Dès lors qu’on parle de faire planer au dessus d’un océan une carlingue de 60 tonnes, on a affaire à des scientifiques. Du coup, pas étonnant que les comportements et les pratiques entourant le voyage aérien soient régulées par des lois carrées. En tapant « selon une étude, les vols en avion… » sur Google, on découvre donc plein de travaux très sérieux pour nous expliquer plus précisément de quoi on parle.

1. Il ne faut pas retenir ses flatulences en avion

Baisse de pression dans la cabine, changement du différentiel entre l’intérieur et l’extérieur du corps, les scientifiques sont formels : l’avion, ça fait péter. A partir de là, le New Zeland Medical Journal rappelle que se retenir de lacher des caisses peut être très mauvais pour la santé, ballonements, symptômes d’indigestion et brûlures d’estomac sans parler du stress que cette retenue génère. Il faut donc péter, idéalement en classe éco (les sièges en tissu absorbent mieux les odeurs que le cuir de la première), surtout qu’entre la clim et le bruit des moteurs, c’est l’impunité assurée.

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2. Il faut acheter ses billets la dernière semaine d'août

Le comparateur de prix Skyscanner a mené l’enquête : les billets les moins chers se chopent dans la semaine du 29 août au 5 septembre. Pourquoi ? Peut-être parce qu’à cette période, les estivants n’ont plus de sous, la demande est donc ridiculement basse. Dès le mois suivant, les potentiels voyageurs commencent à se refaire et sont prêts à dépenser à nouveau en billets d’avion.

3. Votre siège préféré en dit beaucoup sur vous

Une étude menée par EasyJet a montré que le choix de la place idéale en cabine dépendait de la nationalité des passagers et de leur âge. Plus on est vieux, plus on a tendance de se rapprocher du couloir (une question de vessie certainement, mais aussi parce qu’on est blasé et qu’on s’en fout du paysage), et si les Portugais adorent le hublot, les Français s’en désinteressent massivement. Sachez que la place la moins demandée, c’est la 19C (c’est vrai qu’elle est merdique).

4. ... mais votre siège préféré n'est pas nécessairement le plus sûr

Oui, parce que c’est bien beau tout ça, mais en cas d’accident, où faut-il être pour maximiser ses chances ? Des chercheurs se sont dit « bordel, y’a qu’un moyen de le savoir! » et ont mis des mannequins dans un Boeing qu’ils pont délibérément crashé dans un désert mexicain. Outre le fait qu’on est tombé sur une belle équipe de bourrins, sachez que c’est à l’arrière que l’impact est le moins ressenti, la business class prenant plutôt cher. Pour être plus précis, une autre étude, s’est servi de statistiques sur les crashs réels passés pour affirmer que ce sont les sièges centraux des dernières rangées qui sont les plus sûrs, bien coincés entre le fan du hublot et l’amateur de couloir.

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5. L'avion est mauvais pour la santé (oui Monsieur)

L’étude anglo-suédoise prend garde à mettre un conditionnel, mais nous on s’en fout, on dit les choses : risques de thrombose veineuse profonde (on sait pas ce que c’est, mais « thrombose », ça a l’air moche), trouble de la circulation, voire embolie pulmonaire,s risques de cancer de la peau accrus à cause des rayonnements ultraviolets et les radiations cosmiques dangereuses à forte dose. Ajoutons à ça le jet lag qui affaiblit le système immunitaire et conduit à un vieillissement accéléré des cellules. Si un jour vous mourrez, vous saurez que c’est à cause de l’avion (on n’est pas scientifique, mais nous, on le comprend comme ça).

6. La peur de l'avion coûte cher à la société

Un chiffre vertigineux relayé par cet article du Figaro : chaque année dans le monde, 10 millions de voyages professionnels sont annulés par peur de l’avion. Des employés qui se font payer un billet, se dégonflent et y vont en train, en voiture ou pas du tout. Face à cette situation, Air France propose depuis plus de 20 ans un stage pour surmonter cette phobie.

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7. Les vols transatlantiques sont plus longs à cause du réchauffement climatique

On se doutait que les vols agissaient sur l’environnement et contribuaient au réchauffement climatique. Mais la réciproque est vraie : l’Université de Reading au Royaume-Uni a montré que le jet-stream, un courant d’altitude circulant d’ouest en est, est renforcé et rendu plus tortueux par une plus forte concentration de dioxyde de carbone. Ca veut dire qu’aller à New York va être plus long et exigera de boucler sa ceinture plus souvent. Prenez-ça pour ce que c’est : une punition de la Nature. Bien fait.

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8. Il existe un syndrôme de "rage de l'air", et c'est flippant

Et ce phénomène est plus prononcé quand l’avion dispose d’une 1ère classe. La propension des gens à disjoncter est plus ou moins contenue quand tout le monde est dans la même merde. Mais si on perçoit une odeur de cookies au four ou qu’on tire le rideau sur un monde de luxe insolent, là, on a des risques de pétages de plombs.

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C’est bon, vous savez tout, vous pouvez passer votre brevet de pilote.

Pour bien te marrer, même en voyage, c'est Sokodo qu'il te faut.