On va jouer à un jeu vous et moi. Je vais imiter un objet, et vous allez essayer de deviner de quoi il s’agit. D’accord ? Alors c’est parti.

Driiiiiing Driiiiiiing…

Vous l’avez ? Non ? Attendez je recommence.

Driiiiing Driiiiiing…

Toujours pas ? Vous êtes pas des flèches, vous, hein.

1. Le démarcheur

« Bonjour, avez-vous déjà pensé à contracter une assurance-vie ? »

Non. Je n’y ai pas pensé. Oui. J’y ai pensé. De toute façon, tu es coincé : il va falloir faire un choix simple entre te taper 4 heures de conversation téléphonique inintéressante avec un mec qui va essayer de te forcer à acheter un truc dont tu n’as absolument pas besoin ou te comporter comme un cuistre et raccrocher sans prévenir. De toute façon, tu te sentiras comme une merde. Tout est perdu pour toi.

2. Un pote pour un déménagement

« Alors salut, donc je t’appelle juste pour savoir si t’es dispo le weekend du 6… » « Ouais pourquoi, tu fais une fête ? » « Non, en fait, c’est pour mon déménagement, mais je te rassure… »

Voilà, vous vous êtes fait avoir comme un bleu. En associant naturellement le weekend à quelque chose d’agréable et de festif, vous êtes tombé dans la gueule du loup et ne pouvez plus rétropédaler au risque de passer pour un blaireau. Ne répondez jamais à un appel de pote. Restez seul.

3. Tes parents pour réparer Internet

« Oui, chéri, dis-moi, alors voilà le logiciel, là, Google, il est plus sur le bureau et du coup j’ai plus mes mails… »

Le pénible de l’affaire n’est pas tellement de rendre service en expliquant ce qu’il faut faire : c’est d’identifier le problème puisque pas un mot n’est utilisé à bon escient. En général, l’identification dudit prend donc une bonne petite demi-heure avant qu’on ne se rende compte que cette histoire de logiciel pas sur le bureau est juste lié à une question de résolution d’écran changée dieu sait comment par les parents.

4. La banque

De trois choses l’une : soit la banque t’appelle pour te signifier qu’elle a de super placements à te proposer, soit elle cherche à ta joindre pour t’expliquer qu’elle appliquera à compter de telle date une nouvelle réglementation tarifaire qui te sera fatalement défavorable, soit elle entre en contact avec toi pour te signifier que ce chèque, là, que tu as fait, et bah il va être refusé et adieu vaches, cochons et tout le toutim, tu vas juste en chier.

5. L'URSSAF

L’URSSAF, c’est comme le Trésor public, ils sont assez peu dans la com’. Ils t’appellent rarement pour te tenir au courant de ce que ton argent finance ou pour t’annoncer la promotion de Christelle au poste de DRH. Non, quand ils t’appellent, c’est TOUJOURS pour effectuer un recouvrement. Donc autant te dire que tu vas en prendre plein la tronche et stresser. Fais l’autruche et cache-toi sous la couette sans décrocher.

6. Un pote qui a besoin de thunes

« Ecoute ça va, non, trois fois rien, je voulais te demander un petit, tout petit, hein, service, alors voilà, je pensais que j’allais, enfin j’aurais dû être, enfin j’attends, bref, voilà, j’attends le paiement pour (insérer ici le mytho nécessaire) et, bref, enfin, là, je suis, enfin, bref, tu comprends, donc, je me demandais… »

Coupez court en demandant combien tout de suite.

7. Ton ex

Il existe une loi intangible qui ressemble à ça.

8. Globalement tous les appels sur le téléphone fixe

« Besoin de stores vénitiens ? »

9. Tous les appels avant 9h00 du matin

Ils n’annoncent rien de bon. Partant du principe que tous les gens que tu connais dorment à cette heure-ci, il ne peut s’agir que d’une administration ou d’un décès soudain. Ou, pire, des deux : parce qu’on voudrait bien savoir ce que tu faisais hier soir entre minuit et deux heures, pile à l’heure où ta cousine était assassinée.

10. L'appel du 18 juin

J’étais tranquille chez moi à écouter la TSF en lisant l’Allemand pour les Nuls, quand soudain… La guigne.

Mettez vous en silencieux et cachez vous sous la couette dans le noir.