S’il y a bien un truc qu’on préférerait éviter dans la vie c’est de parler de la mort à nos enfants, ou aux enfants en général. On se dit toujours que les enfants sont d’innocentes petites têtes naïves qu’il faut à tout prix préserver de la tristesse et des sombres réalités du monde. Bah en fait non. Les enfants ont beau être des enfants, on peut tout de même leur parler de choses graves. Et ça part en escalade de LOL.

1. Tout d'abord, il ne faut pas avoir peur d'en parler

Encore une fois, on a tendance à croire que les tout petits nenfants (oui oui, avec un « n » devant) ne doivent absolument pas entendre parler de mort. Du coup, on fuit le sujet, on essaie de surtout pas en parler, jamais, même si c’est l’enfant qui pose lui même les questions. C’est le pire truc à faire ! Certes tu peux épargner à ton gosse tes problèmes de cul avec ton mec ou ta meuf ou tout autre problème de type périphérique, mais quand ça cause de mort, là il ne faut plus laisser faire le silence.

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2. Pas besoin de t'engager sur des grandes théories sur la vie, la mort, il faut répondre simplement

Quand on parle de mort à un enfant on veut pas dire de trucs trop concrets du genre « bah tu sais le corps après il est rongé par les vers et ça sent le pet d’huître ». Alors on se laisse embarquer dans de grandes tirades sur l’infini, les étoiles et tout le tralala. Alors pourquoi pas hein, mais c’est un peu repousser le problème. Le mieux c’est encore de répondre le plus simplement, d’expliquer que la mort concerne tout le monde, les méchants comme les gentils, les vieux comme les jeunes et que c’est naturel même si ça cause de la peine.

3. Il faut que l'enfant puisse parler de la mort avec quelqu'un de confiance si c'est pas quelqu'un de proche

Oui bon ça tombe sous le sens en même temps mais c’est bien de le préciser. Si les parents d’un enfant sont morts, on va plutôt pas demander à un passant dans la rue d’en parler tranquillou.

4. Ne pas mentir en racontant n'importe quoi

« Tu vois tonton ? Bah en fait il fait une grosse sieste qui va durer quelques années, genre tellement d’années que c’est même pas sûr que tu le revois dans ta vie et que du coup on s’est dit que ce serait plus sympa de le mettre dans une boîte et de l’enterrer. Mais il va bien hein. » ou encore « Ah ton chien kiki ? Bah on l’a emmené à la ferme il était beaucoup plus heureux là bas, mais le problème c’est que la ferme est dans une quatrième dimension et que du coup le seul moyen de communiquer avec ton chien c’est de parler à ce petit talus de terre dans le jardin sur lequel on a planté une photo de ton Kiki ». C’est gentil mais non.

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5. L'encourager à assister aux funérailles

Attention, il ne s’agit pas de faire du forcing en le traînant par les cheveux pour qu’il aille sangloter sur la tombe. Mais psychologiquement, il est toujours conseillé d’assister aux obsèques même d’un parent proche afin qu’il participe activement au processus de deuil.

6. Lui proposer de s'exprimer sur le sujet à travers des dessins ou des textes

Là encore, il est conseillé d’inciter l’enfant à s’exprimer au maximum sur le sujet, qu’il le fasse de vive voix ou à l’écrit ou dans un dessin, le tout c’est qu’il ne reste pas seul avec ses questions, ses angoisses et sa tristesse sinon on pourra pas l’aider beaucoup.

7. Il faut bien piger que les enfant de moins de 9 ans n'ont pas intégré le caractère définitif de la mort

Dans l’enfance il y a différentes étapes d’appréhension de la mort. Avant 9 ans, on croit encore qu’après la mort on revit (en même temps ces gros boloss ils croient encore au père Noël ahahaa les bouffons !) donc c’est bien de leur expliquer que leur maman morte bah elle est bien morte de chez morte quoi…. Bah oui mais attendez j’ai pas dit que c’était une partie de plaisir moi hein.

8. Lui donner un billet de 20 € et partir en courant

Je sais pas si ça peut l’aider à surmonter son deuil mais au moins avec 20 € il pourra se faire un bon resto avec un petit verre de pinard. Un truc qui fait toujours un peu plaisir à moins qu’on ne soit pas une personne normalement constituée.

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9. Le caler 72 heures devant toute la filmographie de Wes Craven avant de lui faire regarder Bambi en boucle

Normalement ça devrait le préparer assez bien psychologiquement et après tu n’as plus qu’à te suicider devant lui pour voir s’il a bien compris la leçon et si tout va bien il devrait commencer à éviscérer des chatons avant d’entrer dans le secondaire.

10. Le tuer immédiatement pour éviter le sujet

C’est un peu radical mais ce sera certainement moins difficile d’apprendre à des parents que leur enfant est mort que l’inverse. Non ? Enfin je crois. Je sais pas moi hein j’propose.

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Moi perso je me rappelle à 7 ans mon poisson rouge a sauté par la fenêtre. Mais on m’a dit qu’il s’était juste fait pousser des ailes donc ça va.

Source :

Psychologies

Pomme d’Api