On croit l’humain rationnel. On pense qu’il décide, après examen des pros et des cons, de faire des gosses de temps en temps pour perpétuer la race humaine et aussi (surtout) pour avoir un minitruc qui lui ressemble et rit à ses blagues. On croit l’humain rationnel, féru de démographie et d’équilibre des naissances. On se trompe. L’homme met son zizi dans la femme quand ils sont tous les deux un peu contents parce que leur équipe a gagné. Point.

1. Barcelone et le carton plein du FC Barcelone en 2009

En 2009, le FC Barcelone a tout gagné : la liga, la Coupe du roi et la Ligue des champions. Résultat : en 2010, la Catalogne a connu un pic de naissances avec un taux de natalité en hausse de 16%. Les bébés auraient été conçus après la demi-finale remportée in extremis par Barcelone face à Chelsea grâce à un but d’Iniesta dans les dernières minutes et après la finale, ce qui nous fait davantage de petits Catalans en janvier et février 2010.

2. New-York et le black-out de 1965

Le 9 novembre 1965, une panne de courant a plongé tout le Nord-Est américain dans le noir. Le black-out a duré 13 heures. Neuf mois plus tard, le nombre de naissances dans l’Etat de New-York augmentait de 30%.

Quand je m’emmerde à la bougie, je baise.

3. L'Islande et la victoire contre l'Angleterre en 2016

La presse aura fait ses choux gras de l’épopée islandaise lors de l’Euro 2016, finalement stoppée en quarts de finale par l’équipe de France. La victoire de l’Islande contre l’Angleterre, en huitièmes, a eu un corollaire étonnant : 9 mois plus tard tout pile, une explosion du nombre de naissances sur l’île.

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4. Le Sud-Ouest américain entre 1100 avant JC et 500 après JC

Les taux de natalité les plus hauts de l’histoire du Sud-Ouest américain ont, selon les chercheurs, coïncidé à une période de grandes avancées en matière de culture du maïs. Ces taux étaient si élevés pendant 1500 ans qu’ils ont conduit à une crise de surpopulation qui a fini par entraîner la disparition pure et simple de la population dans la zone autour de l’an 1300.

5. L'ouragan Sandy et le New-Jersey

9 mois après le passage de l’ouragan Sandy dans le New-Jersey, fin octobre 2012, on a assisté à un pic des naissances dans les principaux hôpitaux de l’Etat. Ces taux atteignaient jusqu’à +35% de naissances supplémentaires. Et ce n’est pas une anomalie statistique : presque toutes les catastrophes naturelles donnent lieu à l’observation de pics de ce genre, dont la force est souvent corrélée à la violence de la catastrophe.

6. Le shutdown gouvernemental de 2013 à Washington

Le shutdown de 2013, conduisant à la non-validation du budget fédéral a aussi donné lieu à un pic de naissances à Washington. Si les chiffres ne sont pas aussi significatifs que pour Sandy, ils traduisaient une centaine de naissances supplémentaires par hôpital sondé 9 mois après l’événement.

7. L'interdiction de l'avortement et la contraception en Roumanie à la fin des années 60

En 1966, le régime roumain décide d’interdire l’avortement et la contraception dans un pays qui jouissait jusqu’alors d’une des législations les plus souples d’Europe. Cette décision vise à repeupler la Roumanie, dont le taux de natalité est jugé trop faible par les autorités communistes. Dès 1969, on recense 1 million de naissances supplémentaires dans le pays.

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8. La fin de la deuxième guerre mondiale

Bon, il fallait bien le mettre. Le baby-boom, ça vous dit quelque chose ? Entre 45 et 75, le nombre de naissances a explosé dans l’essentiel des pays occidentaux. En France, il double si l’on compare les chiffres de 35 et de 65. En même temps, la fin de la guerre, ça se fête.

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Faites des gosses, qu’ils disaient.

Sources : Mashable, 20 minutes, Le Figaro

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