Ce qu’il est désagréable de se rendre compte, bien après la bataille, que l’histoire à laquelle on a cru, que l’on a répétée et amplifiée, était en réalité complètement fausse. De manière générale, l’humain n’aime pas savoir qu’on l’a floué. Ouais, mais ça n’arrivera plus. Grâce à ces petites astuces tirées pour partie de Votre cerveau extraordinaire, un livre de conseils de Fabien Olicard, vous ne risquez pas de vous faire avoir par les menteurs.

1. Repérer le regard fixe

On a tendance à associer la fixité du regard avec la vérité : quelqu’un qui vous regarde dans les yeux ne cherche pas à vous fuir. Pourtant, quelqu’un qui vous regarde trop fixement dans les yeux aura toutes les chances de vous mentir. Dans la vie de tous les jours, nous ne sommes pas en contrôle de nous-mêmes. Au cours d’une conversation, il n’est pas rare que le regard dévie ; quand on ment, en revanche, on essaiera de se donner des atours de vérité en les outrant. Si votre interlocuteur vous raconte qu’il a rencontré une licorne sans vous quitter des yeux, c’est probablement des cracks, donc.

2. Tester l'inversion temporelle de l'histoire

Même bien troussée, une histoire inventée suit une temporalité logique, plus logique que peut l’être la réalité. Dès lors, il est difficile pour celui qui raconte de dérouler cette continuité en sens inverse. Poser des questions inversées (« et avant ça, tu as fait quoi du coup ? ») devrait désarçonner le menteur le plus patenté et le forcer à se contredire.

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3. Repérer les marques de distanciation dans le récit

Une personne qui ment aura tendance à gommer ses implications émotionnelles au récit pour ne pas être pris en flagrant délit de contradiction entre son propos et les émotions qu’il y associe. C’est l’exemple de Bill Clinton assurant qu’il n’a pas eu de relations sexuelles avec « cette femme » pour éviter de citer le nom de Monica Lewinski et ne pas trahir d’émotion. Si le récit qui vous est livré est jonché de marques de distanciation similaire, c’est probablement qu’il s’agit d’un gros mytho.

4. Prêter attention aux détails

S’il n’y a pas assez de détail, il est probable que vous soyez face à un mensonge grossier. Si, en revanche, il y a trop de détails, comme s’il s’agissait d’une description littéraire travaillée, c’est sans doute que vous avez affaire à un mensonge bien foutu. Si c’est quelque part entre les deux, il y a une bonne chance pour que l’histoire soit vraie.

5. Poser des questions un tout petit peu à côté

Si vous êtes bien attentif au récit qui vous est livré, vous devriez être en mesure de poser des questions en lien avec l’histoire mais auxquelles le menteur n’aura peut-être pas prévu de réponses. « Et vous étiez dans la rue ? On vous entendait à ce moment-là ? » peut être le genre de petit à-côté qui désarçonnera un menteur, même dégourdi.

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6. Repérer le vocabulaire de la conviction

« Je te promets » « Tu vas pas me croire », autant de mentions qui devraient vous mettre la puce à l’oreille. C’est que la question ne se pose pas quand on ne ment pas. Plus une personne essaiera verbalement de vous convaincre alors que vous ne mettez pas naturellement en doute sa parole, plus il y a de chances pour qu’elle mente.

7. Prêter attention au langage corporel

Souvent, les menteurs sont plus agités qu’à l’accoutumée. Ils bougent, croisent et décroisent les bras, clignent beaucoup des yeux et sont moins souriants, car ils sont concentrés sur leur mensonge.

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8. Les réactions de défense

Un menteur se montrera étonnamment sur la défensive. Il tendra à se mettre en colère si vous remettez sa parole en doute. Un brusque changement de conversation sera aussi un signe de mythomanie patentée.

9. La transpiration

Une personne qui ment, parce qu’elle est plus nerveuse qu’à l’accoutumée, tend à transpirer davantage. Du coup, si vous avez un genre de torrent d’eau ruisselante en face de vous qui vous explique qu’elle a réchappé à une mort certaine, c’est probablement que c’est faux.

10. S'attacher aux émotions

Le menteur ne peut pas imiter des émotions qu’il n’a pas éprouvées. Il est très difficile de traduire physiquement des émotions usurpées. Ainsi, si une personne vous sourit faussement ou affecte un ton compassé pour décrire un événement, mais que ces émotions sonnent faux, c’est probablement qu’il est en train de raconter des cracks.

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Si ça se trouve, je vous ai raconté que des mensonges dans ce top et vous n’en savez rien.

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