Ça va ensemble, quand on publie un top sur Facebook, y’a les commentaires qui vont avec. C’est comme ça, c’est comme un Kinder Surprise avec la surprise, du comté avec du pain, Boris Johnson avec ses cheveux moches. C’est indissociable. Et bien qu’il soit quand même assez simple de comprendre qu’on écrit majoritairement des trucs humoristiques et le plus souvent généralistes, y’en a certains qui continuent à ne pas trop piger le principe. On ne vous en veut pas hein, mais s’il vous plait, buvez une tisane avant de commenter, ça pourrait peut-être vous détendre un peu.

1. Ceux qui disent que le top est merdique parce que ça ne les concerne pas

On écrit, par exemple, un article sur les objets dont on peut se passer à la naissance d’un enfant, selon notre expérience et après des petits sondages faits auprès des populations concernées, et les résultats concernent donc le plus grand nombre. Mais non visiblement, y’en a toujours un ou deux qui ont besoin d’exprimer haut et fort que ce top est de la merde, parce qu’ils ne sont pas d’accord. Tu as le droit de ne pas être d’accord hein, mais c’est pas la peine d’être méchant non plus.

2. Ceux qui demandent à ce que le rédacteur soit viré

Parce qu’il ou elle n’a pas exactement décrit leur quotidien, les travers de leur propre enfant ou que la généralité décrite était trop générale à leur goût, ils n’hésitent pas à demander que celui ou celle qui a écrit l’article soit viré et brûlé vif sur la place publique, fourche au poing et caméra prête à filmer le tout. C’est gentil ça, merci.

3. Ceux qui disent qu’on ne peut pas rire de tout

Selon eux, on a pas le droit de rire de l’allaitement, des profs, des auxiliaires de puériculture, des températures en hiver et des prénoms les plus chelou donnés à des enfants. Ouais en fait, on pas trop le droit de rire du tout, c’est mieux, c’est ça ? La question étant: pourquoi traînent-t-ils sur un site humoristique s’ils ont le sens de l’humour de Margaret Thatcher ?

4. Ceux qui pensent que le second degré n’est qu’une température

C’est pour eux qu’on doit préciser au début d’un top que c’est un article humoristique, que c’est du LOL, du pas vrai, du marrant, du fun, et j’en passe. Ceux là pensent sincèrement que le second degré, ça peut être marrant parfois, mais pas là. Pourquoi ? On ne sait pas, on ne saura sûrement jamais. Mais à voir les commentaires parfois carrément haineux qui sont écrits à la suite d’un top, ils devraient peut-être tenter le yoga ou la méditation pour se détendre.

5. Ceux qui disent que le rédacteur ne devrait surtout pas avoir d’enfants

C’est pas très sympa ça, surtout quand le rédacteur ou la rédactrice en question en a déjà, des enfants. Sur internet, on oublie parfois qu’il y a des vrais humains qui écrivent les articles et qui lisent les commentaires, que ce ne sont pas que des robots parés à essuyer toutes les vagues de haine qui peuvent être balancées. Ce n’est pas parce qu’un top ne vous plait pas, que vous pouvez dire des choses vraiment méchantes à l’intention de ceux qui les écrivent. Critiquer oui, bien sûr, mais avec un minimum de décence.

6. Ceux qui ont une opinion un peu trop prononcée

Que ce soit sur la diversification, l’allaitement, le portage, la DME, la crèche, l’école, la paix dans le monde ou la reproduction des ornithorynques dans les mers du sud par saison de pluie, si le top ne va pas entièrement dans la direction qu’ils souhaitent, bah c’est simple, c’est forcément de la merde.

7. Ceux qui se prennent pour une encyclopédie vivante de la parentalité

Ils connaissent tout, sur tout, ils sont les heureux parents de BB1, BB2, BB3 et BB4, donc forcément, ils savent tout et ont besoin de l’exprimer et de crier au scandale si jamais un top ne va pas dans la direction qui leur convient. Déso pas déso, mais tu as beau avoir fabriqué l’équivalent d’une équipe de foot, tu ne sais pas tout.

8. Ceux qui ont passé visiblement une très mauvaise journée

Rien de va, ils ont renversé leur café du matin, se sont fait défoncer par leur boss, n’ont même pas eu de frites à la cantine, et en plus de ça, ils tombent sur un article qui parle encore des enfants. C’en est trop, c’est de la merde, et il faut que le monde entier le sache. Est ce que tu veux du sucre dans ta camomille ?

9. Ceux qui n’ont pas lu l’article

Mais juste le titre, ou, encore mieux, juste la punchline inscrite dans la photo de couverture du top en question. Eux, c’est les champions, ils ne savent pas de quoi ça parle, n’ont même pas lu l’intro et encore moins le contenu du top, mais que voulez-vous, ils ont décrété que c’était de la merde, donc c’est que ça doit être vrai hein, on ne va pas les contrarier.

10. Ceux qui sont contre ce qui est pour, et pour ce qui est contre

C’est un principe chez eux, ils détestent plus que tout se fondre dans la masse, quand bien même ils pourraient partager les mêmes idées. Il n’est pas encore né celui qui les fera changer d’avis, et déclarent, quoi qu’il soit écrit, que c’est de la merde, que ce qui est écrit est faux, et qu’ils sont pas d’accord. Très bien chaton, on t’entend, tu as le droit, et on t’aime quand même hein.

Mais sinon, on vous kiffe hein, ça c’est certain, et les critiques, quand elles sont constructives et argumentées, peuvent être sincèrement bénéfiques, mais si vous pouviez vous détendre un peu, ça pourrait faire du bien à tout le monde. Bisous !