Devenir footballeur professionnel, c’est une aventure difficile. Il faut valoriser l’investissement des 10 ans passés à faire du foot en continu, tous les jours, à l’entraînement. Et quand on est enfin prêt à le valoriser, il s’agit de ne pas se faire avoir par des margoulins du contrat et de savoir ce que l’on vaut. Ce que l’on vaut, au-delà même de l’argent, se traduit par des clauses spéciales auxquelles tout jouer de qualité doit avoir droit. C’est ce qu’on appelle l’égalité, les gars.

1. Un bonus si on se comporte bien

Faites comme Balotelli. Si vous avez la réputation de cracher à la gueule de tout le monde et d’être un esthète de l’insulte, faites peser dans la balance le fait que vous voulez vous ranger en demandant à ce que soit inscrite dans votre contrat une clause vous permettant de toucher 1 million d’euros à la fin de chaque saison si vous n’avez pas été exclu plus de trois fois du terrain pour comportement violent. En plus, ça laisse trois occas’ d’être violent, une par saison puisqu’on ne joue pas l’été.

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2. Un bonus substantiel quand tu marques du pied gauche sans élan

Si tu es droitier, et inversement si tu es gaucher. Comme ça, tes efforts à l’entraînement pour améliorer ta frappe seront récompensés et ça favorisera un football offensif. Je propose 50.000 euros minimums de bonus pour une réalisation de ce genre.

3. Une clause stipulant que le club paie tes impôts à ta place

Prenez ce pauvre Thiago Silva, obligé de payer des impôts en Italie et en France, perdu face à l’immensité des deux administrations voraces. Imaginez ce pauvre Thiago tenu de manquer l’entraînement pour comprendre les mécanismes complexes de formulaires français et italiens… Il n’en était pas question. C’est pure logique si le PSG paie ses impôts italiens à sa place. Pure logique.

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4. Une clause permettant de se faire payer quand on dispute des matchs de charité

Comme Fabio Capello, retenez que charité bien ordonnée commence par soi-même.

5. Un bonus quand tu réussis trois passes de suite

Cette clause spéciale L1 devrait être réservée aux plus grandes chèvres du championnat, à commencer par Kévin Monnet-Paquet. On propose 50 euros en chèques-cadeaux toutes les trois passes consécutives.

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6. Une prime pour signer des autographes

Signer des autographes ? « J’en Neymar », dit ledit. Merchandising, tu me fais marcher, il faut cultiver le rêve chez les enfants, on te dit de les signer. Allez, faisons contre mauvais cœur bonne fortune : tu pourras toucher 77 euros par autographe signé. Je t’avais dit, Monique, qu’on aurait dû garder l’autographe, il valait de l’argent.

7. Un bonus si jamais tu es obligé de te déplacer à Niort pour une raison ou pour une autre

Dans le cadre d’un match de Coupe de la ligue, par exemple. Ce bonus permettrait d’éviter aux grands du championnat d’envoyer leur équipe ter disputer des matchs dont tout le monde se fout. Il pourrait être basé sur une grille indiciaire adossée à chaque destination glamour, l’étalon Niort, avec des pondérations de distance et d’envie suicidaire.

8. Une clause comme quoi on doit t'appeler "Monsieur le plus beau" tout le temps pour te valoriser

La clause aurait dû s’appliquer à Ribéry et aurait constitué un avantage en nature en plus de son salaire au Bayern. Ce type de clause permettrait de redonner confiance à des joueurs en panne sur le terrain comme dans la vie.

9. Une prime juste parce que tu joues

Comme Hugo Lloris, ne considérez pas votre salaire comme lié au fait même que vous exercez une activité salariée. Pour le seul fait d’être titularisé et sans garantie de résultat, exigez qu’on vous verse un bonus à chaque match, à hauteur de 4.000 euros. Moi je le fais au bureau ; pour ma présence, je touche mon salaire, et je demande également un bonus de 6.000 euros par top publié. C’est logique.

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10. 9.000 euros de bonus à chaque fois que quelqu'un marque avec ton joueur à FIFA

A l’heure où l’e-sport prend de l’ampleur et que les licences détenues par Fifa sont achetées au prix fort auprès des clubs, des joueurs et des fédérations, il faut se mettre à la page. Désormais, le jeu n’a pas lieu seulement dans la vraie vie, mais également dans le virtuel où vos efforts à l’entraînement sont remplacés par des étoiles et des diagrammes. Dès lors, chaque fois que votre vous virtuel plantera un but à Fifa, il serait normal que vous touchiez, en tant qu’émanant, l’oseille qui lui est associée. Et de préférence pas en bitcoins.