Les noms, les villes, ce sont des trucs qui existent tel quel et que l’on prend pour acquis. Rarement on commence à s’interroger sur la bizarrerie de tel ou tel nom pour désigner telle ou telle ville. Mais le lien entre la toponymie d’une ville et ce qu’elle est devenue est parfois absolument incongru – voire carrément honteux, comme des vieilles photos de toi quand tu étais saoul et que tu t’étais vomi sur la chemise.

1. Chicago

Le nom Chicago vient de sikaakwa, un mot miami-illinois (il fut un temps où c’était une langue vivante) qui voulait dire… « oignon sauvage » et aussi « mouffette ». Pour ceux qui l’ignorent, la mouffette est un genre de putois. Bref, la troisième ville des Etats-Unis est en fait un énorme oignon ou un putois. Au choix.

2. Le Cap-Ferret

En gascon, le lieu de tournage des Petits mouchoirs veut dire « tête de ferrugineuse », apparemment en rapport avec l’eau très chargée en fer de sa nappe phréatique mais plus sûrement parce qu’on ne savait pas quoi dire et qu’on a décidé d’intituler la ville suite à une partie de kamoulox.

3. Dubaï

Dubaï est un dérivé du mot arabe dibba ; et dibba, et bah ça veut dire sauterelle. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’avant que des mecs ne se mettent à construire plein de gratte-ciels et des piscines géantes, et bah y’avait un paquet de sauterelles dans le coin. C’est moins classe, pas vrai ?

4. Kuala Lumpur

La capitale de la Malaisie a un nom qui se traduit par « confluence boueuse ». Allez savoir si les Malais appellent également leurs toilettes comme ça.

5. Bordeaux

On aurait tendance à penser que Bordeaux s’appelle comme ça parce que la ville est située au bord de l’eau, et on aurait en partie raison. Mais à l’époque latine, Nordeaux s’appelait Burdigala et burdigala, ça voulait dire « la crique dans la boue ». Et ça se veut un petit Paris. Ha. Ha. Ha.

6. Cuzco

La capitale inca, devenue ville la plus touristique du Pérou et base de toute expédition digne de ce nom en direction du Machu Picchu a une origine assez ridicule. Cuzco, en quechua, signifie en gros « Le rocher du hibou », ce qui pourrait vaguement être poétique si ça n’avait pas aucun sens.

7. Abidjan

L’histoire est géniale. Dans les années 1750, des officiers français en repérage sur le territoire qui allaient devenir la Côté d’Ivoire croisent une jeune paysanne et lui demandent où ils sont. En français, bien sûr, hey ho, si tu parles pas français, t’es pas civilisé. Et la nana, qui ne parlait pas français, de répondre en dioula, le dialecte locale « min-tchan m’bidjan », soit « je viens d’aller couper des feuilles ». Comme les mecs ne comprennent rien, ils retiennent juste m’bidjan et nomment l’endroit comme ça. M’bidjan devient Abidjan et voili voilou.

8. Yaoundé

Même genre d’histoire : des troupes allemandes tombent sur des locaux au milieu de champs à la sortie de la forêt équatoriale et leur parlent pour savoir ce qu’ils fabriquent. Les mecs répondent qu’ils sont des « Mia Wondo », soit des semeurs d’arachide, mais les soldats ne comprennent rien et retiennent que « Yawondo » qui deviendra Yaoundé à la pratique.

9. Karthoum

Les théories sur la toponymie de Karthoum sont nombreuses et contradictoires. Parmi celles-ci, l’une pense que le nom de la ville viendrait de Hartoum, qui veut dire trompe d’éléphant en arabe. Confondre une ville et une trompe d’éléphant, faut le vouloir.

10. Prague

Là encore, la toponymie de la ville est discutée, mais il semblerait que le tchèque Praha, nom officiel de la ville, vienne de Prah, qui signifie desséché, hyper sec, invivable. Apparemment, finalement, on s’en accommodait.

Moi si je créais une ville, je l’appellerais TROPCOOLVILLE.

Sources : Wikipédia, Geogir