Si on commence à être bien informé sur le don d’organes, de sang ou de plaquettes en France, il y a un don qui reste encore peu connu, et qui mérite qu’on le mette un peu sous la lumière des projecteurs : le don de sang de cordon. Bon du coup, faut être une femme qui vient d’accoucher pour faire ce don, ce qui limite un peu la population mondiale, mais c’est un don qui peut sauver des vies, et pas qu’un peu.

1. C’est un don bénévole, gratuit et altruiste

Comme les dons d’organes, celui-ci est également bénévole, altruiste, anonyme et gratuit. Vous ne pouvez pas percevoir d’argent en faisant ce don, mais bien évidemment aucune somme ne vous sera demandée pour son prélèvement.

2. Il y a certaines conditions à remplir

Notamment, il ne faut pas que la mère soit atteinte d’une maladie génétique, que le père de l’enfant soit inconnu, il faut que la grossesse se soit bien déroulée et qu’elle soit allée jusqu’au terme, que la mère soit bien âgée de plus de 18 ans, que le liquide amniotique, lors de la naissance, ne soit pas déclaré « méconial », c’est à dire qu’il ne doit pas comporter les premières selles du bébé, ce qui peut arriver.

3. On peut en faire la demande dès le quatrième mois de grossesse

Auprès d’un médecin ou de la sage-femme qui vous suivra pendant votre grossesse. Vous devrez remplir un formulaire pour donner votre consentement, mais, malgré cela, si vous changez d’avis lors de la naissance, il vous suffira de le dire de manière orale.

4. Les maladies du sang peuvent être traitées grâce à ce don

Comme les cancers, les leucémies, les lymphomes, pour des patients enfants ou adultes. Un peu comme avec le don de moelle osseuse, sauf qu’avec le don de cordon, ça donne une chance supplémentaire aux malades de trouver une source de cellules souches hématopoïétiques permettant leur guérison.

5. On ne peut pas garder ce sang pour son propre enfant

Même si certains laboratoires privés proposent de conserver ce sang, moyennant finances, pour votre propre enfant au cas où il développerait une maladie plus tard, c’est une pratique pour le moment interdite en France.

6. C’est un don indolore

Que ce soit pour la mère ou pour le bébé, le prélèvement du sang de cordon est totalement indolore. Il se fait dans les minutes qui suivent l’accouchement, lorsque le cordon vient d’être coupé et que le placenta n’a pas été encore expulsé.

7. Le don n’aura pas lieu s’il y a des priorités médicales lors de l’accouchement

Si l’enfant ou la mère présentent des risques après l’accouchement, la priorité sera donnée à leurs soins et non pas au prélèvement du sang du cordon.

8. Il n’y a pas assez de maternités en France qui pratiquent ce don

En France, trop peu de maternités pour l’instant sont habilitées à faire ce prélèvement. Seules les maternités faisant parties du Réseau Français de Sang Placentaire possèdent l’agrément des Agences Régionales de Santé et peuvent effectuer des prélèvements pour les stocker dans les banques publiques.

9. Par an, 250 personnes en France bénéficient de ce don

Ce qui fait quand même un petit paquet de patients, mais ce n’est toujours pas assez. C’est pour cela qu’il ne faut pas hésiter à se renseigner sur ce don qui peut vraiment sauver des vies.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site du don du sang de cordon