Crédits photo (creative commons) : atomicShed

L'orée d'une nouvelle année est, entre autres, l'occasion de tirer un premier bilan des joutes en short qui se sont déroulées sur les pelouses de Ligue 1. Qui a ébloui, a déçu, nos attentes de supporters télévisuels se sont-elles concrétisées, les recrues ont-elles été à la hauteur, est-ce que c'était "mieux avant" ou est-ce que l'herbe est toujours plus verte ailleurs même sur synthétique ? Petite sélection des grands enseignements des matchs aller.

  1. Paris, finalement champion d'un truc, est favori : on pouvait en douter au début de saison, alors que Leonardo construisait une équipe sur Football Manager, mais c'est aujourd'hui un consensus. Pourtant le PSG n'est pas éblouissant, a été devancé par Montpellier mais peut se permettre de changer de pilote en plein virage sans qu'on ait l'impression qu'il puisse sortir de la route. Il y a le Big Four en Angleterre, les Qataris viennent de créer le Big One chez nous.
  2. On peut être entraineur et finir 1er en ayant peur que tous les matins un agent de sécurité te dise devant le centre d'entraînement "non désolé monsieur Antoine, je peux plus vous laisser passer" : et finalement on attendra plutôt les vacances pour que tu fasses ton carton, c'est plus calme. C'est plus classe aussi. Ah non finalement, c'est juste plus calme.
  3. Loulou Nicollin pourrait finir par rencontrer les "tapettes du Real" : la Ligue des Champions pour Montpellier, c'est possible. Anecdotique premier en début de saison, c'est désormais assez logique avec la crainte qu'inspire l'armada de René Girard. Quand les Montpellierains l'emportent, c'est souvent avec la manière et avec un Giroud stratosphérique. Il faudra quand même garder son calme dans les matchs à enjeu, on recommande à Girard un traitement au Gelsemium, homéopathie à base de plantes, c'est bon pour les nerfs.
  4. Frédéric Antonetti pourrait ne pas faire long feu sur le banc rennais : le coup de mou de fin de saison est arrivé un peu tôt, et Fred n'a pas hésité à dire ce qu'il pensait de l'effectif, du public et des ambitions de son club. Qu'est-ze que vous voulez faire avec za ? Z'est des bons joueurs za ??? Pour un mec qui a entraîné au Japon, Antonetti fait un peu la fine bouche. On l'aime bien, mais l'important c'est surtout que Salma Hayak reste au stade rennais. Le reste...
  5. Marseille a définitivement renoncé au beau jeu et à Gignac : même si les deux n'ont rien à voir. Et à vrai dire l'OM semble complètement s'en foutre. De la présence physique de type All Black, des remises en touche à l'écossaise et l'OM revient dans la course sans avoir de quoi pavoiser. L'an dernier Marseille s'est mis à bien jouer en fin de championnat et avait fait du surplace. Donc on oublie. "Ouais, mais nous, pour le beau jeu, on avait misé sur Lucho..." Ah ouais, dans ce cas, on comprend...
  6. Evian Thonon Gaillard ne sera pas le nouveau Arles Avignon : puisque la place est déjà prise par Ajaccio. Malgré un recrutement sympathique, les Corses galèrent et savent qu'ils ne joueront pas Rennes tous les week-ends. Les deux autres promus semblent mieux armés pour défendre leurs chances. La lutte pour le maintien sera peut-être serrée, mais ce ne sera pas beau à voir. Et pendant ce temps, à Monaco...
  7. Rémi Garde s'est un peu foutu de notre gueule avec son histoire de formation : parce que Lyon cette année, c'est avant tout Gomis, Lisandro, Bastos, Gourcuff, Réveillère, Lloris, Kallström... Belfodil a bien fait quelques apparitions, mais Lacazette et Gonalons jouaient déjà sous le règne de Claude Puel... Elle est où la révolution interne ? D'ailleurs si quelqu'un a vu Yannis Tafer...
  8. L'argent ne fait pas le bonheur, mais ça aide quand même : à l'exception de Montpellier (14ème budget), Bordeaux (5ème budget) ou Nice (12ème budget). L'argent, ça compte encore. Nous voilà rassurés. Ceci dit, il faudrait quand même appliquer ça en Ligue Europa pour ne pas voir le PSG sortir piteusement dès le mois de décembre.
  9. C'est plutôt calme côté "l'entraîneur-a-toute-la-confiance-du-club-donc-je-vais-le-virer-dans-2-matchs" : le cas Kombouaré est un peu à part, c'était "chronique d'une mort annoncée". Ah ben si, Eric Roy remplacé par René Marsiglia, son entraineur adjoint, et qui devient du coup manager général. On était passé complètement à côté. Quand on fait la révolution au GYM, ça déconne pas.
  10. On peut encore aisément taper sur l'arbitrage, c'est un sport national : et le nombre d'arbitres sélectionnés pour l'Euro permettra aux commentateurs avisés de la Ligue 1 de confirmer leurs propos : s'il y en a peu, c'est qu'ils sont nuls, et s'il y en a beaucoup, c'est parce que l’Équipe de France devrait dégager de la compétition dès le premier tour. Au jeu de l'auto-flagellation, on gagne à tous les coups.
  11. Il y a encore des petits trucs qu'on ne comprend toujours pas : l'écarteur nasal de Néné (comme en 1994), les gants de Diawara en août, la coiffure de Menez (celui du PSG, pas du CFC), les straps rouges de Gameiro (modèle déposé), la vitesse de Lucho, l'intérêt de Téléfoot... Autant de mystères que les 6 prochains mois pourront résoudre avec un peu de chance.
  12. (bonus) Et aussi "Cherche grande maison 5000 m2 centre de Paris pour couple anglais proche retraite avec Héliport, salle de sport, dressing 500m2, proche Vuitton, avec concierge et parking 20 places" : avant les retraités anglais achetaient plutôt dans le sud-Ouest, maintenant, c'est dans Paris. Et c'est le PSG qui régale. La vie est bien faite.

Et vous, qu'est-ce que vous retenez de cette moitié d'exercice ?