Parce qu’on n’est jamais trop prudent, mieux vaut savoir à quoi on a droit quand on prend l’avion. En cas de retard, d’annulation, mais aussi concernant le vol en lui-même et les petits avantages qu’on peut en tirer pour le rendre plus agréable, on vous dit tout ou presque…

1. En cas de surbooking, vous avez le droit à une indemnisation mais pas seulement

Voyez-vous chers amis voyageurs, il arrive que les compagnies vendent plus de billets qu’elles n’ont de sièges disponibles. Juste histoire de s’assurer d’un bon taux de remplissage, en se basant sur les statistiques concernant les passagers qui ne se présentent pas à la porte d’embarquement. Mais il arrive, que ça coince et que la compagnie soit obligée de demander à des voyageurs de débarquer. La compagnie qui doit vérifier s’il y a des volontaires. Plusieurs options s’offrent alors : a) on se propose et on accepte de descendre de l’appareil (ou de ne pas monter du tout), contre une compensation (de 250 à 400€ pour un vol européen et 600€ pour un vol non-européen de moins de 3000 km) et un remboursement du billet (ou un réacheminement), ou b) on proteste et on se fait violemment tirer hors de l’avion pour ensuite se retrouver sur YouTube afin de jouir d’une célébrité aussi éphémère que fracassante.

2. La compagnie se doit de vous informer en cas de retard et/ou d'annulation de vol

La compagnie est tenue de bien prévenir ses passagers en cas de retard, tout en expliquant la raison de celui-ci, de manière à ce que chacun prenne ses dispositions.

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3. Un important retard doit entraîner une compensation

Si l’annulation (ou le retard) est justifiée, par un problème météorologique par exemple, et si la compagnie a prévenu longtemps à l’avance, aucune compensation n’est obligatoire. Concernant les retards, il y a plusieurs cas de figure mais si le retard excède 2h, la compagnie doit fournir une assistance comme par exemple distribuer des bons repas (ne pas s’attendre à plus qu’un sandwich, une bouteille d’eau et un paquet de chips). Il est également possible de demander le remboursement du billet. Quand le retard en question entraîne de fâcheuses conséquences (dans le cadre d’un voyage professionnel par exemple), on peut aussi demander un dédommagement à la compagnie ou auprès de la DGAC, voire saisir la justice. Par contre, mieux vaut ne pas être pressé car ce genre de démarche a tendance à s’éterniser avant d’aboutir.

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4. La compagnie doit permettre au voyageur de passer au moins deux coups de fil et d'envoyer deux messages en cas d'important retard

C’est un peu comme dans les films quand le mec va en taule. Il a le droit de passer un coup de fil. Ici, c’est presque la même chose, car au fond, un terminal d’aéroport, au bout de quelques heures, peut ressembler à une grande cellule, de laquelle il est impossible de sortir sous peine de ne pas pouvoir prendre son vol. Bon à savoir quand on n’a pas de téléphone ou que celui-ci est déchargé car comme tout un chacun sait, il est parfois difficile d’avoir accès à une prise dans certains aéroports.

5. On peut demander des médicaments

Uniquement des médicaments sans ordonnance. De l’aspirine par exemple, mais aussi des pansements et tout le nécessaire.



6. Il est possible de changer de siège

Quand l’avion n’est pas plein et qu’on est par exemple séparé de ses amis, on peut demander au personnel de bord de changer de siège. Pareil si on veut admirer le paysage par le hublot alors qu’on a réservé pour une place couloir ou que la personne derrière n’arrête pas de taper dans le dossier.

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7. Vous avez le droit de boire de l'alcool

Les vols low cost de courte distance ne sont pas concernés. Sinon, en avion, on peut boire de l’alcool. Du champagne pour commencer le repas, du vin, blanc ou rouge, de la bière et même un petit digestif pour faire passer le plateau repas. Peut-être pas à volonté mais presque (et avec modération). Interdiction formelle de boire de l’alcool de patate de contrebande dans une flasque que vous aurez au préalable introduite dans l’avion.

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8. En cas de bagages perdus, la compagnie doit dédommager

Les conventions de Varsovie et de Montréal prévoient des plafonds d’indemnisation en cas de bagages égarés ou détériorés. Si la valeur des affaires est supérieure à ce plafond, et qu’aucune déclaration n’a été faite au préalable pour justement augmenter ce plafond, tant pis, c’est perdu, il faudra se contenter de ce que la compagnie offre. Il est ainsi conseillé de conserver les preuves de la valeur de ce que les valises contiennent. À noter qu’un bagage est considéré comme perdu à jamais si on ne l’a pas retrouvé dans les 21 premiers jours. Enfin, le passager pourra entamer une procédure d’indemnisation pour détérioration de bagages jusqu’à 2 ans après la découverte du bagage, à condition bien sûr d’avoir toutes les preuves à disposition pour prouver sa bonne foi.

9. On peut visiter le cockpit

Uniquement après l’atterrissage, en demandant poliment. En général, ça marche. Pendant le vol, c’est bien sûr totalement exclu. Sauf si vous êtes le pilote dudit avion…

10. Le déclassement entraîne aussi des compensations

Ce n’est pas le plus fréquent, mais il faut savoir que ça arrive. Parfois on paye pour être en première classe et on se retrouve en classe éco avec le commun des mortels. Si la distance du vol est inférieure à 1500 km, la compagnie dédommage à hauteur de 30% du prix du billet. Dédommagement qui peut aller jusqu’à 75% du prix du billet dans le cas d’un vol de plus de 3500 km en dehors de la zone européenne.

Vous voilà prévenus ! Bon vol !

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