On n’a jamais fait ça, alors aujourd’hui on tente un petit récapitulatif de l’émission de Cash Investigation, afin de voir qui Élise Lucet a défoncé et de quelle manière. Hier le sujet portait sur les réseaux d’eau et les scandales dans nos tuyaux. Et franchement c’était chaud.

1. Que ça a commencé avec des petits jeux de mots des familles

Même pas l’investigation est lancée que la voix off très suave balance des « Cash à l’eau » à tout va afin d’apporter l’humour. On n’était pas prêt. Et même quand on fut prêt, c’est parti sur Flotte 50. Cash Investigation et les jeux de mots, ça ne fait qu’un.

2. Que chaque année on perd 1000 milliards de litres d'eau en fuites

C’est plus que ce que consomme la Suisse en eau. En vrai quand j’ai entendu ça, j’ai fermé tous mes robinets et j’ai mis de la pâte à fix sur tous les petits trous dans mon appart. Ce chiffre est bien trop élevé, on fait vraiment n’imp.

3. Qu'une fuite ça ne se voit pas, ça s'entend

Ce n’est pas Élise qui l’a dit, mais le chercheur de fuite niveau expert embauché par la team pour mettre à mal la métropole de Nîmes. Du coup le bon monsieur s’est permis une petite réplique spirituelle : « une fuite, ça ne se voit pas, ça s’entend ». Et en vrai ça s’entend vraiment alors il a visé juste.

4. Que si tu vis à Nîmes, tu ressors de l'émission en pensant qu'on te la met à l'envers sévèrement

Dernière du Flotte 50, avec un rendement tout pourri de 70%. Rappelle toi, le rendement, c’est le pourcentage d’eau qui arrive chez toi. À Nîmes, le service envoie 100%, mais 30% de l’eau est perdu à cause des fuites, soit 5 milliards de litres par an. De plus le réseau date de 1958. Mon père est né en 1958, et il est moins bon au tennis qu’avant.

5. Que quand Élise est assise sur une table pour interviewer quelqu'un, c'est que ça va chier

Souvent ce sont des gens hauts placés, et Élise s’amuse bien à les confronter à leurs erreurs pour les voir bafouiller devant la caméra. Ici on a eu le coup du directeur qui boude et qui s’en va car il est attendu ailleurs. Ah, et il faut toujours penser que Élise Lucet peut se ramener dans ton établissement avec sa clique pour niquer l’ambiance.

6. Que quand quelqu'un t'embête, tu bétonnes son arrivée d'eau et terminé bonsoir c'est réglé

Alors que askip, la loi dit que tout le monde peut avoir de l’eau, car il existe un droit à vivre de façon digne. Mais apparemment, Saur (n°3 de l’eau après Veolia et Suez) partirait sur un balek total, même si Élise Lucet gronde très fort. Enfin après, il y a débat, c’est ce que le reportage avance et aucun jugement n’a été proclamé.

7. Que les Soprano c'est rien à côté des "cartels" de l'eau

Attention je parle de « cartel » pour reprendre les mots employés par l’émission. Et vas-y que ça se partage les marchés entre la concurrence pour empêcher l’arriver de nouvelles entreprises. A un moment je me suis cru devant un thriller.

8. Que l'addition à 4800€ dans un resto 3 macarons michelin payée par la redevance, ça fait mal au cul-cul

Déjà quand je me paye un kebab à 5€ à 3h du mat, je me sens coupable et j’ai mal au bide, alors les 4800€ pour un repas d’affaires, c’est un peu abusé. Bon après j’avoue, si c’est un bon steak cuisson saignante, je suis prêt à sortir le chéquier et aligner les zéros.

9. Que globalement, on paye notre eau 30 à 40% trop cher

C’est un peu l’info principale à retenir de cette soirée. Comme le réseau serait contrôlé par ce « cartel », les concurrents s’entendent sur les marchés, du coup les projets sont lancés avec des budgets beaucoup plus élevés que prévus. Et qui c’est qui paye ? C’est bibi. Oups.

10. Que le stylo micro est le nouvel objet top espionnage

Je n’avais jamais vu ça et j’ai trouvé ça ouf. Grâce à ça on a pu découvrir que même un service publique aurait tenté de corrompre une nouvelle entreprise, afin de garder le marché entre les mains du « cartel ». Je pense me procurer prochainement un stylo bille 4 couleur avec micro et lave-vaisselle intégré.

Ah et aussi je suis tombé amoureux de Marie Maurice, mais chut il ne faut pas le dire c’est un secret.