Crédits photo (creative commons) : chelsea_steve

Ancelotti à Paris, Deschamps à Marseille, la Ligue 1 a cette année la chance d'avoir des entraîneurs de "classe mondiale" pour tirer vers le haut le niveau de notre piètre championnat. Ou du moins présentés comme tels. Bon... leurs résultats ne sont pas fantastiques, mais là où le mauvais entraîneur fait son équipe et perd, le "grand entraîneur" fait son équipe, il perd, mais bon, c'est un grand entraîneur. Et il y a quelques signes qui ne trompent pas.

  1. Un "grand entraîneur" a entraîné en Italie
    Il a la "culture de la gagne" qu'il a acquise dans le pays du Catenaccio, il a une conception pointue de la préparation physique (et connaît les bonnes adresses pour acheter de la créatine). Il hérite aussi d'une culture tactique qui a permis à Pippo Inzaghi de faire une belle carrière. C'est dire...
  2. Un "grand entraîneur" a un palmarès de joueur long comme le bras
    Et pas le bras de Valbuena. Mourinho étant l'exception qui confirme la règle, on pardonne plus facilement à un ancien grand joueur de prendre le temps d'avoir des résultats probants sur le banc. Kombouaré n'a jamais la Ligue des Champions quand il était joueur, il n'avait par conséquent pas les épaules pour être autre chose qu'un bon entraîneur de Ligue 1. L'expérience mon petit, l'expérience...
  3. Un "grand entraîneur" sait porter le costard
    On se souvient tous de Jose Anigo habillé comme un dimanche pour la Ligue des Champions... les points UEFA c'est bien beau, mais si c'est pour passer pour des ploucs dans GQ, c'est pas la peine. D'ailleurs, l'Europe du football ne s'est pas battue pour offrir du boulot à ces champions du survêtement qu'étaient Jacquet et Lemerre.
  4. Un "grand entraîneur" ne débute pas sa carrière dans les divisions inférieures
    Laurent Blanc postulant en 2004 au poste de sélectionneur de l’Équipe de France avant d'être diplômé, voilà une attitude digne des plus grands. Ce gagne-petit de Papin aura fait l'erreur de commencer en DH ce qui lui fermera à jamais les portes d'un statut plus prestigieux. Ancelotti aura bien fait une petite saison à la Reggina en Serie B, mais c'était après avoir été l'adjoint de Sacchi en Coupe du Monde. Donc on pardonnera ce petit écart.
  5. Un "grand entraîneur" a besoin de grands joueurs
    Le mec qui pilote une formule 1 tous les week-ends sur les plus prestigieux circuits du monde, si tu lui demandes de faire un créneau avec une Panda, il est perdu! Quand un "grand entraîneur" peine à avoir des résultats, c'est de la faute à Tiene, à Gignac et au manque de professionnalisme et d'ambition du football français! Le mec, c'est un "GRAND ENTRAINEUR!!!", dans quelle langue il faut vous le dire?
  6. Un "grand entraîneur" change les trois quarts de son effectif en début de saison
    Le grand entraîneur trouve que réussir avec une équipe d'inconnus, c'est bon pour les petites frappes qui coachent les "invités surprises" du haut de tableau chaque saison. Alors le "grand entraîneur" commence par essayer de récupérer les joueurs de son ancien club. Coup de bol, ils ont le même agent. C'est bien fichu quand même.
  7. Un "grand entraîneur" a besoin de temps
    L'entraîneur plus modeste montre en quelques matchs sa médiocrité. 4 défaites, et tu fais tes valises. L'entraîneur de renom, lui, est précédé d'une réputation qui veut qu'il ne réussisse jamais sa première saison, donc pas d'inquiétude. Et même des fois la deuxième c'est pas joli, mais ça finira par passer. Normalement.
  8. Un "grand entraîneur" touche une salaire scandaleusement élevé
    Condition nécessaire à l'affirmation de son autorité, le coach prestigieux n'a pas de complexe face à ses stars. L'entraîneur qui ne parvient pas à passer ce cap a toujours le choix de partir en Asie, tremplin idéal pour devenir un grand entraîneur. Troussier est arrivé à Marseille avec un statut de coach d'élite et Wenger est devenu la pointure que l'on connaît. La tactique et l'inflation sont les deux mamelles du football moderne.
  9. Un "grand entraîneur" cherche avant tout les challenges sportifs
    Trapatonni entraîneur du Vatican, Hiddink à Makhatchkala, Rijkaard en Arabie Saoudite, Gullit à Grozny, Troussier et Tigana en Chine... Quand Eto'o part à l'Anji c'est un mercenaire, quand c'est un entraîneur, on parle de "nouvelle expérience" et de "nouvelles terres de football". Du coup, Anelka est devenu entraîneur adjoint. Bien joué.
  10. Un "grand entraîneur" n'accompagne jamais son équipe dans la tourmente
    S'il n'est pas en Ligue des Champions, c'est certes un peu de sa faute, mais ce n'est pas son problème, il trouvera un "nouveau challenge sportif" à relever. Guus Hiddink quitte la Russie et la Turquie après avoir manqué de les qualifier dans des compétitions internationales, mais ce n'est pas de sa faute puisque tout le monde sait bien que c'est un "grand entraîneur". Et il arrive aux plus grands d'échouer aussi, comme le premier Bazdarevic venu.

Et vous, vous allez le supporter longtemps votre entraîneur en survêtement avec un chrono dans la main?

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