Déjà, il faut bien savoir une chose qui va poser les bases directement : tu ne vis pas chez toi, tu vis chez ton chat. Voilà, c’est le point numéro 1. Alors forcément, quand tu oses ramener un petit truc qui braille, qui sent la couche sale et qui en plus a la fâcheuse habitude de vouloir le bouffer avec ses gencives baveuses, y’a moyen que ça le rende complètement taré et qu’il ait envie de le lacérer à coups de griffes. Avant qu’un drame ne survienne et que tu sois obligée de ramener ton bébé à la maternité pour incompatibilité d’humeur, y’a quelques astuces qui peuvent aider.

1. Le Feliway

Le Feliway, ça marche avec certains chats. Ce sont des phéromones de synthèse qui s’utilisent en spray ou en diffuseur, et qui aident le maitre des lieux à se sentir un peu plus pépouze dans sa tête. Après, c’est pas miraculeux et ça marche pas à tous les coups, mais dans le doute on peut tester.

2. Monter les meubles de la chambre du nouvel arrivant longtemps avant l’accouchement

Et pas la veille, ou quand vous rentrez de la maternité. Il faut anticiper le plus possible, laisser le temps au chat de s’habituer à ces nouveaux meubles, parce que les chats c’est comme les p’tits vieux: ça n’aime pas trop qu’on change leurs habitudes (et ça pue la pisse, mais ça c’est un autre sujet).

3. Laisser des fringues sales du bébé dans l’appart avant de rentrer de la maternité

Et les vôtres aussi, pour qu’il sente votre odeur mélangée à celle du nouveau-né. Comme pour les meubles montés à l’avance, il aura le temps de s’habituer à ces nouvelles odeurs, à la votre qui a changé en devenant maman (merci le lait caillé), et à celle du gnome que vous allez bientôt ramener.

4. Lui payer un resto

Un chat, ça n’a pas une vie pas facile. Entre dormir, faire caca, manger, dormir encore un peu et jouer avec une souris en plastique, ça subit beaucoup de pressions. Payez-lui un petit resto avec thon à volonté et un ciné ensuite, il se sentira estimé et arrêtera de vouloir déchiqueter ce que vous avez mis au monde.

5. Fixer des étagères au mur

Un chat a besoin de territoire, d’espaces, et de hauteur. S’il ne peut pas se planquer en hauteur et qu’il n’a pas vraiment d’autres choix que de devoir côtoyer votre môme à même le sol, il risque de mal le vivre. Fixez quelques étagères au mur pour qu’il puisse dominer la pièce, ça lui fera du bien et il se sentira en sécurité.

6. Multiplier ses espaces de vie

Au début, quand il est vraiment en stress parce que vous avez osé ramener un nourrisson chez lui, il voudra sûrement se montrer et bouger le moins possible. Pour qu’il se sente à l’aise, vous pouvez glisser plusieurs gamelles de flotte et de croquettes un peu partout dans la maison, pour qu’il puisse avoir le choix de bouger ou non.

7. Si possible, le laisser accéder à l’extérieur

Histoire qu’il puisse étendre son territoire et qu’il puisse s’échapper un peu. Alors si vous vivez au 7ème étage sans balcon c’est un peu chaud, mais si vous avez un accès à l’extérieur ça peut être pas mal de lui laisser le loisir de quitter son foyer pour mieux y revenir ensuite.

8. Ne pas le délaisser

C’est pas parce que vous avez un bébé à chouchouter que vous devez laisser de côté votre chat. Il a besoin de ses câlins comme avant, de ses moments d’attention, et si l’un de vous deux peut le caresser pendant que vous allaitez ou donnez le biberon, il assimilera la présence du bébé dans vos bras à des moments agréables.

9. Expliquer à votre enfant que c’est le chat, le boss final

C’est pas à votre chat de faire tous les efforts. Dès qu’il commence à être en âge de comprendre les choses basiques et simples, expliquez à votre enfant qu’il faut faire attention au chat, qu’il ne faut pas lui faire mal, qu’il faut le caresser gentiment, etc. A force, ça va bien finir par rentrer (même s’il voudra toujours lui bouffer les oreilles).

10. Si vraiment c’est pas la teuf, une petite cure de compléments alimentaires antistress

A commencer un peu avant l’accouchement, et à continuer ensuite. Ces compléments pourront l’aider à ne pas trop stresser, et puis c’est pas du valium non plus hein, on n’a pas dit qu’il fallait droguer votre chat.

Et si ça marche toujours pas, le vétérinaire est ton ami, il n’est pas là que pour faire des vaccins et couper les couilles de ta bestiole, il peut être aussi d’excellent conseils comportementaux.