Les bandes annonces, c’est devenu tout un art. Sauf que parfois c’est plutôt devenu un art mensonger. Et on finit par mater en boucle ces clips géniaux en pleurant du sang tellement on crève d’impatience de voir le film en vrai. Jusqu’à ce qu’on le voit en vrai. Enfin. Et c’est nul. Enfin pas nul, calmez-vous, je vous vois déjà m’envoyer plusieurs menaces de mort parce que j’ai critiqué X-Men, mais quand même un peu moisi.

Ce top est imprégné de déceptions, de souffrances et de malheur.

1. John Carter

Un monde qui n’est pas sans rappeler l’univers de Star Wars avec des bonshommes aux tronches cheloues, des bébètes qui font « roaaaahh », et la petite blague de mi-bande annonce, bref tout y est pour filer la trique. Et puis au final, c’est qu’un nanar pour enfant, lent, ridicule avec un Taylor Kitsch en roue libre. Choquée et déçue.

2. Inception (ou l'invention du BAAAM....BAAAM....BAAAM)

La bande annonce est mystérieuse, on ne comprend pas grand chose mais on kiffe bien. Au final, on n’a pas compris non plus la version longue. A moins qu’on ait compris ? A moins que l’on croit avoir compris car en fait on a compris qu’on n’avait pas compris. Compris ?

On doit également beaucoup à cette bande annonce qui a normalisé le nouveau rituel du « BAAAM….BAAAM….BAAAM » assourdissant pour un enchaînement de plans d’action de malades avec un son qui fait vibrer les fauteuils.

3. Prometheus

Enfin… ENFIN les origines de l’alien ! D’où c’est-y qu’il vient ce gros dégueulasse ? Du mystère et du « BAAAM….BAAAM….BAAAM ». Pour au final se taper juste un remake de Alien avec des bonshommes très grands. C’est qui eux déjà ?La bonne nouvelle dans cette histoire c’est qu’on a maintenant la nouvelle bande-annonce du nouveau Alien qui n’est autre qu’un remake du remake du premier Alien.

4. La Taupe

Adapté d’un roman de John le Carré, maître de l’espionnage et réalisé par Tomas Alfredson (à qui l’on devait Morse), le film annonçait un casting de bâtard avec une bande annonce qui tease sur une taupe au MI6. Beaucoup, beaucoup d’excitation et d’espérance.

Résultat : aucune taupe n’a été maltraitée durant le tournage.

5. Cloud Atlas

WHAHOU : trois époques, trois histoires, l’amour traverse le temps… Les frères Wachowsky (enfin non, le frère et la sœur Wachowsky) nous balancent le film ultime sur l’amour avec une musique de M83 qui envoie du pâté. Et puis on se tape finalement une belle niaiserie où on essaie juste de trouver dans quel personnage se cache Hugh Grant.

6. Alliés

GÉNIAL, encore une histoire d’espions ! Marion Cotillard est-elle une espionne ? Marion Cotillard a-t-elle fricoté avec Brad Pitt sur le tournage ? Tant de questions sans réponse, tout ça pour apprendre juste que Brad Pitt est bionique.

7. Sucker Punch

Nous entrons dans la catégorie « Zack Snyder, meilleur réal de bandes annonces à Hollywood ». Avec celle de Sucker Punch, il compile le best-of de tout ce qu’aiment les geeks pur jus : des samouraïs, buter des nazis, des lycéennes en jupettes et de la pop dégueu. Mais la vérité est là, geek ou pas, on saigne du nez à la douzième minute.

8. Godzilla

POUAH LA CLAQUE ! Walter White et Kick Ass contre le lézard sur une musique minimaliste utilisée dans 2001 : l’odyssée de l’espace. Au final, ennui mortel et réalisateur hospitalisé d’urgence pour explosion de cheville.

9. X-Men : Apocalypse

Le « BAAAM….BAAAM….BAAAM » a encore frappé, malheur… Des images qui claquent et tout est dans le titre : c’est l’apocalypse, bon sang ! Mais arrêtons là toute méprise, ce film est une des plus grosses daubes de la décennie. Magneto sait toujours pas s’il doit faire le bien ou le mal, Jennifer Lawrence en a marre d’être bleue et le méchant aurait pu jouer dans les Schtroumpf, c’eût été plus crédible.

10. Man of Steel

Deuxième volet de notre Zack tant aimé : des images à couper le souffle, un superman qui se remet en question à base de « Pourquoi je suis si beau ? Dois-je mettre une fausse moustache pour pas qu’on me reconnaisse ? » . Et au final, Zack Snyder détruit la terre mais Kevin Costner se suicide pour sauver un chien.

11. Batman vs. Superman

Dernier et ultime volet de notre Zachounet qui réalise là le plus gros fantasme des fans de comics. Adapté de Franck Miller, le film va être une bombe, c’est sûr. Tout dans la bande annonce fait baver. Pour au final se retrouver avec un Batman et un Superman qui deviennent amis car leur môman, elles ont le même prénom. En bonus, Jesse Einseinberg qui a perdu le contrôle de lui-même sur le film.

12. Spectre

Dernier 007 en date, un bon vieux méchant de retour dans une scène digne de Eyes Wide Shut, et Sam Mendes aux commandes, YUMMY. Tout ça pour finir avec un film complètement con et l’oscar du meilleur cabotineur attribué à Christoph Waltz.

13. Ave Cesar

Mazette. C’est ni plus, ni moins le casting de l’année : les frères Coen, Clooney, Scarlett, Tatum etc. Une bande annonce qui compile les meilleures punchlines de tout le film sauf qu’il n’en reste plus beaucoup, du coup… On se coltine une comédie pas drôle à l’intrigue incompréhensible et des guest stars qu’on coche une fois qu’on les a vues à l’écran. ABUSAY.

14. Tree of Life

Choisir la voie de la nature ou celle de la grâce ? Celle de môman, ou celle de papa ? Si la bande-annonce semi-mystique du film de Terrence Malick faisait un peu baver… Malheur à ceux qui sont passés à côté du concept et dont le visionnage du film a définitivement brûlé tout ce qu’il restait de vie en eux.

15. Neon Demon

Bon faut dire qu’avec Nicolas Winding Refn, on était habitué aux bandes annonces magnifiques et aux films légèrement décevants (sauf Drive, mais personne ne doute qu’on a eu aussi à faire à un scandale de bande annonce mensongère). Pour son dernier film, il a été particulièrement salaud avec nous en nous faisant becter une bande annonce géniale sur une musique électro, les tableaux magnifiques, tout dedans intrigue et fascine. Bon et puis on va voir le film et on se tape un branlette à paillette sur Ellie Fanning qui finit par se faire bouffer par deux cruches tellement sa gueule nous revient pas. C’est moche de faire ça.

Allez-y, dites-le que vous n’êtes pas d’accord. Y’a que la vérité qui blesse d’abord. Et pouf.