’est-à-dire au moment de l’endormissement, les chercheurs se sont cassés les dents pour trouver une explication. On ne sait pas d’où ça vient. On pense qu’il s’agit d’un réflexe qui surgit lorsque le dormeur tombe directement en sommeil paradoxal, sans passer par les phases préalables ; ou il pourrait s’agir d’une erreur cérébrale qui donnerait ce réflexe.

Source photo : Giphy

9. Le mal de tête quand tu manges de la glace

Quand on mange de la glace froide, on a mal à la tête tout à coup. Et ça fait super, super super mal, notamment du côté où on a croqué dans le sorbet. En réalité, il s’agit de la conséquence directe d’un refroidissement trop rapide des capillaires sanguins des sinus, qui ensuite retrouvent une température normale et ne comprennent plus rien. Ce gel du cerveau active des neurotransmetteurs de la douleur dans le palais et on douille sa mère.

10. L'éternuement

L’objectif de l’éternuement est clair : évacuer les impuretés dans le nez. Les neurones sensitifs déclenchent la procédure d’éternuement et on évacue les merdes. Ce qui est plus marrant, c’est la raison pour laquelle certaines personnes éternuent en voyant une lumière vive. Ce phénomène s’appelle réflexe photo-sternutatoire. Il est probablement lié à une anomalie congénitale bénigne qui touche certains signaux nerveux, lesquels prennent des vessies pour des lanternes et donc de la lumière comme une source d’éternuement normale.

Sinon j’ai acheté un réflex récemment, moi.