Pendant les travaux, la science continue d’avancer. En 2016, malgré un état global du monde pas si encourageant, de nombreuses recherches scientifiques et médicales ont permis de dessiner les contours d’un avenir un peu plus coolcool. Genre celui où on stopperait le réchauffement climatique en empêchant les vaches de péter ou alors où on n’aurait plus de chargeurs de téléphone, voire où les robots pourraient ressentir de la douleur.

1. Les chargeurs de téléphone vont bientôt disparaître

En 2016, des ingénieurs de l’université de Washington ont développé une technologie permettant de recharger des appareils désormais moins consommateurs d’énergie directement par le signal Wifi. Le seul fait de s’y connecter permettrait donc de recharger les accus. Cela passera par une nouvelle approche du Wifi, dans laquelle la communication entre le routeur et les appareils ne sera plus permanente, mais toujours sollicitée. La consommation d’énergie par les appareils se verrait ainsi réduite par 10.000, ce qui laisserait entrevoir la possibilité de générer de l’énergie, directement par le routeur, sur une fréquence exclusivement dédiée.

Et on n’entendra plus jamais : « t’as un chargeur d’iPhone 6 ? » « Ou 5 ? » « Ou 7, A LA LIMITE ? »

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2. Il est désormais possible d'en finir avec les peurs irrationnelles

Actuellement, le traitement psychologique des phobies passe par une accoutumance progressive des patients à l’objet de leur peur. C’est long, compliqué, et fastidieux. Merel Kindt, un professeur en psychologie de l’université d’Amsterdam pense pouvoir accélérer le processus via l’utilisation de psychotropes.

Son équipe a mené une étude comparative sur deux groupes d’arachnophobes. Les deux se sont vus confrontés physiquement à des tarentules, le premier après absorption de propranolol (MDR), le second après gobage de placebo. Un troisième groupe s’est également vu administrer du propranolol, mais n’a pas été exposé aux tarentules. Au final, les cobayes ayant pris de la drogue ont été capables de toucher et de porter des araignées à la suite de l’expérience, sans que leur phobie ne revienne, même un an après.

D’autres études prouvent que la consommation raisonnée de MDMA ou de LSD permet aux malades du cancer de moins souffrir de la peur de la mort et aux autistes de mieux appréhender leur anxiété sociale.

3. Des tests portables pourraient permettre de mieux contrôler l'épidémie de Sida

Malgré les avancées considérables de la médecine, le Sida demeure une maladie extrêmement contraignante. Les tests de dépistage nécessitent un accès facilité à des équipements médicaux de pointe, alors même que les deux-tiers des nouveaux malades du Sida se déclarent en Afrique sub-Saharienne. Contradiction évidente et pas pratique.

Des scientifiques du London’s Imperial College sont dès lors parvenus à développer un outil de test pas plus grand qu’une clé USB, capable de livrer son diagnostic en 20 minutes. Si cette technologie se développe, elle devrait permettre un meilleur dépistage, mais également une excellente capacité, pour les porteurs de la maladie, à évaluer régulièrement leur charge virale afin d’adapter leur traitement.

4. Un bébé est né de trois parents en 2016 afin d'éviter à l'enfant de développer une maladie congénitale

En Jordanie, un couple enchaînait les merdes pour avoir un enfant. Après une suite de fausses couches, leur première fille devait mourir à 6 ans et leur deuxième enfant 8 mois. Les mitochondries de la femme étaient porteuses passives des gènes du syndrome de Leigh, une maladie entraînant la nécrose des tissus des individus chez qui le gène est actif. Le Dr. Zhang, basé à New-York, s’est alors penché sur le cas, via la technique dite des trois parents (une technique absolument interdite aux Etats-Unis, ce qui a entraîné un déplacement de tout ce petit monde vers le Mexique).

La solution a consisté à mélanger les ovules de la mère et d’une donneuse pour conserver l’ADN nucléaire de la première et l’ADN mitochondrial de la seconde. Au final, l’enfant à naître porterait donc trois ADN différents (celui du père, de la mère, et de la donneuse).

Le 6 avril 2016, les couple a eu son premier enfant. Il n’est pas porteur du syndrome de Leigh.

 

5. La contraception masculine devrait bientôt être commercialisée

Autant la pilule pour femme est largement diffusée (et largement critiquée), autant la contraception pour hommes est une sorte de serpent de mer de la recherche aussi « bientôt prêt » que les pastilles anti-calvitie. Depuis 2010, un produit, le Vasalgel, passe tous les tests possibles et imaginables afin d’être autorisé sur le marché. Et on arrive au bout. Sur les lapins, le médicament est super efficace, permettant une contraception efficace pendant un an. Il s’agit d’un gel à injecter dans le pénis qui bloque l’écoulement du sperme. Tout simplement. Comme papa dans maman. Et il peut être retiré aussi facilement qu’on l’y a mis, si jamais l’envie nous prenait d’avoir des mini-nous.

Les essais sur les humains devraient avoir lieu cette année.

6. Des algues pour nourrir les vaches et sauver l'humanité

Il y a 1,5 milliards de vaches sur terre. Ce milliard de vaches est responsable d’environ 12% des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. A l’heure actuelle, l’élevage passe par une alimentation des bovins à base de céréales qui augmente considérablement leur capacité à prouter.

Dès lors, des chercheurs australiens ont cherché une solution. Il sont découvert une espèce d’algue qui, incorporée au régime alimentaire des bovins de manière très marginale (autour de 2%) permet de diminuer la production de méthane de 50 à 70 points. Et d’agir réellement pour contrer le réchauffement climatique.

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7. Les rétines artificielles

Il existe différents types de cécité. Certains aveugles le deviennent en raison d’une dégénérescence de leurs rétines. L’entreprise Nano-Retina a dès lors développé une solution permettant de restaurer la vue de ces aveugles via un implant à même de remplacer les cellules réceptrices en créant une stimulation électrique nécessaire à la mise en route des cellules encore saines. Le dispositif se compose d’une puce implantée sous la peau et d’une paire de lunettes. Et ça marche.

8. En route pour la régénérescence des dents

Des chercheurs londoniens et de l’Etat de Géorgie, aux Etats-Unis, se sont associés pour étudier les poissons cichlidés, une espèce présente dans le Lac Malawi et qui présente la particularité de pouvoir régénérer ses dents. Les chercheurs sont ainsi parvenus à identifier le gène à l’origine de cette aptitude pour, éventuellement, pouvoir développer des technologies médicales transposables à l’homme en vue de mettre un terme définitif aux implants et aux factures qui vont avec.

9. De la lumière pour assainir l'environnement hospitalier

Une entreprise américaine a développé une technologie lumineuse qui désinfecte les environnements hospitaliers afin d’annihiler les risques d’infections nosocomiales lors des interventions chirurgicales. La lumière émise par le plafonnier cible les molécules inhérentes aux bactéries et les annihile, de façon à créer un environnement sain. Pas mal.

10. Les robots peuvent ressentir la douleur

Une des conditions nécessaires à la bonne entente au travail et dans la vie entre les robots et les humains est la capacité d’empathie réciproque. Les chercheurs travaillent en ce sens sur la capacité des robotos à ressentir la douleur. En s’inspirant du système tactile humain, qui peut détecter à la fois la température et la pression, les scientifiques de l’Université de Hanovre ont développé un système nerveux artificiel et ont présenté l’avancée de leurs travaux lors de la Conférence internationale sur la robotique et l’automation. Tape en 5, poteau robot, mais pas trop fort.

On n’arrête pas le progrès.

Source : Cracked