Alors qu’on paye sans broncher à peu près tout ce qu’on achète en France, il suffit de se retrouver à l’étranger, pour vouloir tout marchander ou presque. Et à ce petit jeu de la négo, mieux vaut maîtriser certaines règles de base, histoire de ne pas se faire plumer comme un touriste.

1. Choisissez le bon endroit et le bon moment dans la journée

On ne marchande pas de la même façon dans une boutique d’aéroport, un repère à touristes, ou une échoppe dans la rue. Parfois même, il suffit de changer de trottoir pour trouver des tarifs nettement plus attractifs. Evitez également les moments de la journée où il y a foule. Le matin permet souvent de faire de bonnes affaires, notamment en Asie, où les vendeurs sont souvent prêts à consentir à de gros efforts sur le prix, uniquement par superstition afin de se garantir une bonne journée en termes de business. Ce serait idiot de ne pas en profiter, à condition d’arriver à vous lever avant midi.

#vietnam #hilltribe #ethnicminority #sapavietnam #sapa #haggle #barter #streetstyle #streetmarket #sapa

A post shared by ?Jennie? (@jenhoogs) on

2. Gardez toujours le sourire

Quoi qu’il arrive pendant vos marchandages, gardez le sourire, soyez avenant. Prenez votre temps, vous n’êtes pas en face d’un vendeur de fenêtres prêt à tout pour vous endetter sur les 15 prochaines années. Marchander en voyage doit rester un jeu, et votre sourire fait partie de vos meilleurs atouts.

Making friends with REALsyrupbro bargaining steez #haggle #toocheaptobeat #REALsyrupbros #caughtontheinside #fuckme

A post shared by theREALsyrupbros (@therealsyrupbros) on

3. Evitez d’utiliser la calculette de votre smartphone

Elle fonctionne très bien et peut vous aider à afficher le prix que vous voulez sans trop galérer avec la langue, mais votre smartphone peut surtout rappeler votre statut de touriste nanti, qui a les moyens de payer un peu plus cher que les autres. C’est vrai que marchander pour obtenir une remise de l’équivalent de 2 euros quand on est prêt à lâcher 500 boules dans un téléphone, ce n’est pas très crédible.

4. Renseignez-vous sur le coût de la vie

Il ne s’agit évidemment pas de faire une étude de marché avant d’acheter une babiole, mais d’avoir une idée approximative du niveau de vie sur place. Pour y voir plus clair, jetez un œil aux prix des biens de consommation courante, genre du pain, ou des fruits. En évitant si possible les quartiers touristiques. Autre possibilité, regarder sur Internet le salaire moyen pratiqué dans le pays. Après, si vous vous trouvez à Cuba, vous allez galérer vu qu’il y a 2 monnaies et donc 2 tarifs, selon que vous êtes un touriste ou un local. On ne peut pas gagner à tous les coups hein.

#beauté de #LaHavane

A post shared by Danielle Hébert (@daniellebouille) on

5. Ne demandez jamais de réduction

En disant ça, c’est déjà admettre que le prix que le vendeur vient de vous donner, n’est pas déconnant, et que vous aimeriez simplement une petite ristourne supplémentaire. Dites plutôt que l’article vous plaît et que vous aimeriez l’acheter pour un prix nettement plus bas. Et laissez le vendeur mariner, le temps qu’il réfléchisse à une meilleure offre, ou qu’il vous demande le prix que vous aimeriez idéalement payer.

So who wants a discount? ?

A post shared by Marj Garcia Jargue (@marjmallow03) on

6. Commencez par proposer un prix (très) bas

Il n’est pas rare, selon les pays où vous vous trouvez, que les prix de départ soient 2 à 3 fois plus élevés que le tarif normal. Et puisque le vendeur vous demande votre prix, autant tester sa réaction en proposant un tarif honteusement bas, par exemple 20 % du prix de départ (soit 80% de remise). Généralement, votre interlocuteur va s’étouffer, c’est bon signe, celui que la vraie négo peut commencer et qu’il va devoir abattre ses cartes et dévoiler sa marge de négociation.

7. Laissez le silence parler pour vous

En matière de marchandage aussi, le silence vaut souvent mieux que de longs discours, surtout quand vous baragouinez difficilement 3 mots de la langue locale. N’hésitez pas à laisser des respirations lorsque la négociation semble bloquée. C’est un peu comme à 1, 2, 3 soleil : le premier qui bouge en faisant une nouvelle offre, a perdu… ou presque.

8. Faites semblant de partir

Si vous aimez vous sentir désiré(e), cette technique va vous faire un bien fou. Lorsque vous sentez que vous n’obtiendrez pas le prix souhaité, n’insistez pas, remerciez le vendeur et faites mine de vous en aller. 9 fois sur 10, ce dernier vous rattrapera pour vous faire une nouvelle offre, faignant le désespoir de celui à qui on vient d’arracher un bras. Et si personne ne vous retient, c’est peut-être que vous avez été trop gourmand. Vous le saurez pour la prochaine fois.

9. Relevez un petit défaut

Un point de peinture qui a sauté, un fil décousu, ou tout simplement une couleur ou un motif qui vous plaît moyen, faites-en part au vendeur et expliquez-lui que vous auriez aimé l’acheter mais à un prix plus bas. Ca fait un peu marchand de tapis, mais c’est une technique de rabat-joie qui fonctionne généralement bien.

10. Ne chipotez pas pour quelques centimes

Le temps c’est de l’argent. Enfin presque, si c’était vrai on serait depuis longtemps millionnaires, vu le temps qu’on passe à glander. Mais gardez quand même à l’esprit cette phrase toute faite lorsque vous marchandez. Si la patience fait partie du jeu, il faut aussi savoir passer à autre chose et ne pas se bagarrer pour gratter quelques centimes ou euros supplémentaires. L’idée est que le vendeur et vous, soyez satisfaits de la transaction, et non que l’un se sente floué et aie l’impression d’avoir perdu son temps… et donc son argent.

Et si je te demande en plus, des cacahuètes, cette veste bleue qui est jolie et que je te paye plus tard, tu vas pas me dire que c’est possible ?

Source : journeywonders.com