Bon bah ça y est, vous allez être les parents d’un tout petit truc qui braille et qui n’a pas encore de dents. Youpi, champagne et tout et tout. Bon, par contre, il va falloir lui trouver un prénom à ce bébé, et puis si possible un truc pas trop moche qui lui foutra pas la honte toute sa vie. Il y a quelques étapes incontournables à suivre, si tu ne veux pas le regretter (et qu’il te le fasse regretter plus tard aussi).

1. L'inspiration

Première étape quand on a aucune idée de prénom: feuilleter les gros bouquins où tous les prénoms du monde ou presque sont notés. Ça donne des idées, c’est pas mal. On peut aussi s’inspirer des prénoms les plus donnés ces dernières années, et lire tous les Tops qui en parlent.

2. La négociation

Vous adorez Clitorine, mais pas votre binôme ? Bon bah va falloir s’accorder, parce que c’est quand même mieux d’être d’accord sur le prénom d’un enfant qu’on fait ensemble hein. Les compromis, tout ça tout ça.

3. La vérification

Qui ne se souvient pas de la petite fille que ses parents avaient appelé Mégane ? Jusque là, rien de chelou, sauf que le nom de famille des géniteurs de l’enfant était Renaud, ce qui peut quand même foutre bien la honte à la gosse qui portera le nom d’une bagnole.

4. La vérification étape n°2

Il convient de remonter l’historique amoureux de chacun afin de ne pas donner à votre enfant le prénom de l’un de vos ex. « Pourquoi vous l’avez appelée Juliette votre fille ? – Parce que c’est le prénom de l’amour de jeunesse de son papa ». Ah, bah bonjour le malaise hein.

5. La création

Il y a toujours un moment d’égarement dans la recherche du prénom parfait. Il est tard, vous êtes fatiguée, les hormones font n’imp, et là vous proposez un prénom qui n’a absolument aucun sens et qui serait un handicap social important pour votre enfant. C’est pas grave, ça arrive à tout le monde.

6. La short list

Bravo, vous avez réussi à isoler quelques prénoms qui vous plaisent à tous les deux. Maintenant un conseil : vu que les gens ont toujours une bonne raison d’ouvrir leur gueule, y’a de grandes chances qu’ils te disent sans détours « ah, c’est pas beau comme prénom » quand vous parlerez de vos choix. Donc n’en parlez pas.

7. Les tests en laboratoire

C’est mignon André comme prénom, c’est un peu ancien, ça revient vachement à la mode. Sauf que plus tard, tout le monde l’appellera « Dédé », et t’auras que tes yeux pour pleurer. Donc on vérifie que le diminutif du prénom sera au moins correct (un diminutif joli ça n’existe pas). On vérifie également que ledit prénom va bien avec le nom de famille.

8. La projection

Vous pensez franchement que si vous l’appelez Titouan, il pourra être Président de la République ? Non. Vous pensez vraiment que si vous l’appelez Saindou, elle pourra être avocate en droit international ? Non plus. Pensez à son avenir putain.

9. La psychogénéalogie

Vous avez trop envie d’appeler votre môme Marcel, parce que vous vivez dans le 11ème, que c’est hyper tendance, et qu’en plus c’était aussi le prénom de votre arrière grand-père, c’est sympa comme hommage ? Sauf que le fameux arrière-grand-père a eu une vie horrible, qu’il est mort sous les bombes en 1917, et que lui donner son prénom peut faire des petits dégâts inconscients sans même que vous ne le sachiez.

10. La trouvaille

Ça y est, bravo, vous avez trouvé LE prénom. Celui que vous aimez, qui est original mais pas trop, qui est beau sans être pompeux. Maintenant ne reste plus qu’à faire sortir ce petit être de là où il est fourré. BON COURAGE.

Ou sinon, appelez-le « le bébé », ça facilitera pas mal de trucs. Ou sifflez-le, encore plus simple.