Le congé maternité, c’est un peu l’équivalent du bonheur il parait. J’dis « il parait », parce que tout le monde n’y a pas vraiment accès, genre quand t’es en free-lance, tu peux te toucher gentiment. Ce congé te permet de te reposer quelques semaines avant l’accouchement, et de profiter de ton nouveau-né quelques semaines après l’avoir pondu. Ce qui est quand même pas mal, faut bien le dire. Mais y’a quelques étapes à suivre, et des trucs à savoir.

1. La déclaration de grossesse

Même si tu penses que le monde entier sait que tu es enceinte, bah en fait c’est pas vrai. Si tu ne préviens pas la CAF et la Sécu, ils ne sauront jamais que tu es enceinte, et tu ne pourras donc pas avoir ton congé maternité. C’est le moment de te lancer dans la paperasse.

2. Il faut être immatriculée à la Sécu depuis au moins 10 mois

Ouais, ça parait logique, mais tout le monde ne le sait pas. Vérifie bien ton régime de Sécurité Sociale et depuis quand tu y es, il serait con de ne pas pouvoir avoir ton congé maternité à cause de ça.

3. Ton employeur doit faire une attestation

Et ce, dès le début de ton congé maternité, en indiquant la date de ton dernier jour de boulot. Cette attestation devra ensuite être envoyée à la Sécurité Sociale, avec tes trois derniers bulletins de salaire.

4. Le congé prénatal et postnatal

Petite leçon d’étymologie: « pré » c’est « avant », et « post » c’est « après ». Du coup, si on te dit que tu as le droit à six semaines de congé prénatal, c’est qu’on parle du moment où tu n’auras pas encore expulsé un ballon de rugby de ton utérus.

5. La durée du congé maternité

Pour un premier enfant, la durée est soumise au Code du Travail, et est donc de six semaines avant l’accouchement, et dix semaines après, pour un total de 16 semaines de congés. Le temps de mater les Feux de l’Amour en boucle.

6. La durée est adaptable en fonction du nombre d’enfants

Si tu as déjà un enfant à charge, la durée ne change pas. Par contre, si tu en as déjà deux, tu obtiens 26 semaines de congé maternité. Si tu attends des jumeaux, c’est 34 semaines, et si tu attends des triplés ou plus (bon courage meuf), c’est 46 semaines.

7. La rémunération diffère selon les boulots

Selon le taf que tu fais, l’indemnisation que tu reçois peut varier. Par exemple, si tu es salariée lambda, tu toucheras 95% de ton salaire net en se basant sur les 3 derniers bulletins de salaire. Par contre si tu es fonctionnaire, tu toucheras l’intégralité de ton salaire (lucky you).

8. Si tu es au taquet, tu peux reprendre le boulot avant la fin du congé

Si tu as récupéré de ton accouchement encore plus rapidement que Kate Middleton, et que t’en as marre d’être coincée chez toi avec un môme qui hurle, tu peux revenir au boulot plus rapidement, mais en respectant un délai de 6 semaines après l’accouchement.

9. On ne peut pas virer une femme enceinte

Enfin, ça c’est dans le cas où ton employeur est au courant de ta grossesse hein. Parce que ton patron ne peut pas deviner que tu es enceinte de 6 semaines, il n’a pas des rayons X dans les yeux. D’où l’importance de signifier rapidement ta grossesse à ta direction.

10. Il faut préparer son retour au taf

Le congé maternité c’est cool, mais y’a un moment où il va bien falloir y retourner et se taper les ragots de Corinne de la compta. Comme pour la déclaration attestant ta date de départ en congé mat’, il faut que tu notifies également ta date de retour, avant de débarquer à l’improviste, ton téléphone bourré de cliché de ton tout petit nouveau-né.

J’espère que tu y vois un peu plus clair à présent !