Vous connaissez la chanson : la planète va mal, l’Amazonie brûle, des espèces disparaissent à une vitesse hallucinante ; bref tout part à vau-l’eau et c’est pas près de s’arranger selon Greta Thunberg et ma prof d’éthique de l’environnement de la fac. Si au cours de ces dernières décennies on n’a pas observé beaucoup de changement chez l’être humain bah y a des animaux un peu plus vifs que nous qui nous ont pas attendu pour évoluer. Il serait peut-être temps de reconnaître qu’on est pas si oufs sur le plan qualitatif.

1. Les chenilles des Pays-Bas... et donc les mésanges (vous allez voir comment tout est lié grâce aux "interactions écologiques")

Pour faire court, parce qu’on est pas dans Ça m’intéresse non plus, au Pays-Bas les chenilles évoluent plus rapidement chaque année, à mesure que le printemps arrive plus tôt. Du coup les mésanges mangent les chenilles quand elles apparaissent et elles pondent leurs œufs plus tôt aussi, bref elles s’adaptent au changement. Donc cette espèce pourrait survivre SI elle parvient aussi à supporter des températures plus chaudes en évoluant en conséquence.

On est sur un 50/50, c’est pas mal pour un piaf.

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2. Les coraux (ils ne font pas que blanchir)

Alors oui ils blanchissent quand l’eau se réchauffe mais selon une étude d’un laboratoire des îles Samoa, c’est encore pire quand ils sont plongés dans de l’eau froide, 55 % souffrent de blanchiment, contre 20 % dans de l’eau chaude, ce qui est déjà beaucoup trop. Alors les scientifiques sont pas en train de dire qu’il n’y a pas de quoi s’alarmer de la hausse des températures maritimes, mais y a quand même certaines espèces de coraux qui résistent à de fortes températures et qui ont donc un avantage en terme de reproduction sur le long terme.

Peut-être qu’on va pouvoir continuer à observer les poissons à la plage. Ça tombe bien le combo masque/tuba/palmes nous met vraiment en valeur et ce serait dommage de s’en priver.

3. Le saumon (miam miam miam)

En Alaska, certaines populations de saumons opèrent leur migration environ deux semaines plus tôt qu’il y a quarante ans. Askip l’instinct de reproduction est carrément inscrit dans leurs gènes. Et d’après des calculs bien compliqués de scientifiques, les populations migrant prématurément sont plus propices à supporter des températures chaudes et donc à survivre. Par contre on sait pas ce qu’ils entendent par « températures chaudes » mais décidément les animaux marins sont vraiment les plus forts. On comprend mieux pourquoi Nemo a réussi à retrouver son père.

4. Les souris de New York

En gros les souris s’adaptent à la gastronomie locale new-yorkaise, c’est-à-dire pizza, fast-food, et ont évolué génétiquement pour absorber ce régime alimentaire on ne peut plus healthy.

Il ne nous est pas interdit de penser que si les souris de Paris continuent d’ingérer des restes de sandwich mixte elles se transformeront en petit Ratatouille et in fine elles nous sauveront de la restauration rapide en prenant le contrôle de tous les commis de la ville.

5. La hulotte (surprenant pour un animal avec un nom si poukrave)

Le pelage de la hulotte n’est pas lié à l’âge, ni au sexe mais aux gènes. On distingue les hulottes blanches des hulottes brunes et depuis une trentaine d’années en Europe, les hulottes brunes ont augmenté. Logique d’après les chercheurs car comme il y a moins de neige, la hulotte blanche qui se camoufle dedans grâce à son pelage se raréfie et laisse place à la hulotte brune qui s’adapte mieux aux forêts, et augmente en même temps ses chances de survie et de reproduction.

Et tout ça sans même s’en rendre compte, genre naturellement oklm. La hulotte c’est le genre d’animal qui sait toujours comment s’habiller pour aller en soirée.

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6. Les chamois alpins qui vont peut-être remplacés les rennes du Père-Noel

Ah enfin un animal à quatre pattes, on commençait à désespérer de les voir dans ce top. Pourtant y en a des pas si cons mais c’est pas votre labrador, désolée. Concernant nos amis les chamois alpins, la taille de leur corps a réduit de 25 % depuis 40 ans. Donc la bonne nouvelle c’est que les chamois s’adaptent bien au changement au lieu de crever comme des merdes. Bon en vrai, on n’est pas sûr à 100 % qu’ils vont pas finir par crever eux aussi mais on avait quand même envie de les mettre dans ce top parce que c’est mignon les chamois et on espère qu’ils survivront. Allez les chamois, faites pas vos putes.

7. La blatte, super

L’animal qu’on aurait aimé voir disparaître sans sourciller, en plus des moustiques et des guêpes. Mais c’est raté parce que les petites bêtes de type insecte, appelé aussi nuisible en langage courant, ont les meilleures chances de survie. Les blattes par exemple ont survécu A TOUT et ce pour plusieurs raisons. Elles se protègent bien, bah oui elles ont la taille d’un pouce de bébé donc pas très dur de se cacher hein, elles mangent de tout, elles sont partout sur le globe et résistent très bien à la chaleur. Voili-voilou ça va être sympa le zoo en 2176 quand y aura que des insectes à observer.

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8. Les écureuils roux qui sont les nouveaux rats de demain

Les écureuils roux du Yukon se reproduisent 18 jours plus tôt à cause du réchauffement climatique pour s’adapter à la hausse des températures au printemps et résultat ils prolifèrent ! Et on se demande si c’est pas la même chose à Londres parce que sérieusement y en a beaucoup trop et au début c’était mignon mais en fait c’est chiant, un peu comme Dora l’exploratrice.

9. Les merles

Etant donné qu’il y a beaucoup de bruit en ville, les espèces qui communiquent par la voix ne s’entendent plus. Evidemment. Donc ces petits malins de merle ont augmenté le son de leur voix pour couvrir le bruit de la ville.

Finita la vadrouilla les moqueries sur les oiseaux, c’est déjà le troisième de ce top, mais où sont les éléphants et les requins ?

10. Les Anolis à crête, un reptile pas franchement passionant

Habitués à grimper aux arbres ces reptiles évoluent pour pouvoir grimper sur des surfaces plus lisses, comme des fenêtres et du béton, grâce à leurs coussinets qui deviennent plus gros et possèdent des écailles en plus. Comme si ça suffisait pas à les élire animaux les plus badass de la galaxie et de l’univers ils supportent aussi bien les températures élevés.

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11. La fourmi d'Argentine (mais y a combien d'espèces de fourmi au juste ?)

Cette fourmi d’Amérique du Sud est si avenante qu’elle collabore avec toutes les espèces de fourmis du monde et forme des super colonies géantes avec les autres fourmis tandis que ces dernières sont beaucoup plus sectaires et préfèrent rester entre elles.

Au passage les fourmis d’Argentine exterminent quand même les autres fourmis et se faufilent partout, on en retrouve même en Europe.

Autres êtres vivants qui ont une chance de survie : Mireille Mathieu, Vladimir Poutine, Joséphine Ange Gardien.

Sources : Atlantico , Le Nouvel Obs, Slate