Tout le monde connait le quart d’heure de gloire pronostiqué par Warhol et mis en pratique par la téléréalité. Mais ce quart d’heure est presque optimiste au regard de certains parcours artistiques ou sportifs dont la postérité relève davantage de la poignée de seconde que du quart d’heure. Soyez en assurés, on pense à vous pauvres gloires toute tristes.

1. Indila

« Tourner dans le vide » pourrait être le nom de son biopic. Après le succès, on imagine que les salles de concert ne sont en effet pas si remplies que ça… Alors qu’elle avait annoncé un nouvel album fin 2014, 4 ans plus tard, pas de nouvelles. Bonnes nouvelles ?

2. François Bayrou

Le ministre de la Justice le plus éphémère de l’histoire : un petit mois avant d’être débarqué, la faute à une mise en cause implicite dans l’affaire des emplois fictifs du Modem. Depuis, bah… Il est Président du Modem, hein, pas de doute là-dessus. Plus de doute sur l’existence réelle du Modem, par contre, ce qui signifie probablement qu’il occupe réellement un emploi fictif.

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3. Emma Daumas

La meuf était la grande gagnante respectable de la Star’Ac’ et a bien vendu des albums pendant 3 ou 4 ans. Et puis vers 2010, le grand vide, le rien : radios régionales et « ah ça me dit quelque chose, Emma Daumas, c’est qui déjà ? » Et alors là faut reconnaître qu’elle a bien joué le coup en sortant un bouquin inspiré de cette expérience de gloire éphémère, Supernova.

4. Thomas Thévenoud

Secrétaire d’Etat pendant 9 jours avant d’être rattrapé par sa « phobie administrative ». Admirons tout de même le fait qu’il ait eu la présence d’esprit de déposer l’expression pour fabriquer des t-shirts et ainsi pouvoir payer ses arriérés d’impôts.

5. François Fillon

Souvenez-vous : novembre 2016, après une victoire surprise à la primaire de la droite, François Fillon vient de s’assurer la victoire à l’élection présidentielle de 2017. Des scandales familialo-financiers plus tard, le voilà lâché par tout son camp, s’entêtant tout seul à aller au bout et échouant à se qualifier au deuxième tour de la présidentielle. Carrière foutue en deux mois. Bravo François.

6. Mohammed ben Salmane Al Saoud

Présenté comme un réformateur moderniste avec qui l’Arabie Saoudite allait enfin devenir un allié fréquentable sur la scène internationale à son accession au pouvoir en 2017, MBS a commencé par purger l’intégralité du régime pour s’assurer la concentration du pouvoir ; passe encore. Mais le meurtre de Jamal Khashoggi a achevé de détruire la petite aura du prince héritier et et l’isoler sur la scène internationale.

7. Graham McRae

Champion de formule 5000, Graham McRae avait intégré l’écurie Williams de formule 1 en 1973 en portant énormément d’espoirs. Qualifié à la 28ème place pour le grand prix d’Angleterre, McRae n’est pas même parvenu à faire un tour complet de piste. Et c’était la seule et unique apparition du mec en formule 1. Pas de chance.

8. Bielsa

Arrivé à Lille comme un sauveur potentiel du club en 2017, Bielsa dirige une équipe avant-dernière de Ligue 1 à la mi-saison et se fait limoger (à moins qu’il ne démissionne, on ne sait pas vraiment, c’et pas clair cette histoire). Le sauveur.

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9. Franck Jurietti

Devenir international, c’est un peu le rêve pour tout footballeur de haut-niveau. Jurietti a la chance d’avoir accédé à ce statut. Pendant 5 secondes. Pendant un amical France-Chypre en 2005. 5 secondes. Et plus jamais sélectionné. Ha. Ha. Ha.

10. Alain Poher

Quand De Gaulle démissionne, en 1969, il faut bien assurer l’intérim de la présidence de la République en attendant l’organisation des élections. Et c’est au Président du Sénat de s’y coller, en l’occurrence Alain Poher. Président de la république, tout simplement, le mec. Il se prend à s’y croire et décide de se présenter devant les Français contre l’héritier gaulliste désigné, Pompidou. Et de se prendre une claque qui met fin à sa destinée nationale. Il aura quand même la chance de reprendre un petit mois du service à la mort de Pompidou.

Il faut profiter de l’instant présent.