Alors qu’on se scandalise tous de l’horrible situation dans laquelle sont plongés Laura Smet et David Hallyday, déshérités par leur iconique de père, il nous semblait juste de revenir sur les vraies astuces pour déshériter ses enfants au cas où votre idole vous aurait donné de bonnes idées concernant votre progéniture. Parce que parfois, on a juste pas envie de leur filer tout notre pognon et même si le code civil nous y oblige, on peut trouver quelques astuces.

1. L'assurance-vie

C’est le truc le plus simple, le moins galère et qui a priori t’évite le plus les embrouilles avec tes enfants ingrats. Cette assurance te permet de favoriser la personne de ton choix (autre que ton enfant, donc) et d’indiquer son nom comme bénéficiaire du contrat. Si tu crèves, la totalité de cette somme lui reviendra sans rentrer en ligne de compte dans le reste de l’héritage. Toutefois, si tu as vraiment des enfants ultra en dèche et ultra pas contents de pas avoir leurs sous-sous, ils peuvent intenter une action en justice. On leur donne raison s’il est avéré le montant de l’assurance vie est trop élevé par rapport au patrimoine personnel du défunt (et que ça sent un peu l’arnaque cette affaire).

Source photo : Giphy

2. Un contrat de mariage pas piqué des hannetons

Oui parce que généralement quand on déshérite ses enfants c’est plutôt pour filer des billes à son mec ou sa meuf et pas à son concierge (pas cool pour le concierge). Du coup, pour ce faire il est de bon ton de gérer son mariage comme il se doit afin que le conjoint soit prioritaire sur la réserve héréditaire. Pour cela, le mieux c’est de se marier sous le régime de la communauté universelle avec une clause d’attribution ­intégrale au conjoint survivant. Comme ça youpi, dès qu’un des époux meurt, l’autre récupère tout le flouze et rien ne va aux enfants (en revanche, si le deuxième parent meurt bon bah c’est sûr y’a un moment, ça retombe sur les gosses).

3. Faire des donations de ton vivant à l'enfant que tu préfères le plus

Ou à n’importe qui que tu aimes bien d’ailleurs, le principe d’une donation c’est que tu fais un peu ce que tu veux. Enfin non, pas vraiment. Parce qu’à ta mort on calcule aussi le nombre de dons que tu as fait et on voit si ça ne dépasse pas la quotité disponible (en gros c’est la valeur qui doit de fait revenir à tes enfants). Donc calme-toi sur les donations sauf si tu as des enfants détendus du string qui acceptent d’être en partie déshérités au profit d’un tiers (genre la personne qui a changé tes couches jusqu’à ton dernier soupir) ou une association caritative.

Source photo : Giphy

4. Déménager avant de clamser dans un pays qui est plus flexible sur les obligations d'héritage

Et ça c’est que depuis 2015 (et c’est ce qui s’est passé d’ailleurs avec papa Johnny dont la résidence principale était aux Etats-Unis), on peut choisir entre la loi française et la loi du pays dans lequel on vit. Or dans certains pays comme le Royaume-Uni, la réserve héréditaire n’existe pas, on peut donc déshériter nos enfants tranquillou billou.

5. Changer de nationalité

Ça demande un peu de taff bon ouais d’accord mais au moins après seule la loi de ton pays d’adoption s’applique et en aucun cas la loi française. Du coup, joue pas au con fais bien gaffe à changer de nationalité pour un pays qui autorise totalement le déshéritage, sinon ce serait ballot.

Source photo : Giphy

6. Soupçonner ton gosse d'avoir envie de te buter

Il est possible en effet d’être inéligible à l’héritage quand on se comporte très mal comme par exemple menacer de mort son parent ou même de mettre ce projet à exécution. Si jamais on n’est pas en prison, on peut se voir siffler l’héritage. Donc fais en sorte que tes enfants te détestent assez pour qu’ils fassent une tentative d’assassinat et là tu devrais être tranquille. ET BIM ILS SE SERONT BIEN FAITS EU.

7. Retirer tout ton argent de la banque et de mettre dans un sac et enterrer le sac dans un endroit secret

Et si quelqu’un trouve le sac un jour, engager un processus d’autodestruction aui enflammera les billets. Comme ça personne n’en profitera jamais !

Source photo : Giphy

8. Ne pas mourir du tout

Dans l’hypothèse d’une immortalité, tu devrais en effet ne plus être confronté aux problèmes d’héritage puisque l’absence de mortalité devrait te faire survivre à tes propres enfants. Cela dit, même si ces derniers sont également dotés d’immortalité, ils n’auront pas plus de raison d’hériter puisque tu es toujours vivant. L’un dans l’autre, cette immortalité arrange bien tes affaires !!!

9. Ne pas faire d'enfants au préalable

Pas d’enfant, pas d’héritage ; pas d’héritage, pas de problème ; pas de problème, pas de problème…

10. Faire des enfants puis les pousser discrètement au bord d'une jolie falaise OUSP

Cf. point précédent.

Eh j’veux pas dire mais toute cette histoire d’hérédité ça date du Code Napoléon quand même, c’était pour garantir l’égalité des fistons tout en valorisant la puissance paternelle. Aujourd’hui, on peut admettre que le schéma familial a un poil changé et donc que l’héritage de devrait pas aller de soi peut-être si ça se trouve.

Source :

Le Monde

L’Humanité

Source image