On a tendance à penser que plus on remonte dans le temps, plus les hommes et femmes étaient étroits d’esprit et peu enclins à la tolérance envers toutes les orientations sexuelles. Et bien, surpriiise, c’est faux. Il existe bien des cultures tout au long de l’Histoire qui étaient tout à fait gay-friendly. Néanmoins vous constaterez rapidement qu’elles avaient d’autres réticences.

1. La Grèce Antique qui ne distingue pas l'hétérosexualité de l'homosexualité

Les Grecs, à l’époque, se contrefoutent du sexe et du genre de la personne qu’ils ont en face d’eux. Selon Plutarque, ce qui compte avant tout ce sont les qualités personnelles. Pendant cette période, il arrive souvent qu’un homme forme un jeune éphèbe à devenir un citoyen qui est, alors, en même temps son élève et son amant (pratique que l’on qualifie de « pédérastie » sans la connotation qu’on lui donne par la suite). Cette relation ne perdure, en général, pas au-delà d’un certain âge (environ 40 ans).

2. Chez les Gaulois et Celtes, l'homosexualité est courante parmi les combattants

Ce sont les écrits des auteurs grecs qui le relatent puisqu’il n’existe pas de témoignage écrit. Selon eux, ces derniers sont très enclins aux rapports amoureux entre soldats. Aristote indique, par ailleurs, que les Celtes « honorent l’amour viril ». Ils partagent avec les Grecs, la pratique de la pédérastie à l’occasion de laquelle l’on forme un jeune guerrier en échange de faveurs sexuelles.

3. La civilisation Zapotèque, qui plus est, société matriarcale

Civilisation précolombienne particulièrement en avance sur son temps, elle serait vieille de plus de 2500 ans. Dans cette culture, on appelle « muxhe » une personne qui se considère du sexe féminin. Souvent, les muxhes peuvent entretenir des relations homosexuelles avec de jeunes hommes. Cette pratique est renforcée par le fait que la virginité de la fille est essentielle avant son mariage… On n’est pas encore sur une équité maximale.

4. Les Étrusques étaient également très ouverts

Grâces aux nombreuses fouilles archéologiques, on a pu constater que les Étrusques étaient sexuellement très libérés. En témoigne notamment cette fresque dite de La Tombe du Plongeur que l’on a découvert dans les années 70′.

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5. La Chine Ancienne et ses amitiés pas vraiment platoniques

Confucius considère que les hommes et les femmes doivent s’en tenir à leurs rôles traditionnels. Néanmoins, la pratique de l’homosexualité n’est pas condamnée, ni considérée comme un pêché. Par ailleurs, l’Empereur Han Aidi de la dynastie des Han régnant de -7 à -1 avant J-C était le plus connu des 10 empereurs homosexuels du même lignage. On lui doit l’expression de la « passion de la manche coupée » qui est un euphémisme pour qualifier les amours entre deux hommes. Son amant Dong Xian s’était endormi sur le bras de ce dernier qui, devant partir s’occuper d’affaire urgente, préféra découper son vêtement plutôt que de le réveiller.

6. Le Japon Médiéval et le "Shudo"

C’est au 15ème siècle que le terme apparaît. Cependant, cette pratique existe depuis longtemps entre samouraïs et élèves. On pourrait l’assimiler à la pédérastie grecque dont il fut question plus tôt. Dans la culture japonaise du Moyen-Âge, cette appréhension de l’amour entre hommes s’accompagne, en revanche, d’une très forte misogynie : l’on va avoir tendance à considérer les relations avec les femmes frivoles ou pesantes contrairement à celles homosexuelles considérées comme résultat d’un véritable amour. C’est à la fin du 19ème siècle qu’on a commencé à condamner grandement l’homosexualité. Hop, le retour en arrière.

7. En Afrique, certaines tribus institutionnalisent même l'homosexualité comme le peuple des Gangellas en Angola

Il faut qu’un jeune homme de 18 ans demande officiellement aux parents d’un garçon qui lui plaît s’il peut entretenir des relations avec ce dernier que l’on appelle « katuma ». Ils peuvent alors être amants même après que le premier ait épousé une femme. L’union se termine lorsque le second se marie également. On considère que c’est une « phase de transition » chez l’homme, néanmoins elle peut durer au-delà. Mais bon, mieux vaut être discret, le risque étant d’être accusé de sorcellerie. Pas cool.

8. Les Perses et la poésie homosexuelle

En Afghanistan, Mahmoud de Ghaznî, Empereur possède de nombreux amants. Par ailleurs, dans la littérature perse qui relate bien des histoires d’amour homosexuelles, on identifie de nombreux poèmes qui sont, en général, écrits par des hommes pour d’autres hommes.

9. Le Berlin des années 20 (masqué par la répression des nazis envers les homosexuels)

Paradoxalement, la dépénalisation n’a eu lieu qu’en 1968. Mais jusqu’alors, le chemin vers la tolérance est pris bien avant ses voisins limitrophes. Dès 1887, Karl Heinrich Ulrichs soutient l’abrogation des lois pénalisant l’homosexualité devant plus de 500 sommités du monde judiciaire. Peu de temps après, le Comité Scientifique Humanitaire est fondé : il s’agit du tout premier organisme luttant pour les droits des homosexuels jamais créé. Dans les années 20s, la littérature, le cinéma et les arts s’inspirent de ce mouvement et c’est hélas les déboires boursiers et le début de la guerre qui entravent (très gravement) cette fulgurante progression.

On espère que vous en avez appris un peu à la lecture de ce petit top. Et si ce n’est pas le cas, on est impressionné par le puits de culture que vous êtes. Cœur sur vous. Amour et tolérance également.

Source : Listverse, Wikipédia, Wikipédia, Ulyces.co, Tel Archives Ouvertes

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