Ceux d'entre nous qui étaient enfants dans les années 80 ont grandi devant une multitude de dessins animés, pour 98% japonais. Ils nous ont démontré l'étendue de l'imagination de leurs créateurs, mais aussi souvent de leurs fantasmes. Naïfs, purs, innocents, tout ce que vous voulez à l'époque (si, si), nous n'avions pas toujours perçu la touche d'érotisme habilement (ou pas) dissimulée dans ces images. Les producteurs des émissions pour la jeunesse non plus, visiblement. Retour sur quelques bijoux qui ont certainement contribué à l'éducation sexuelle de millions d'actuels trentenaires.

  1. Nicky Larson (1987) : on peut vraiment se demander ce que cette adaptation d'un manga japonais très coquin fabriquait dans... le Club Dorothée ! Destiné aux adultes dans son pays d'origine, ce dessin animé souvent très drôle et décalé raconte les aventures d'un héros détective totalement obsédé, confronté à une clientèle de jolies femmes en détresse. Devant ces belles pépés souvent dénudées, Nicky passe son temps à multiplier les tentatives pour peloter ces charmantes créatures ou les reluquer sous la douche.

  2. Georgie (1983) : Georgie est une pauvre orpheline. Bébé, elle est recueillie par un homme qui se noie en la sauvant. Elle est adoptée par la veuve du héros, qui a déjà deux fils, et va la traiter comme une merde. Mais le pathos sans cul, c'est moins rigolo. Georgie grandit, devient bien gironde, se promène en sous-vêtements (voire pire) et a la fâcheuse tendance à déshabiller tous les mecs qu'elle croise sous prétexte de laver leurs fringues. Elle tombe aussi amoureuse d'un blondinet, à qui elle commence, comme il se doit, par arracher le pantalon pour "le laver", s'ensuivront quelques séances de touche-pipi au fil des épisodes, même si certaines scènes ont été supprimées lors des diffusions en France.

  3. Lady Oscar (1979) : ça sent bon l'ambiguïté et la tension sexuelle, avec même une pointe d'homosexualité latente ! L'action se passe pendant la révolution française, Oscar est un belle jeune femme mais manque de pot, personne le sait. Tout simplement parce que son père, qui en tenait une bonne couche, avait décrété avant sa naissance que ce bébé serait un garçon. Evidemment c'est le déluge de quiproquos coquins : le subordonné d'Oscar, André, tombe amoureux d'elle mais se retient puisqu'il croit que c'est un homme. En plus, Oscar plaît beaucoup aux femmes. Cerise sur le gâteau, le générique, où apparaît la silhouette d'Oscar, nue et ceinturée de ronces... très classe.

  4. Cobra (1982) : dans cette "space adventure" à l'atmosphère futuriste glauque, violente et un poil macho, tous les personnages féminins font au moins un 95D et portent rarement plus qu'un string. En même temps certains sont des robots, la pudeur n'est peut-être pas programmée dans Windaube 3000. L'une des missions confiées à Cobra consiste à retrouver une femme qui porte un grand tatouage sur le dos, représentant un papillon. Cobra se retrouve donc à écumer les boîtes de strip-tease et les douches collectives, et à reluquer longuement moults scènes de danses sensuelles et de savonnages langoureux. Mais c'est pour le boulot, on vous dit !

  5. Signé Cat's eyes (1983) : cette trame permet aux auteurs de montrer les trois bombasses dans les positions les plus suggestives (et vas-y que je rampe dans le conduit d'aération en me tortillant, et vas-y que je mets un bikini pour faire de la plongée...). Une fois encore la censure a privé les spectateurs français des scènes les plus chaudes, puisque même le générique a été édulcoré. Il a quand marqué une génération.

  6. Gigi (1982) : "Gigi, quand tu viens, c'est la magie" comme le dit le générique. Gigi est une petite fille en apparence comme les autres, sauf que c'est une princesse douée de pouvoirs magiques. La mission de Gigi sur Terre est simple : résoudre les petits problèmes des terriens qu'elle rencontre. Jusqu'ici on a tout pour faire un dessin animé bien mièvre, avec rien de coquin. Mais voilà, le principal pouvoir de Gigi, c'est de se transformer à volonté en belle jeune fille qui possède automatiquement les compétences nécessaires selon la situation. Et tout cela n'est donc qu'un prétexte pour montrer la transformation du corps de Gigi, jusqu'à 5 fois par épisode. Sa silhouette nue qui grandit, les jambes galbées, les fesses rondes et les seins qui poussent. Tout ça répété pendant 62 épisodes, ça gâche un peu la magie...
  7. Dragon Ball (1986) : comment oublier les premiers épisodes (les plus délirants par ailleurs), où ce vieux pervers de Tortue Géniale, maître en arts martiaux et incorrigible voyeur, mate sans vergogne les jeunes filles et lit des revues pornos. Cela ne l'empêche pas d'enseigner le combat aux petits Sangoku et Krilin, qui de leur côté aiment à se baigner le kiki à l'air (ça libère les chakras, excellent pour la concentration). Le dessin animé reste plus soft que la version manga, et que sa version japonaise non censurée, mais quand même, ces nippons, quels fripons.

  8. Ranma ½ (1989) : Ranma est un jeune homme bien sous tous rapports, si ce n'est qu'une fois plongé dans l'eau froide il devient une jeune fille (encore une sombre histoire de maléfice). Ranma passe son temps à se casser la gueule dans un bassin, ce qui le change en gonzesse. Et là c'est un vrai bordel, on retrouve les amours compliquées et l'ambiguïté sexuelle chères aux nippons. Ranma version garçon est fiancé à Akane (Adeline en VF), mais chacun se traîne une tripotée de prétendants jaloux et envahissants, tandis que Ranma version fille se fait courir après par un crétin libidineux...
  9. Juliette je t'aime (1986) : Hugo, étudiant timide, tombe amoureux de Juliette, nouvelle gérante de la pension où il habite. Les autres locataires sont un ramassis de fêtards totalement déjantés, qui passent leur temps à entraîner Hugo et Juliette dans leurs beuveries. Parmi eux, il y a Charlotte, la chaudasse qui se promène en déshabillé transparent et qui, une fois bien imbibée de saké, ne manque jamais de venir se frotter les obus sur Hugo, histoire de le dérider et de l'empêcher de bosser pour ses partiels. Mais une fois que les scènes de beuveries ont été supprimées, c'est un dessin animé pour enfants, il paraît. La nympho à moitié à poil, bizarrement, ils l'ont gardée.

  10. Candy Candy (1976) : vous le croyiez mièvre et innocent ce dessin animé ? Que nenni. Beaucoup de scènes cachent un double sens. Candy en train de faire un rêve érotique par exemple. Si, si. Retranscription de l'action, et surtout du texte : Candy, devenue adolescente, dort à poings fermés, lorsque soudain elle se met à gémir sur un ton suave "Anthony... Oooh oui, Anthony, vas-y !!! Ouiiii !!!". Suivent des images de son rêve, où le bellâtre est en train de gagner une course de chevaux... On nous la fait pas. Sans parler de l'effet "saccadé" plutôt suggestif dans la fameuse scène de la balade romantique au galop (décidément les chevaux ça cache toujours quelque chose dans ce dessin animé)... "Reste bien dans mes bras, Candy !", mais oui bien sûr...

Et vous, quand vous étiez petits, vous en avez regardé, des dessins animés moins innocents qu'ils n'en avaient l'air ?

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