Le consentement, c’est savoir dire « oui » ou « non » quand il s’agit de notre corps. Pour pas mal de personnes, il semble être compliqué de comprendre où se situe la limite, la barrière du « non », et l’acceptation de ce mot. Et c’est pour cela qu’il est primordial d’apprendre cette notion aux plus jeunes, filles comme garçons.

1. Le plus tôt c’est fait, mieux c’est

On pense souvent qu’on a le temps d’attendre la puberté, l’adolescence, pour parler de consentement, de sexualité, de rapports avec les autres. Et bien non. Dès l’âge de 3 ans, un enfant peut comprendre qu’il peut dire non, et qu’il n’a pas à forcer les autres à recevoir ou imposer son affection physique.

2. Utiliser des mots adaptés

Quand la fameuse question tant redoutée par les parents, à savoir « comment est-ce qu’on fait les enfants ? » est balancée entre le fromage et le dessert par votre héritier, le mieux n’est pas de dire un truc du style « c’est se faire un câlin », car ça peut carrément l’embrouiller et prêter à confusion. Il peut-être plus adapté de dire par exemple que « c’est s’embrasser avec tout le corps », comme le conseille l’éducatrice spécialisée Emilie Parent.

3. Ça concerne autant les petites filles que les petits garçons

On apprend souvent la notion de consentement aux petites filles en leur disant qu’elles doivent savoir dire « non » pour les protéger d’une éventuelle agression sexuelle. Mais il est tout aussi important d’expliquer cette notion de consentement aux petits garçons, qui pourraient être victimes eux aussi d’abus, ou être potentiellement des agresseurs (parfois sans même s’en rendre compte) plus tard en grandissant.

4. Lui apprendre que son corps est à lui, et rien qu’à lui

Et que personne, jamais personne, n’a le droit de le toucher sans son accord, et encore moins le forcer à faire quoi que ce soit avec, s’il ne le veut pas. L’enfant se laisse souvent entraîner par l’effet de groupe et la notion de consentement peut être assez abstraite pour lui, c’est pour cela qu’il faut l’éduquer au plus tôt.

5. Il faut favoriser la prise de parole chez les petits

Lorsqu’une petite fille raconte qu’un copain de classe a baissé sa culotte pour voir à quoi ça ressemblait dessous, il ne faut surtout pas minimiser l’évènement, en se disant que c’est un acte innocent et sans conséquences. C’est faux, il y a des conséquences, et des traumatismes.

6. Lui faire lire des livres ou regarder des vidéos qui traitent du sujet

Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec ce genre de discussion, parce que ce n’est pas votre truc ou que vous avez vous-même un rapport à la sexualité qui n’est pas totalement serein, il existe des planches de BD ou des courtes vidéos qui peuvent être vues par les plus jeunes et qui expliquent très bien cette notion de consentement.

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7. Ne pas penser qu’il/elle est trop petit(e) pour comprendre

Un enfant commence à se questionner sur la sexualité et la découverte de l’autre à partir de 3 ans, et il est parfaitement capable, avec un vocabulaire adapté, de comprendre ce que vous lui expliquez. Il ne faut pas prendre le prétexte de l’âge pour éviter de parler de ce sujet primordial.

8. Parler de consentement avec un petit, ce n’est pas forcément parler de sexualité

On ne vous dit pas de lui dire à 3 ans comment vous l’avez fabriqué, sextape à l’appui. On se calme. Parler de consentement, ça peut se traduire par des actes simples, comme ne pas être obligé de faire un bisou sur la joue si on ne le veut pas, ne pas être obligé de faire un câlin, de tenir la main de quelqu’un, etc. On ne parle pas tout de suite de reproduction, si l’âge n’est pas adapté.

9. Ne pas faire les mêmes erreurs que nos parents

Vous vous souvenez, quand vos parents disaient « sois gentil et fais un bisou à la dame » ? Grosse erreur malheureusement. Ce genre de tics verbaux sont la représentation typique du manque de consentement, celui qu’on impose aux enfants, alors qu’il peuvent juste se contenter de faire un signe de la main ou de dire « au revoir », sans devoir forcément avoir un contact physique non désiré avec une personne. On peut apprendre la politesse, sans obligatoirement faire un bisou à Tatie Suzette qui pique de la moustache.

10. Adapter son discours à chaque âge

A trois, six, neuf, douze ans, on ne va pas expliquer les choses de la même manière, bien évidemment. Mais qu’il y a malheureusement des cas de viol en réunion dès le collège, on peut se dire que oui, expliquer ce qu’est le consentement, ce n’est jamais trop tôt.

Et vous, vous abordez comment le sujet ?