En Europe, rien ne ressemble plus à Times Square que Piccadilly Circus à Londres. Carrefour incontournable de la capitale britannique, cette place créée en 1819 remporte tous les suffrages. Paradis des touristes, des publicistes, des grosses enseignes et des pickpockets, Piccadilly Circus cache aussi quelques secrets…

1. Il est nul ce cirque

Pourquoi « circus » alors que quand on s’y pointe, il n’y a ni acrobates, ni clowns ? Et bien parce que jadis, avant la construction de Shaftesbury Avenue en 1886, la place avait la forme d’un cercle parfait. Comme la piste d’un cirque donc. À partir de 1886, ce cercle fut brisé mais le nom est resté.

Wow! What a shitty circus.

2. La place qui ne dort jamais ou presque

C’est en 1908 que la première publicité lumineuse fit son apparition sur Piccadilly Circus. C’est Perrier qui a inauguré la place. Par la suite, elles se sont multipliées. Depuis, les panneaux ne se sont éteints qu’à 4 reprises : pendant la Seconde Guerre mondiale, jusqu’en 1949, puis pendant les funérailles de Winston Churchill, celles de Lady Di et la WWF Earth Hour.

3. Le théâtre caché

Il s’agit du Criterion, un théâtre entièrement souterrain. Classé Grade II, il fut construit en 1873. Avant, de l’air frais devait être pompé pendant les représentations pour éviter aux spectateurs de finir asphyxiés par les lampes à gaz. Le Criterion fait partie des plus inestimables merveilles cachées de Londres.

4. La station cachée

Et oui, car Piccadilly Circus abrite la seule station de toute la ville entièrement souterraine. Station qui possédait jadis une billetterie à la surface. Celle-ci ayant été détruite en 1920. La Piccadilly Station est aussi classée Grade II.

5. John Lennon was here

Enfin presque. En 2002, Yoko Ono, la veuve du Beatle, a déboursé 150 000 livres pour afficher l’inscription « Imagine all the people living life in peace » au niveau de la place. Le tout par dessus la pub Nescafé, pour une durée de 3 mois.

6. Doctor Who is here

Les fans du Doctor Who doivent le savoir mais il subsiste à Londres, à l’Ouest de Piccadilly, une ancienne cabine servant à l’époque à appeler la police. Une cabine bleue surmontée d’un gyrophare. Comme le Tardis du Docteur donc, même si les dimensions ne sont pas vraiment les mêmes. Un « monument » lui aussi classé Grade II, qui date quand même de 1935.

7. Salle de cinéma à ciel ouvert

Comme ceux de Times Square à New York, les écrans de Piccadilly Circus diffusent exclusivement des publicités. Un jour de novembre 2007 néanmoins, les Londoniens purent assister à la « projection » d’un film de 4 minutes, relatant l’histoire du lieu. On attend toujours qu’ils passent le dernier Fast & Furious.

8. Un hôtel de légende

Le Regent Palace Hotel, qui s’est tenu à Piccadilly Circus de 1914 à 2006 était le plus grand du monde. Avec ses 1028 chambres, il a même entraîné la construction du pont que l’on peut voir sur Sherwood Street. Pont reliant l’hôtel à sa blanchisserie et aux logements des membres du personnel.

10. Ce n'est pas Eros

La statue de Piccadilly sert souvent de point de ralliement aux visiteurs ou même aux autochtones. Tout le monde pense qu’il s’agit d’une représentation d’Eros, le dieu de l’amour. Rapport à son arc. Pourtant, cette fontaine, construite en 1893 en l’honneur du philanthrope Lord Shaftesbury, est censée représenter le dieu grec Anteros. Bon, ce n’est pas loin non plus car Anteros est le frangin d’Eros. Son truc à lui, c’est l’amour réciproque. Celui qui punit les imprudents qui osent se moquer de l’amour.

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#tbt #eros #piccadillycircus ???????

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Picca Picca (lol).

Source : Londonist