Pour paraphraser une source extrêmement fiable nommée Wikipédia, la mythologie, en gros, c’est un ensemble de mythes et légendes associés à une civilisation ou une religion. Depuis toujours, nous autres petits humains insignifiants, cherchons à expliquer ce que nous ne comprenons pas par des phénomènes surnaturels ou divins. Au delà des dieux bien badass type Zeus, Odin ou Anubis, ces croyances vouaient également un culte à des dieux mineurs, un peu plus spécialisés et parfois dans des domaines vraiment exotiques. Dédicace à mon pote Paulo, le dieu de la chipo aux herbes, grillée au barbeuc’.

1. Carna, déesse romaine des gonds

Carna, une jeune Nymphe effarouchée, aimait se promener dans les bois, séduire les promeneurs et les ramasseurs de champignons, et les semer dans la forêt quand ceux-ci lui courraient après. Jusqu’au jour où elle voulu faire son petit numéro à un type qui passait par là. Mais le problème c’est que c’était pas un type lambda, c’était Janus, le dieu aux deux visages. Grâce à ses yeux dans le dos, il la repéra facilement et lui fit sa petite affaire. En échange de sa virginité arrachée de force, il lui confia la responsabilité charnière d’être déesse des gonds. Oui, des gonds. Janus fut poursuivi par la police pour viol, mais comme c’était un dieu, il s’en est tiré. La politique a pas tellement changé finalement.

2. Matshishkapeu, l'esprit amérindien qui s'exprime à travers les pets

Le peuple Innu, peuple autochtone du Québec et du Canada, vénérait de nombreux esprits qu’ils prenaient pour des dieux. Ces esprits s’adressaient aux hommes pendant les songes, les rêves, à travers certaines personnes comme les sorciers, ou encore dans des roulements de tambours. Il en est cependant un, du nom de Matshishkapeu (à vos souhaits), qui a décidé de s’exprimer à travers les flatulences. Les hommes cherchaient à interpréter les paroles de cet esprit mystérieux, et avaient pour habitude de débattre entre eux afin de pouvoir comprendre le mieux possible quel était le message, en analysant le bruit et les odeurs de leurs pets. Prout hihihihihi.

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3. Sterquilinus, dieu romain du fumier et des matières fécales en général

On reste aux alentours du postérieur pour ce point et après on arrête, promis. Les Romains avaient en effet un dieu de la merde. Flatteur, et on ose pas imaginer à quoi ressemblaient les temples. Il était néanmoins indispensable concernant l’agriculture car il lui fournissait un engrais de choix. On retrouve des dieux de la merde dans de nombreuses civilisations comme le dieu babylonien Shed Bet ha-Kise, ou encore la divinité chinoise Zigu. Caca hihihihihihihi.

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4. Hel, déesse scandinave des morts sans héroïsme

La différence entre une bonne mort et une mauvaise mort ? Pour les Vikings c’est simple, il faut mourir l’arme à la main pour avoir une mort digne de ce nom. Sinon vous êtes une vulgaire merde. Et pour les vulgaires merdes, il y a une déesse particulière. Un boulot bien morne.

5. Xochipilli, dieu aztèque de la défonce et des gigolos

Le Prince des Fleurs. Et quand on dit fleur, on parle ici de plantes hallucinogènes et de champis. C’est un peu le saint patron des dealers en gros. Xochipilli c’est aussi le dieu de l’amour, mais le dieu de l’amour monnayé et entre hommes. Le dieu des gigolos quoi.

6. Terme, dieu des bornes kilométriques et des limites

Putain, les gars. Les bornes kilométriques quoi ! Remarque, il est vrai que les Romains étaient célèbres pour avoir construit des kilomètres et des kilomètres de routes. Et sans péage et aire de repos qui puent la pisse, ce qui est plutôt honorable. Il y avait donc un dieu romain qui veillait sur les bornes placées au bord de la route, nommées les termini en son honneur. Lourde responsabilité. Si vous aviez le malheur de déplacer une borne, ou d’en piquer une pour meubler votre salon, la population avait le droit de vous traquer et de vous tuer. Allez tout de suite reposer cette borne de la D32 qui prend la poussière dans votre entrée où vous l’avez trouvée.

7. Saehrimnir, le cochon-dieu des Scandinaves

Les Vikings se disent par soucis d’équité, que leur bouffe aussi avait le droit à une divinité. Ils ont donc décidé d’inclure au panthéon nordique Saehrimnir, le dieu jambon. Saehrimnir avait une vie pas super rigolote. Tous les matins les dieux le traquaient, finissaient par l’attraper (quand même, ce sont des dieux) et le faisaient bouillir pour se faire une grosse bouffe de sanglier sacré. Mais à la fin du festin, le pauvre Saehrimnir renaissait de ses restes, et repartait gambader dans la forêt en tentant d’échapper à ses tortionnaires. Qui forcément finissaient par se le farcir de nouveau. En tout cas on peut dire qu’ils faisaient gaffe au recyclage les dieux nordiques.

8. Tlazolteotl, déesse aztèque "mangeuse de saleté"

Son surnom de mangeuse de saleté lui vient du fait que Tlazolteotl (oui, on a décidément du mal avec les noms aztèques), était la déesse qui bouffait toutes les impuretés des mourants, avant de bouffer leur corps complètement. Elle était notamment scatophile, c’est pourquoi elle s’entendait bien avec Sterquilinus. Son surnom lui aurait été donné, selon d’autres sources, à cause de ses habitudes sexuelles buccales avec le dieu Quetzalcoatl. Déesse de la pipe donc. Les Aztèques semblaient plutôt portés sur le cul quand même.

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9. Lofn, déesse des amours perdus et illégitimes, de l'adultère quoi

Encore une divinité nordique. Les Vikings, bonnes grosses brutes sanguinaires, aimaient par dessus tout la baston et les femmes. Concernant la baston, il y avait ce qu’il fallait en matière de dieux. Mais pour les femmes, et en particulier pour les relations extra-conjugales, les Vikings avaient besoin d’un prétexte et d’un truc qui leur laisse bonne conscience après un petit viol des familles. Du coup c’est pratique, on a la religion pour ça. Lofn permettait ainsi le rapport entre un homme et une femme à qui le mariage était interdit. Lofn était une déesse qui, bizarrement, était particulièrement appréciée des hommes.

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10. Le dieu inconnu, pour les laissés pour compte

Les Grecs, avec leur panthéon monstrueux, avaient cependant peur d’avoir oublié quelqu’un. Un corps de métier, un animal ou un arbre pas trop courant qui n’aurait pas de dieu à lui. Horreur. Pour pallier leurs potentiels oublis et éviter de vexer les dieux, les Grecs ont créé le dieu inconnu, pour toutes ces espèces ou institution sans dieu. He, pas cons les mecs hein ?!

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La mythologie ça avait quand même de la gueule. Aujourd’hui on a les extra-terrestres et les reptiliens, cimer.

Source : listverse